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Mai 2009

Île-de-France 2006 : 870 000 Franciliens de plus qu’en 1990

© D.R.

dont la moitié s'est installée à moins de 20 km de Notre-Dame

Note rapide n° 466

Au 1er janvier 2006, on recensait 11 532 398 personnes vivant en Île-de-France.
Depuis une trentaine d'années, la population francilienne croît de façon régulière, d'un peu plus de 50 000 habitants par an. Mais un retournement de tendance s'est opéré dans la répartition spatiale de cette croissance entre les périodes 1975/1990 et 1990/2006, avec un regain démographique au centre de la région, notamment à proximité immédiate de Paris, et une croissance ralentie au delà de 20 km de Notre-Dame. Entre 1975 et 2006, la palme de la croissance démographique est ainsi passée de Cergy, une commune de ville nouvelle, au 19e arrondissement de Paris. La liste des dix communes en plus forte croissance depuis 1990 illustre bien ce recentrage. Y figurent deux arrondissements parisiens (le 19e et le 12e), cinq communes des Hauts-de-Seine (Courbevoie, Levallois-Perret, Issy-les-Moulineaux, Rueil-Malmaison, Asnières-sur-Seine), deux communes situées en ex-ville nouvelle ou dans une ville nouvelle contre huit entre 1975 et 1990, et enfin, Argenteuil, la commune la plus peuplée du Val-d'Oise.
Pour la première fois depuis le début des années soixante, la population vivant dans un rayon de 10 km autour de Notre-Dame, Paris compris, s'est accrue, passant de 4,16 millions en 1990 à 4,39 millions en 2006. Deux raisons à cela : à Paris les logements occupés à l'année par les Parisiens augmentent au détriment des logements vacants ou temporairement occupés et la taille des ménages y baisse moins qu'auparavant. Le renversement de tendance est encore plus spectaculaire à proximité immédiate de Paris où les mêmes facteurs sont à l'œuvre, mais où la croissance du parc de logements s'est en outre accélérée : 200 000 personnes y ont été accueillies entre 1990 et 2006. Au delà de 20 km de Notre-Dame, le mouvement s'inverse, surtout dans les villes nouvelles. La moindre progression du parc de logements explique les deux tiers du ralentissement. L'analyse par département confirme ces tendances : hormis les Hauts-de-Seine et la Seine-et-Marne, la croissance du parc se ralentit partout et surtout dans les Yvelines, département dont la population augmente le moins.

Les performances des transports en commun, à Londres et à Paris

Une étude de l'IAU île-de-France

L'agglomération francilienne est, aux heures de pointe, desservie par une fois et demi plus de trains (chemin de fer et métro confondus) que le Greater London, alors qu'elle accueille seulement 1,1 fois plus d'habitants et d'emplois. Cet écart se creuse au niveau des zones centrales avec 2 fois plus de trains dans le cœur de l'agglomérationfrancilienne que dans Inner London pour 1,4 fois plus d'habitants et d'emplois. En revanche, l'écart s'inverse au niveau des zones périphériques.
Ces résultats sont issus de la dernière étude comparative que l'IAU île-de-France vient de réaliser sur l'offre et la régularité des transports collectifs à Londres et Paris, métropoles de même importance, offrant les mêmes réseaux de transports diversifiés, alliant à la fois des modes lourds comme le chemin de fer et le métro et  des modes légers,  bus et tramway.
Pour permettre une juste comparaison, deux territoires de 1 600 km² ont été délimités dans les deux régions, couvrant l'essentiel de la zone agglomérée.
Le réseau de chemin de fer est plus étoffé à Londres qu'en Île-de-France et assure une desserte plus fine des territoires comparables, 316 gares contre 234. Par contre, les gares franciliennes bénéficient d'une meilleure desserte en heure de pointe, 16 trains dans le noyau central et 8 trains en périphérie en moyenne et par sens contre 11 et 6 à Londres. 
Le métro londonien présente une maille de desserte assez large dans le centre mais se prolonge au delà des limites de la ville contrairement au métro parisien dont la desserte, très dense au centre, néglige la couronne périphérique desservie seulement par les trois stations de la ligne 8 à Créteil. La fréquence moyenne aux heures de pointe est, par sens et par ligne, de 38 trains à Paris contre 23 à Londres.
La régularité des trains est meilleure à Paris avec, pour le métro, un taux de régularité de 99 % en 2007 constant depuis plusieurs années, sauf pour certaines lignes.  En revanche, celle des chemins de fer, bien que supérieure à celle de Londres, aurait toutefois tendance à se dégrader sur les lignes RER A et D, la liaison Saint-Quentin-en-Yvelines/La Défense et certaines lignes de Paris/Saint-Lazare.
Les lignes de tramway présentent une bonne régularité de part et d'autre de la Manche ce qui n'est pas le cas des bus. Celle-ci s'améliore toutefois à Londres où la municipalité mène, depuis 2000, une politique favorable à leur circulation. À Paris, la régularité est rendue difficile par la fréquentation élevée par rapport à l'offre et des conditions de circulation très dégradées.

À noter

Le 28 mai 2009 : troisième séminaire sur le Bassin parisien, visions stratégiques et planificatrices, expériences et projets.

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