Les flux du marché francilien, ses dynamiques de valorisation, le profil des accédants, les caractéristiques des logements, les conditions financières de l’accession…
Le marché francilien d’accession à la propriété, qui connaissait depuis 1992 une croissance forte de l’ensemble des secteurs de l’immobilier, ne progresse plus que par le secteur collectif et voit son poids reculer au niveau national.
Après avoir étudié l’application des dispositifs récents en faveur de l’accession sociale à la propriété en Île-de-France, l’IAURIF a poursuivi ses investigations, par un volet statistique, sur l’ensemble des transactions réalisées en Île-de-France à partir de l’exploitation régionale de l’Observatoire permanent de Financement du logement (OLF) de 1996 à 2005.
Le marché francilien semble atteindre désormais des niveaux de prix qui freinent son expansion : entre 2001 et 2005, sa part dans le marché national est passée de 23 % à 21 % des acquisitions alors qu’elle avait progressé de 15 à 23 % entre 1996 et 2001.
En 2005, près d’une résidence principale sur deux acquise en Île-de-France, l’a été en grande couronne, territoire particulièrement concerné par les transactions qui ont progressé d’environ 16 % entre 2001 et 2005, pour 5,5 % à Paris et qui ont reculé de 2 % en petite couronne.
Les prix augmentent eux aussi depuis 1996 avec une accélération entre 2001 et 2005, pour atteindre un montant moyen d’opération de plus de 242 000 €, près du double du prix moyen pratiqué en 1996. Mais, alors qu’entre 1996 et 2001 la progression était plus forte dans la capitale, depuis 2001, le marché de la petite couronne s’est valorisé plus rapidement que celui de Paris et l’écart des prix s’est réduit entre les deux.
Cette hausse des prix s’est traduite par une exclusion croissante des ménages modestes et une évolution du profil des accédants : moins d’employés et d’ouvriers, plus de cadres, une taille moyenne des ménages en baisse, des couples bi-actifs.
La surface des logements acquis s’est, elle aussi, réduite, passant de 90m2 à 76m2.
Deux raisons à cela, le marché de l’ancien où les surfaces sont plus petites est en progression continue et la taille des logements proposés par les opérateurs dans les logements neufs est plus réduite afin d’en maîtriser les prix.
La conjoncture financière est favorable mais les montants d’apports personnels croissants ne compensent pas la hausse des prix. On constate un endettement record des ménages en progression de 125 % entre 1996 et 2005.
Deux principales difficultés affectent, aujourd’hui, le système éducatif francilien ; la très forte hétérogénéité sociale et scolaire des publics accueillis selon les territoires et les établissements, et la faiblesse relative des résultats scolaires au regard de la composition sociale de la population.
La démocratisation de l’enseignement engagée dans la deuxième moitié du 20e siècle a, certes, profité à toutes les classes sociales, mais les inégalités de scolarisation demeurent.
S’appuyant sur le travail de nombreux chercheurs et sur les indicateurs statistiques disponibles, l’IAURIF a cherché, dans cette étude, à analyser,
L’Île-de-France regroupait, à la rentrée 2005, près de 2000 établissements en zone d’éducation prioritaire. À la rentrée 2006, 46 réseaux « ambition réussite » focalisaient leurs moyens sur les situations les plus difficiles.
Le programme « réussite éducative », lancé en 2005 dans le cadre de la loi de programmation pour la cohésion sociale, connaît un réel succès en Île-de-France puisque 101 projets y ont été validés. Son objectif est d’accompagner de la maternelle jusqu’au terme de leur scolarité , des enfants et adolescents qui présentent des signes de fragilité, en tenant compte de leur environnement et de leurs difficultés.
De plus en plus, les collectivités locales conjuguent leurs efforts à ceux de l’État, au travers de leurs compétences propres, mais aussi en soutenant les politiques nationales ou rectorales.
La Région d’Île-de-France porte ainsi un certain nombre de projets dans les lycées, comme l’enseignement spécialisé pour les élèves en situation de handicap ou pour ceux qui maîtrisent mal la langue française. Dans le cadre du programme «réussite pour tous», la Région a lancé une expérience d’accompagnement scolaire en mathématiques par internet pour les élèves de seconde des secteurs les plus défavorisés, expérience qui sera étendue à l’ensemble des lycées professionnels et à d’autres disciplines. Aux jeunes sortis sans qualification du système scolaire elle propose aussi, des dispositifs d’accès aux savoirs de base et à l’insertion professionnelle.
Note rapide n°440
Comment construire plus et assurer une haute qualité de l’offre ? Comment encourager la compacité urbaine en associant densité et mixité dans les projets d’aménagement et de renouvellement urbain ?
L’analyse d’une sélection d’opérations récentes montre que des réponses de qualité, propres à chaque contexte urbain, peuvent être apportées.
Chers lecteurs,
Nous vous souhaitons à tous une très belle année 2008.
L’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Île-de-France va changer d’identité visuelle.
Un nouveau logo, le sixième depuis sa fondation en 1960,
a été créé et prendra toute sa force dans un ensemble graphique cohérent.
Il devrait permettre d’affirmer davantage les valeurs que nous portons : expertise, rigueur, indépendance intellectuelle, neutralité, sens du service public, modernité, dynamisme, ouverture et dialogue.