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Juin 2007

Entre projets et stratégies, le pari économique de six métropoles européennes

Quelles sont les modalités de mise en œuvre des stratégies économiques en Europe et quels enseignements en tirer pour l’Île-de-France?
C’est à ces questions que le groupe de travail mis en place par l’IAURIF en 2005, s’est attaché à répondre en analysant six expériences étrangères, leurs choix économiques et urbains, la mise en place de partenariats permettant de les concrétiser.
Dans un ouvrage à paraître prochainement, «Entre projets et stratégies, le pari économique de six métropoles européennes», l’IAURIF présente ces analyses à travers des expériences européennes répondant chacune à un double objectif : revitaliser les quartiers urbains et susciter un développement économique lié à l’émergence d’une économie du savoir.
Six projets ont été analysés : 22@ barcelona à Barcelone ; le parc scientifique VEGA à Venise ; le Nord Milan ; Zuidas à Amsterdam ; Adlershof à Berlin ; Thames Gateway, à Londres.
L’examen des cas étudiés permet de constater : l’importance de l’histoire du territoire et de l’histoire économique dans la définition du projet ; l’inscription du développement économique dans la ville avec un souci marqué d’intégration urbaine ; la transformation des modes d’intervention de la puissance publique, plus «facilitatrice» et moins présente, excepté quand le privé ne l’est pas ; la capacité à faire des paris en prenant des risques mais en ménageant la possibilité d’ajustements pragmatiques ; les vertus de l’affichage par la mise en avant d’un nom unique (Thames Gateway), d’un symbole, d’un label (22@)…
Des idées de départ ont été remises en cause : le lien stratégie/projet n’est pas si étroit qu’on aurait pu le penser. La stratégie a pour objet avant tout de créer de la confiance et de permettre une légitimité qui autorise les paris. De même, l’importance du partenariat public/privé est à relativiser, le poids du public reste en général majoritaire… Enfin, la proximité géographique universités/entreprises, pourtant systématiquement prônée, ne crée pas forcément de liens effectifs sinon dans quelques domaines scientifiques ciblés.
Quelques questions restent sans réponse comme le maintien des entreprises présentes malgré le renchérissement du foncier : partout, les autorités font preuve de pragmatisme et de flexibilité. Peu d’informations sont livrées sur des mécanismes financiers innovants mais le rôle central des fonds européens est souligné. Pour finir, la question diversification versus spécialisation n’est pas tranchée, en revanche les choix privilégient les PME de préférence aux grandes entreprises, jugées plus volatiles.

Le Club des aménageurs franciliens

Le 21 juin 2007, le Club des aménageurs franciliens tiendra à l’IAURIF sa seconde séance de travail, consacrée aux quartiers de gare en Île-de-France.
Les discussions porteront sur les conditions, difficultés et voies nouvelles d’une urbanisation dense et active autour des gares, considérées comme des entrées de ville métropolitaines.
Cette thématique croise plusieurs objectifs du SDRIF, articuler urbanisation et transports en commun, faire une ville dense et compacte, construire du logement, structurer le territoire. Quelque trente aménageurs et experts sont conviés pour une demi-journée d’échanges. Quatre projets seront présentés : Confluence Saint-Denis par Plaine commune, Nanterre-université par EPA Seine-Arche, Tête de pont à Bezons par la ville de Bezons et Ermont-Eaubonne par Nexity.
Le Club des aménageurs franciliens a tenu sa première séance en février 2007. Il a été mis en place fin 2006 par l’IAURIF sur un principe simple, qui répond manifestement à une demande : confronter les problématiques d’aménagement régional et les pratiques opérationnelles, partager les expériences de terrain, examiner concrètement les voies et moyens de la mise en œuvre du SDRIF, comprendre les conditions spécifiques qu’impose le fait métropolitain.
Les participants reflètent la diversité croissante du monde de l’aménagement, aménageurs publics et privés, responsables techniques des communes et communautés, SEM, EPA, institutions publiques, mais aussi agences d’urbanisme ou établissements publics fonciers.
À la lumière des démarches de projet, c’est toute la chaîne de la production du cadre urbain qui est en débat.

Forte reprise de l’activité des commissions d’équipement commercial franciliennes en 2004 et 2005

Note rapide n°430

La réglementation française de l’urbanisme commercial est en débat. Dans ce contexte de réforme annoncée, l’activité des commissions d’équipement commercial franciliennes ne faiblit pas. Après une pause en 2003, elle a enregistré une forte reprise en 2004 et 2005, la palme du dynamisme revenant à la Seine-et-Marne. À noter, la multiplication des projets de parcs d’activités commerciales pour lesquels seize dossiers portant sur des projets de plus de 10 000 m2 de surface de vente et totalisant 366 877m2 ont été déposés. Un montage moins complexe et qui peut plus vite déboucher sur des ouvertures.

Transferts de compétences en île-de-France et recettes au titre de la TIPP

Note rapide n°431

En 2006, la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP) a généré près de 25,1 milliards d’euros de recettes. Elle se situe au quatrième rang des recettes fiscales de l’état derrière la TVA (125,8 Md € en 2006), l’impôt sur les revenus (57,5 Md € en 2006) et l’impôt sur les sociétés (42,4 Md € en 2006).
Depuis 2005 une partie de cette recette de TIPP est affectée non plus à l’Etat mais aux département et aux régions dans le cadre de la décentralisation. Or la TIPP constitue une recette dont le dynamisme tend à s’essouffler sous l’effet conjugué d’un ralentissement de la progression des volumes de carburants consommés et de la proportion de plus en plus importante des véhicules gazole alors que ce carburant est le moins taxé.