Après les récentes flambées de violence en banlieue, l’actualité a mis une nouvelle fois le malaise urbain sur le devant de la scène. Derrière ce malaise, le problème des disparités sociales et territoriales est pointé. Ce problème est, également pour l’Île-de-France, au cœur des débats actuels sur l’élaboration du schéma directeur régional (le SDRIF) : les enjeux de solidarité conditionnent l’avenir de la Région et seront déterminants dans le choix des objectifs du nouveau projet.
Comment les autres métropoles européennes abordent et traitent ces questions, quelles sont leurs priorités ?L’IAURIF vient de réaliser une étude comparative sur la ségrégation sociale et urbaine dans cinq métropoles européennes : l’Île-de-France, Berlin, Le Grand Londres, Barcelone et Milan. Deux objectifs : analyser les politiques mises en œuvre dans les grandes villes du nord-ouest européen confrontées aux problèmes des quartiers en difficultés et examiner de quelle manière ces questions sont abordées par les métropoles du sud où cette problématique est plus récente.Chaque métropole a fait l’objet d’une monographie réalisée à partir des travaux existants et des témoignages de spécialistes et de décideurs locaux. Il est fait état des processus ségrégatifs à l’œuvre, de la façon dont est perçue cette question, et des politiques mises en place, qu’elles soient de droit commun, comme celle du logement, ou territorialisées.Dans toutes les métropoles étudiées, la différenciation sociale de l’espace se manifeste avant tout par le regroupement des classes aisées qui sont les plus ségréguées. Elle se manifeste aussi par des processus de regroupement par nationalité. Ces clivages tendent à se creuser dans les «vieilles métropoles» du nord-ouest et l’on assiste à Paris, comme à Londres ou Berlin à un processus d’embourgeoisement des quartiers bien desservis et les mieux équipés de la ville.Si la mixité sociale, comme valeur incontournable des politiques urbaines, est une spécificité française, elle n’est pas considérée comme une condition sine qua non de la cohésion sociale dans les autres villes étudiées et, surtout, elle est mise en œuvre de manière plus pragmatique.Les différentes politiques ciblées sur ces quartiers ont des modes opératoires très différents, et vont du modèle français très centralisé aux approches ascendantes, participatives et pragmatiques, à l’exemple de l’Allemagne.Cette étude n’est pas un recueil de bonnes pratiques et ne peut l’être tant les contextes sociaux, économiques, politiques et culturels de ces territoires sont différents. Elle prend néanmoins tout son sens par les débats qu’elle peut susciter entre l’Île-de-France et les autres métropoles, et le nouveau regard qu’elle permet de porter sur les actions menées en France.
Note rapide n° 400
En 1999, l’énergie consommée par les transports terrestres représentait prés de 23% de la consommation énergétique régionale (les transports aériens, 19,5%). Il s’agit à 95% de carburants fossiles, essentiellement du pétrole. Entre 1990 et 1999, cette consommation a augmenté de 3% alors que la croissance du trafic routier a été de 10%, performance due entièrement à la percée des véhicules diesel dans le parc automobile régional.
Plus on s’éloigne de Paris, plus la dépendance automobile s’accroît, pesant lourd dans le budget des ménages à faible revenu. Les transports routiers dépendront pendant longtemps du pétrole, d’une part parce qu’il n’existe pas actuellement d’énergie alternative massive et satisfaisante, d’autre part à cause du lent renouvellement du parc de voitures particulières.
Et, à moyen terme, le prix du pétrole restera élevé.
Depuis plusieurs années, les motifs de fréquentation des piscines ont largement évolué. La demande sportive et éducative s’est élargie aux loisirs et à la détente et la piscine est devenue un lieu ludique. Les principales exigences portaient autrefois sur la propreté, la facilité d’accès, la disponibilité des lignes d’eau. Aujourd’hui, une nouvelle clientèle apparaît allant des bébés nageurs aux femmes enceinte, aux personnes handicapées, aux ados ou aux personnes âgées ; les besoins du parc portent, maintenant, autant sur l’amélioration quantitative que qualitative du parc des piscine face à l’accueil d’un public très diversifié.
À des degrés divers, l’Île-de-France présente quantitativement un sous-équipement. Certains départements le sont plus que d’autres, comme la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne, les Hauts-de-Seine étant le département le mieux pourvu. Les situations sont toutefois très contrastée d’une commune à l’autre.
Conscient de ce manque et de l’état vieillissant du parc des piscines, le Conseil régional a décidé de participer à son amélioration progressive.
Grâce aux données de la Direction régionale de la jeunesse des sports et de la Vie associative, l’IAURIF a réalisé une étude, faisant le point sur la taille et la qualité du parc de piscines, préalable indispensable à l’évaluation des moyens nécessaire à l’amélioration de l’offre.