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Septembre 2008

Les solidarités territoriales

Cahiers n° 148

Les Cahiers n° 148

"Il ne peut exister de société humaine sans solidarité entre ses membres" Emile Durkheim.

Pilier du développement durable comme l'attractivité et la qualité environnementale, la cohésion sociale est une priorité pour l'Île-de-France ; son avenir en dépend ainsi que sa place dans le monde. Territoire de l'excellence et de l'innovation, la région capitale est aussi celui des contrastes où richesse et pauvreté se côtoient.
Dans ce nouveau numéro des Cahiers, l'IAU île-de-France analyse plus particulièrement les aspects territoriaux de la solidarité et permet de mieux comprendre l'imprégnation dans l'espace de la question sociale, partie intégrante des inégalités territoriales au même titre que l'accessibilité à l'emploi, aux services et équipements (scolaires, de santé…) ou services rendus par les municipalités.
Quelles sont, dans ce contexte les marges de manœuvre des politiques publiques ?
Avec le recul de l'État et la décentralisation, l'éclatement des compétences et des responsabilités pourrait brouiller les cadres de la solidarité. Le rôle des maires s'est accru dans les domaines de l'aménagement, du développement économique et du logement ce qui a conduit à la multiplication d'intérêts particuliers et à l'émiettement des pouvoirs locaux.
Dans une région où la crise du logement est particulièrement aiguë, les hésitations de la décentralisation conduisent à un imbroglio des compétences, préjudiciable à l'intérêt des Franciliens.
Le développement des intercommunalités, même si la pertinence des périmètres n'est pas toujours avérée, est sans doute l'un des meilleurs moyens de miser sur l'interdépendance territoriale pour favoriser l'action collective. Chaque territoire doit trouver sa place. L'enjeu central de la solidarité devient alors la mise en perspective des interdépendances entre les territoires pour accorder l'échelle de l'intérêt général à celle des intérêts locaux. Tel est le défi que doivent relever les régions, au-delà d'une nécessaire redistribution monétaire via les mécanismes de péréquation ou les contrats régionaux.

Friches industrielles en petite couronne francilienne et dans l’est du Val d’Oise

Une étude de l'IAU île-de-France, financée avec l'aide de l'union européenne FEDER-Objectif 2.7.

Depuis le milieu des années 80, sous les effets de la désindustrialisation de l'économie régionale, le territoire francilien de la proche couronne a été profondément marqué par la formation de "friches industrielles". Dés cette époque, l'IAU île-de-France en a réalisé les premiers inventaires qui furent reconduits en 1997/98.
Depuis, les situations locales ont évolué de façon très variée : recyclage des friches dans certains secteurs porteurs de projets comme le nord des Hauts-de-Seine ou la Plaine Saint-Denis, ou stagnation pour d'autres.
Aujourd'hui, grâce à ce nouvel inventaire, on observe un net recul des friches entre 1998 et 2007.
La très grande majorité de celles qui furent recensées en 1998 a été réutilisée, soit 374 ha pour la première couronne et les communes du Val d'Oise. Dans les Hauts-de-Seine, par exemple, on notera l'importance des opérations en cours avec la reconversion des sites Renault à Boulogne et Meudon ou les Groues à Nanterre.
En 2007, 140 ha de sites étaient encore en friche (à l'état pur ou faisant l'objet d'un projet non encore abouti).
Comment s'opère l'opération "sortie de friches" ? soit, rapidement pour des sites de faible dimension, destinés à des projets d'habitat ou d'équipement ou situés à l'intérieur de périmètre opérationnel plus large, soit, plus lentement après une période de maturation qui reflète l'émergence difficile des projets. Bien que très divers, ceux-ci peuvent être classés en cinq types d'activités : les activités économiques, le logement, le commerce, les équipements (routes, réseaux, écoles, espaces verts, équipements culturels,…), le "mixte", qui associe les quatre premiers.
En première couronne, ce sont l'activité économique et le "mixte" qui prédominent.

Les conditions de logement en Île-de-France en 2006

Note rapide n° 450

Les ménages sont plus souvent locataires à Paris et en petite couronne, et propriétaires en grande couronne.
Les logements sans confort sont devenus rares, mais ceux qui présentent au moins un défaut sont assez nombreux, l'humidité étant le problème le plus souvent évoqué.