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Octobre-novembre 2007

La vidéosurveillance dans les lycées
Usages et impacts,

une étude de l’IAURIF

En France, contrairement à d’autres pays européens, les études évaluatives sur la vidéosurveillance sont rares. Pourtant, cette technologie de sécurité connaît, sous l’impulsion des industriels de la sécurité, un développement rapide aussi bien dans les espaces publics, les transports en commun que dans les lycées. Ainsi, en Île-de-France, plus de la moitié des 468 lycées disposent de caméras de vidéosurveillance. Toutefois, moins de 10% des lycées franciliens disposent de véritables systèmes de vidéosurveillance quadrillant aussi bien les espaces intérieurs qu’extérieurs.
C’est pour mieux connaître les usages et les impacts de cet outil que la Région Île-de-France a demandé à l’IAURIF de mener une étude comparative dans dix lycées équipés ou non de caméras. Ses résultats sont structurés autour de 4 points :
-un état des lieux cartographique, dans l’espace francilien, des dispositifs de vidéosurveillance financés depuis 1998 par la Région ;
-une analyse des mécanismes et des motivations qui amènent les chefs d’établissements à les adopter ;
-une évaluation de l’efficacité de ces systèmes sur la sécurité des personnes et des biens, à l’intérieur et aux abords des lycées ;
-un cahier des charges préalable à toute demande de subvention pour l’installation de dispositifs de vidéosurveillance.  
L’étude montre que les motivations des proviseurs pour mettre en œuvre la vidéosurveillance sont différentes : certains cherchent à se protéger de l’extérieur, d’autres à prévenir le comportement perturbateur de certains lycéens, autant de choix qui conditionnent les types et les coûts d’installation et de gestion de cet outil, ainsi que l’usage qui en est fait.
L’impact de la vidéosurveillance apparaît extrêmement variable selon les finalités assignées au dispositif : placé à l’intérieur,  il est efficace sur les petits désordres de la vie scolaire ; il est plus limité pour lutter contre les intrusions et les vols, exception faite des vols dans les parkings à vélos qui baissent sensiblement. D’une efficacité réduite pour sécuriser les espaces mal configurés, il ne répond donc qu’imparfaitement aux besoins de protection des établissements scolaires contre les désordres et les actes délictuels et de malveillance auxquels ils sont exposés.

Étude « La vidéosurveillance dans les lycées en Île-de-France ». Usages et impacts », juillet 2007.

Note rapide. N°437 « La vidéosurveillance dans les lycées en Ile-de-France. Usages et impacts » Octobre 2007

Le supplément Habitat n°42

À l’heure où les pouvoirs publics réaffirment leur volonté de promouvoir l’accession sociale à la propriété, le dernier numéro du Supplément Habitat des Cahiers de  l’IAURIF consacre à ce sujet son premier article qui dresse un état des lieux des principaux dispositifs en faveur de l’accession sociale et précise leur degré de mobilisation et leur impact en Île-de-France.
Premier constat, malgré une forte montée des prix immobiliers, l’année 2005 confirme la progression du marché de l’accession en Île-de-France avec 163 600 opérations, soit 21,4% du marché national.

Pourtant, le marché est de plus en plus sélectif et la part des ménages modestes et des primo-accédants se réduit. Cette fermeture progressive du marché francilien a conduit la puissance publique, et notamment le collectivités locales, à intensifier et diversifier leurs actions pour encourager l’accession sociale.  Elle est, en effet, jugée moins coûteuse que le développement du parc locatif social et répond à une aspiration largement répandue. Elle devrait fluidifier le parc HLM en facilitant les parcours résidentiels.

Parmi la grande variété des aides proposées, le prêt à taux zéro ouvert à l’habitat ancien sans travaux est désormais au cœur de l’accession sociale. Beaucoup plus adapté à l’Île-de-France, où le marché immobilier est porté par le parc ancien, que le dispositif initial centré sur la construction neuve, il a remobilisé le dispositif sur le territoire régional. Par ailleurs, de nouvelles aides pour l’accession ont été instituées par l’ANRU. On observe aussi l’implication de plus en plus grande des d’élus locaux qui s’interrogent sur la faisabilité de programmes d’accession sociale sur leur territoire et consultent les opérateurs concernés.
La maîtrise du foncier reste un enjeu déterminant. De nouveaux outils, comme les établissements publics fonciers, ont été créés : le foncier différé est remis à l’honneur. En permettant des prix de sortie compatibles avec l’accession sociale, cette maîtrise offre aux ménages à revenus modestes la possibilité de concrétiser leur projet sans s’installer en lointaine périphérie.
Cela répond bien aux les objectifs de densification et de lutte contre l’étalement urbain préconisés par le SDRIF en cours de révision.

L’intercommunalité à fiscalité propre en Île-de-France
État des lieux au 1er janvier 2007 et perspectives

Note rapide n° 436

Au 1er janvier 2007, 61% de la population francilienne (hors Paris) est couverte par une intercommunalité à fiscalité propre, pour un taux de 87% au niveau national.
Bien que modérée en 2006, la progression de l’intercommunalité se poursuit en Île-de-France. Un contraste persiste toutefois entre petite et grande couronne : dans la première, moins de 50% de la population réside dans une commune membre d’une intercommunalité, alors qu’en grande couronne, le taux de couverture intercommunale est proche de la moyenne nationale.