
En octobre 1964, Paul Delouvrier, président de l’IAURP, écrivait en préambule du n° 1 des Cahiers :
Le temps n’est plus, en effet, où l’urbanisme pouvait être le fait d’un homme seul, où l’imagination d’un Vauban, d’un Palladio, d’un Ledoux suffisait à modeler des villes (...). Cette œuvre immense requiert une pléiade de démographes, de sociologues, d’ingénieurs, d’urbanistes, tous ensemble au service de l’urbanisme, c’est-à-dire de ceux qui ont à prendre les décisions pour que le cadre de vie des hommes contribue à les rendre heureux.
Ce 2 août 2010, l’IAU île-de-France a 50 ans. Sa mission, tournée vers l’avenir de notre métropole, poursuit le même objectif.
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France
Bidonvilles, pénurie de logement, sous-équipement : dans les années 1960, la région parisienne est confrontée à un certain nombre de problèmes. De Gaulle charge alors un grand commis de l'État, Paul Delouvrier, de « remettre de l'ordre dans ce foutoir ».
Intronisé fondation reconnue d'utilité publique le 2 août 1960, l'IAURP sera le principal outil de cette refondation. Les villes nouvelles, le RER, le périphérique et les rocades figurent parmi les créations sur lesquelles il travaille très largement. Rebaptisé IAURIF en 1976, puis IAU îdF en 2008, l'institut se mobilise également sur les schémas directeurs qui, en 1965, 1976, 1994 et 2008, planifient le devenir régional.
Cinquante années après sa création, l'IAU îdF est toujours au cœur du débat qui, de Paris Métropole à Arc Express, participe de l'évolution francilienne.
des communes d'Île-de-France sont regroupées en intercommunalités (109 groupements à fiscalité propre). Cela représente 69 % de la population francilienne hors Paris (56 % avec Paris). L'IAU îdF propose sur son site une carte interactive des intercommunalités et un outil d'interrogation par compétences ou par communes.
L’IAU îdF vient de réaliser un diagnostic de la situation du logement en Île-de-France destiné à fournir à l’ensemble des membres du syndicat mixte d’études Paris Métropole un socle commun de connaissances sur l’habitat francilien.
Cet état des lieux privilégie l’expression cartographique et une approche thématique : la construction, le logement social, le marché immobilier, l’action foncière, la mobilité résidentielle, l’habitat dégradé, le « mal logement », la rénovation urbaine, l’enjeu énergétique.
La loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion du 25 mars 2009 a étendu à de nouvelles collectivités l’obligation d’élaborer un programme local de l’habitat (PLH) et cherche à en renforcer la portée opérationnelle.
Document de programmation de la politique de l’habitat, les PLH sont au cœur des enjeux du logement en Île-de-France : relance de la construction, fluidité des parcours résidentiels, développement du parc social, accès au logement des personnes les plus défavorisées, réponses adaptées aux populations spécifiques, amélioration de l’habitat dégradé, redressement des copropriétés en difficulté, lutte contre l’habitat indigne, etc.
Afin d’accompagner les travaux du syndicat mixte d’études Paris Métropole, l’IAU îdF a dressé un état des lieux des PLH franciliens.
Depuis 1997, l’IAU île-de-France travaille étroitement avec la Préfecture de Région et le Conseil Régional d’Île-de-France pour alimenter l’observation des 26 zones franches urbaines (ZFU) franciliennes.
Ce travail de suivi, d’observation et d’analyse de l’action publique permet de mieux appréhender les enjeux et les actions économiques des territoires les plus en difficulté.
Le rapport 2009 présente notamment des informations économiques sur les entreprises implantées en ZFU et sur la situation sociale des habitants de ces quartiers.
En matière de politique de la ville, deux échelles se télescopent : la communale pour laquelle ses partisans avancent l’argument de la proximité et de l’efficacité, et l’échelle de l’agglomération dont la pertinence territoriale est mise en avant pour renforcer la solidarité et la mutualisation. De son côté, la position de l’État a évolué jusqu’à la fin des années 90. Finalement, en 1999 les lois Voynet et Chevènement ont engagé la promotion du cadre intercommunal pour la mise en œuvre de la politique de la ville.
Face à cette situation complexe, parfois confuse, la synthèse de l’IAU îdF apporte une analyse des prérogatives en matière de politique de la ville des intercommunalités franciliennes.
Elle est complétée par un second tome qui dresse le portrait de vingt-cinq communautés d’agglomération d’Île-de-France, donnant ainsi une vision concrète de l’action sur le terrain.
En complément de la synthèse, ce second volet illustre les propos du tome 1 qui pose la question de la place occupée par la politique de la ville dans l'intercommunalité. Ainsi, vingt-cinq fiches analysent autant de communautés d’agglomération franciliennes en proposant : un inventaire des missions en termes de politique de la ville, un portrait des acteurs et de leur organisation, en dressant un bilan des dispositifs en place.
Virginie Malochet, chargée d’études à la mission Études et sécurité de l’IAU îdF, fait part de son analyse sur les prérogatives des polices municipales lors d'une interview avec une journaliste d'Aisg, agence d'informations spécialisées dans le domaine de la sécurité.
Le site internet du secrétariat d’État en charge du Tourisme se fait l’écho de la Note rapide n° 511 titrée « Le tourisme en Île-de-France est un élément majeur de l’aménagement du territoire ».
À l’heure où André Santini est désigné président du Conseil de surveillance de la société du Grand Paris, Antoine Marette, journaliste à France Culture, consacre un reportage sur le Grand Paris dans l’émission « Dossier du jour ». Il interviewe Gérard Lacoste, directeur général adjoint de l’IAU îdF, sur le projet de ligne de métro automatique de 130 km (« Grand huit ») et la création de plusieurs « clusters » en périphérie de l’agglomération parisienne.
Dans un dossier consacré aux villes nouvelles, Gilles Antier, directeur de la coopération internationale à l’IAU îdF, présente le projet « Urbanya », zone nouvelle de développement située en périphérie de Santiago du Chili.
18.09.2010
Dans le cadre des journées européennes du patrimoine 2010, notre immeuble sera ouvert au public le 18 septembre et proposera une exposition sur l'urbanisme régional à travers ses bâtisseurs : d'Henri IV à Paul Delouvrier en passant par le préfet Rambuteau, le baron Haussmann...
21.09.2010
Les Grands lacs de Seine organisent la 3e édition de Previrisq, salon dédié aux techniques d'anticipation, de prévention et de gestion des inondations. L'IAU îdF présentera son outil de cartographie interactive Visiau Risques.
En cette période estivale, les 12 bases de loisirs franciliennes sont des lieux prisés pour la pratique d'activités sportives et de détente : natation, voile, ski nautique, VTT, escalade, golf... Outre leur localisation, cette carte interactive propose pour chaque base une fiche pratique : accès, photo aérienne, activités disponibles, coordonnées...

chargée d’études au département Urbanisme et aménagement du territoire.
M.-A. D. : Il faut distinguer deux grands types d’aménagements : la piste cyclable et la bande cyclable. La première est un espace de circulation hors chaussée dédié au vélo, tandis que la seconde est un espace réservé aux vélos sur la chaussée. Le Chaucidou, variante de ce dernier, est moins large et peut être franchissable par les voitures sous certaines conditions. Pistes et bandes représentent 83 % du réseau cyclable francilien.
D’autres aménagements non spécifiques aux vélos en favorisent néanmoins l’usage : les zones 30 et les zones de rencontre à 20 km/h qui, par la maîtrise des allures, rendent l’itinéraire plus sécurisé pour les cyclistes ; le double sens cyclable où un sens de la chaussée est réservé aux cyclistes. Cette formule se généralise dans les zones 30 et les zones de rencontre depuis 2008 et évite aux cyclistes des détours. On peut également citer l’utilisation des couloirs de bus ouverts aux cyclistes, les accotements revêtus qui, bien que non réservés aux vélos, sécurisent les circulations douces en milieu périurbain ou rural.
Enfin, les véloroutes et les voies vertes, outils de développement touristique, peuvent aussi servir aux déplacements quotidiens. Les véloroutes sont des itinéraires de moyenne ou longue distance interrégionaux qui traversent des agglomérations et empruntent tous types de voies, dont les routes à faible trafic. Les voies vertes sont réservées aux déplacements non motorisés (piétons, cyclistes, rollers...) sur des sites spécifiques tels que les berges de rivières, les voies ferrées désaffectées, les routes forestières, etc.
M.-A. D. : L’Île-de-France compte 2 193 km de linéaires cyclables aménagés, dont 14 % sur Paris, concentrés à 90 % dans l’espace urbain (données 2007).
Les plus grands linéaires concernent les Yvelines et l’Essonne avec 400 km de voirie aménagée pour chacun. Cependant, les aménagements spécifiques (pistes et bandes cyclables) se concentrent en petite couronne où 31 % de la voirie départementale est concernée.
Il est important de souligner les réseaux cyclables les plus aboutis, tels que celui de Paris et ceux des villes nouvelles qui, malgré leur ancienneté, représentent une part notable des linéaires départementaux. L’aménagement de l’allée Royale reliant les forêts de Rougeau et Sénart a récemment étoffé le réseau cyclable de l’agglomération de Sénart qui atteint 123 km.
Avec ses 76 km de linéaire, le réseau de Cergy-Pontoise est également significatif.Les voies d’eau et les espaces boisés sont aussi des sites privilégiés pour des itinéraires de promenade : le long du canal de l’Ourq, des boucles de la Marne, des berges de la Seine et de l’Orge... Aujourd’hui, il est possible de relier Massy (91) à Claye-Souilly (77) sans coupure majeure, en suivant la coulée verte du sud parisien puis l’aqueduc de la Dhuis.
À partir d’une veille régulière, l’IAU îdF réalise une carte des aménagements cyclables régionaux. Elle est publiée par le conseil régional d’Île-de-France et disponible gratuitement dans de nombreux lieux publics franciliens et à l’accueil de notre institut.
M.-A. D. : La politique cyclable participe au développement des mobilités durables en apportant cohérence et continuité des itinéraires sécurisés, en favorisant l’intermodalité (vélos/TC) et le partage de la voirie, et en offrant des services (stationnement). Les collectivités locales franciliennes sont de plus en plus nombreuses à se doter de chartes ou de schémas directeurs spécifiques. Mais leurs politiques cyclables restent très hétérogènes, ce qui ne facilite pas la connaissance des perspectives de développement dans ce domaine.
La plupart des départements franciliens disposent d’un schéma départemental des itinéraires cyclables (Sdic). Le Val-de-Marne, par exemple, affiche une politique cyclable ambitieuse : réalisation de 450 km d’itinéraires à l’horizon 2020, création d’un jalonnement cyclable départemental, soutien financier aux communes réalisant des aménagements, proposition de services complémentaires dédiés aux vélos (location longue durée, etc.).
S’ajoutent à ces mesures les politiques urbaines des communes et des intercommunalités, acteurs récents et de plus en plus actifs dans la mise en œuvre d’aménagements cyclables. La communauté d’agglomération Melun Val-de-Seine, avec 18,5 km de linéaires cyclables, ambitionne à terme un réseau de 125 km. De son côté, la commune des Mureaux a été récompensée par le Trophée du vélo en 2009 pour son plan vélo adaptable à l’ensemble de son territoire, dont l’aménagement de Chaucidoux. D’autres communes se lancent dans une politique de modération de la vitesse, notamment Sceaux, récompensée pour ses zones de rencontres, ou Montreuil qui passera l’ensemble de sa voirie, hors grands axes départementaux, à 30 km/h en 2014.
Enfin, la Région Île-de-France joue un rôle majeur dans le développement de la pratique du vélo en établissant un réseau cyclable structurant d’échelle régionale, véritable instrument de coordination et de cohérence des programmations d’itinéraires élaborées par les différentes collectivités territoriales..
Visitons quelques unes des 12 bases de loisirs franciliennes grâce à des clichés extraits du fonds photographique de l’IAU îdF.
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1. Base de plein air et de loisirs de Vaires-sur-Marnes (77)
2. Base de plein air et de loisirs de Bois-le-Roi (77)
3. Navette fluviale gratuite, base de loisirs Val-de-Seine (78)
4. Base de loisirs Val-de-Seine (78)
5. Base de plein air et de loisirs de Vaires-sur-Marne (77)
6. Base de loisirs de la Corniche des Forts (Romainville - 93)
Participation des habitants : rénovation urbaine en Essonne
Évry : Centre de ressources politique de la ville en Essonne, 2010.
Les modalités de mise en œuvre de la participation des habitants sur plusieurs sites en Essonne sont observées afin de mettre à jour les tenants et les aboutissants des pratiques participatives, les atouts mais aussi les limites et les obstacles rencontrés par les professionnels sur le terrain.
Dictionnaire des racismes, de l'exclusion et des discriminations
Benbassa, Esther (dir.), Paris : Larousse, 2010.
Ce dictionnaire encyclopédique, produit par un travail collectif, vise à informer et à sensibiliser les populations sur ces sujets brûlants et qui sont de plus en plus débattus. Il allie le passé au présent et évoque tous les racismes, toutes les formes d'exclusion et de discrimination.
Habiter demain : de l'utopie à la réalité
Willemin, Véronique ; Paris : Editions Alternatives, 2010.
Des architectes, des urbanistes, des économistes, des ingénieurs, des élus, des promoteurs et des chercheurs de différentes disciplines répondent aux interrogations sur l'habitat de demain qui conciliera les aspirations et les rêves du citoyen avec les impératifs du développement durable et ceux de la réalité économique.
