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Mars 2007

Les emplois peu qualifiés en Île-de-France

Une étude de l'IAURIF qui propose une analyse quantitative et spatiale des emplois peu qualifiés dans le système productif francilien.

Près de 900 000 emplois ouvriers et employés sont peu qualifiés, soit deux emplois sur dix en Île-de-France. Un chiffre qui peut surprendre de la part d'une catégorie que l'on croit, à tort, en déclin, compte tenu de la montée des qualifications, des emplois de production abstraite et de la disparition des emplois industriels.
En réalité, si les fonctions de fabrication disparaissent, la majorité de celles qui sont occupées par les "peu qualifiés" se développent ou résistent mieux à la baisse : mobilité des biens, nettoyage-entretien-sécurité, services de proximité, distribution-vente ou hôtellerie-restauration. Ces travailleurs peu qualifiés, dont on parle rarement pour décrire l'économie régionale, sont indispensables au fonctionnement de la métropole et répondent aux besoins des entreprises et des individus.

Autrefois industriel, ouvrier et masculin, l'emploi peu qualifié relève, aujourd'hui, majoritairement du secteur tertiaire et concerne surtout les femmes à des postes d'employées.
De même, 68 % des ouvriers peu qualifiés travaillent dans un établissement tertiaire, alors que seulement 14 % des emplois industriels sont "peu qualifiés" en Île-de-France.
Autre évolution : de plus en plus d'actifs diplômés se tournent vers des emplois peu qualifiés, où les non diplômés sont logiquement majoritaires. En 1999, près d'un cinquième des employés peu qualifiés a un diplôme supérieur ou égal au baccalauréat. Il est va de même pour 11 % des ouvriers peu qualifiés.
Les actifs peu qualifiés travaillent principalement dans l'agglomération centrale, Paris et les Hauts-de-Seine, quelle que soit la fonction qu'ils occupent, mais sont de plus en plus nombreux en grande couronne. Proportionnellement aux volumes d'emplois totaux, les peu qualifiés sont sur-représentés en Seine-et-Marne, dans le Val-d'Oise et la Seine-Saint-Denis.

Tableau de bord des zones franches urbaines en Île-de-France

Bilan 2001-2004 de 23 ZFU

La France compte, aujourd'hui, cent zones franches urbaines (ZFU), créées depuis 2007 dont vingt-six en Île-de-France.
Dès 1997, l'IAURIF a réalisé, à la demande de la préfecture de région et du conseil régional d'Île-de-France, un tableau de bord de ces territoires, outil de suivi de la mise en oeuvre de cette politique et d'analyse des résultats.
Dix ans se sont écoulés depuis et les effets induits par les ZFU franciliennes se traduisent par une sensible revitalisation d'un tissu économique souvent inexistant auparavant.
La présente édition du tableau de bord publié par l'IAURIF présente, pour la première fois, une évaluation des 23 ZFU actives entre 1997 et 2006, dont 9 de "première génération", créées en1997 et 14 de " deuxième génération " créées en 2003(1). Si le poids économique de ces dernières est moins fort que celui des précédentes, elles ont suscité une réelle dynamique économique dès la première année, malgré les carences en disponibilités immobilières et/ou foncières pour accueillir des entreprises.
Au cours de la période 2002-2004, l'évolution favorable de l'emploi, en France comme en Île-de- France, a également été ressentie dans les premières ZFU. Malgré tout, pendant la même période, la proportion des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a augmenté.
Le nombre d'embauches "exonérées" a, pour la première fois, pu être quantifié : le quota du 1/3 d'emplois créés réservés à des résidents des zones urbaines sensibles a été atteint dans les vingt-trois ZFU franciliennes. Malgré une nette progression, le profil social des demandeurs d'emploi reste très défavorisé et leur niveau de formation est faible.
On note également que la richesse fiscale des communes en ZFU reste faible avec un potentiel financier moyen par habitant inférieur de 27% au potentiel financier des communes d'Île-de- France de plus 10 000 habitants et que l'effort fiscal y est encore élevé, supérieur de 47 % à la moyenne des mêmes communes.
Quoi qu'il en soit, le dispositif ZFU permet un accompagnement du développement économique des quartiers très défavorisés et des résultats en termes d'emplois. La baisse du chômage et une meilleure conjoncture économique sur l'ensemble du territoire national devraient également toucher les zones franches urbaines et donner un nouvel élan aux effets attendus des politiques publiques mises en place.

(1) Cette édition propose un ouvrage synthétisant les principaux enseignements du dispositif ZFU en Île-de- France, accompagné d'un cédérom présentant les caractéristiques essentielles de chacune des ZFU Franciliennes.

Vers des projets de rénovation urbaine pérennes ?

L'apport des démarches de gestion urbaine de proximité
Note rapide, n°421

Reconstructions, démolitions, réhabilitations, résidentialisations…, l'objectif du programme national de rénovation urbaine est de rompre avec les phénomènes récurrents de dégradation, de changer l'image et le fonctionnement des quartiers défavorisés et de diversifier l'offre de logement pour attirer des ménages plus solvables.
Devant le bilan mitigé d'opérations antérieures et l'ampleur des investissements annoncés, les villes, les bailleurs sociaux et leurs partenaires s'interrogent sur la pertinence et l'efficacité de ces interventions.
Dans ce contexte, les démarches d'amélioration de la gestion des quartiers, formalisées à travers les conventions de " gestion urbaine de proximité " ouvrent des perspectives : celles d'impliquer gestionnaires et habitants dans le diagnostic partagé et la conception du projet, afin de garantir la pérennité des investissements et réduire le coût de gestion des espaces urbains. Un objectif ambitieux.

Les Franciliens en mouvement

Une nouvelle exposition réalisée par l'IAURIF

Une mise en image de la vie quotidienne des Franciliens à travers leurs déplacements : travailler, se loger, étudier, créer, se distraire, se soigner, consommer.
Autant d'activités, autant de lieux qui génèrent par jour ouvrable 37 millions de déplacements en Île-de-France.

À voir du lundi au vendredi, de 9h à 18h, à l'IAURIF, 15, rue Falguière, Paris xve