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Juillet - Août 2009

Victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France - Le point en 2009

© M. Lacombe, P. Lecroart, IAU îdF

Une enquête de l'IAU île-de-France

Depuis 2001, le sentiment d'insécurité est en baisse en Île-de-France. Cette tendance se confirme dans l'analyse de la cinquième enquête « victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France », réalisée par l'IAU îdF en 2009, auprès de 10 500 Franciliens âgés de 15 ans et plus, interrogés par téléphone. Notion complexe, le sentiment d'insécurité se mesure à travers deux types d'indicateurs : la préoccupation « sécurité » et les peurs personnelles en différents lieux, plus dépendantes du cadre de vie ou du risque réel d'être victime.

L'un des résultats marquants de cette enquête montre que la préoccupation sociale est dorénavant bien plus forte pour le chômage et pour la pauvreté (insécurité sociale) que pour la délinquance (préoccupation « sécurité » ou insécurité civile) : 41 % des personnes interrogées souhaitent que l'État lutte prioritairement contre le chômage et 39,8 % contre la pauvreté, alors qu'ils ne sont que 12,6 % à citer la délinquance. Ils étaient en 2001 39,2 % à mettre la lutte contre la délinquance en tête des priorités assignées au gouvernement.
Les Franciliens se sentent plus en sécurité dans leur « cadre de vie » : ils ont moins peur dans leur quartier et se plaignent moins de problèmes de drogue, de vandalisme ou de bandes de jeunes gênantes. Même évolution dans les transports en commun, sauf dans le RER où, en 2009, 33,3 % déclarent y avoir peur. Ils sont 15,5 % à ne pas se sentir en sécurité dans le bus, (19 % en 2001), 24,3 % dans le train, (28% en 2001), 25,8% dans le métro, (30 % en 2001).
Est-ce à dire que la « victimation » a également baissé ? Cette étude le montre aussi, puisque 48,4 % des enquêtés, soit près de 4,5 millions de Franciliens, se déclarent victimes de vols, d'agressions, d'atteintes envers leur véhicules ou de cambriolages, contre 52,7 % en 2001.

La Région Île-de-France finance, tous les deux ans depuis 2001, l'enquête « victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France » pour mesurer l'insécurité ressentie par les Franciliens et les atteintes dont ils sont victimes. Cette enquête complète les statistiques de la délinquance enregistrées par la police. Elle est une référence en France, car la seule produite à l'échelle d'un territoire régional. C'est un outil indispensable pour la mise en place de politiques de sécurité.

Les commissions locales pour l’accessibilité aux personnes handicapées

Retour d'expériences

Une étude de l'IAU île-de-France

L'accessibilité est une question de tous les instants, un réflexe pour chaque action ponctuelle ou régulière des services d'une collectivité.
Les commissions communales ou intercommunales pour l'accessibilité aux personnes handicapées, instaurées par la loi du 11 février 2005, sont des lieux privilégiés de concertation et de gouvernance pour assurer la cohérence et la coordination des actions en faveur de la mise en accessibilité de la chaîne des déplacements (cadre bâti, transports, voiries et espaces publics).
Pour de nombreuses collectivités locales, la gestion de cette commission n'est pas simple : difficultés d'interprétation juridique de la réglementation, absence de cadre ou de guide référentiel, manque de formation ou de sensibilisation de l'ensemble des acteurs (élus, techniciens, associatifs), obstacles financiers enfin.
Pour être plus opérationnelle, la commission devra bénéficier d'une organisation institutionnelle (élargie et pilotée) et d'un mode de fonctionnement concerté avec les représentants des personnes handicapées et des usagers. Face aux difficultés budgétaires, les collectivités locales pourront solliciter toutes les aides financières mobilisables et saisir toutes les opportunités dans les projets urbains en cours pour atteindre l'objectif d'un cadre de vie accessible à tous.

L’excédent naturel s’accroît en Île-de-France

Note rapide n° 473

Au 1er janvier 2006, 11 532 398 habitants ont été recensés en Île-de-France. Ils étaient 10 951 136 en 1999. Cette croissance est le résultat d'une dynamique naturelle qui s'est maintenue –hausse de la fécondité et baisse de la mortalité– combinée à une réduction du déficit migratoire. Ce phénomène, qui s'observe dans tous les départements franciliens, est toutefois plus élevé en Seine-Saint-Denis. C'est à Paris qu'il est le plus bas, tout en restant largement supérieur à celui observé en moyenne en France métropolitaine.

Le logement social étudiant en Île-de-France

Note rapide n° 474

Le développement des résidences étudiantes du parc social est au cœur des préoccupations du futur schéma régional du logement étudiant. Ces résidences proposent en effet des loyers abordables et une ambiance souvent appréciée. De plus, la question du logement étudiant ne suscite pas l'hostilité des riverains et ne pèse guère sur les services sociaux des collectivités. Il n'est pas rare que les collectivités soient à l'initiative du projet, apportent le foncier ou choisissent le gestionnaire.

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