
En ce mois de mai, les projets de rocades métro sont à nouveau à l'honneur.
Pour mettre ce sujet en perspective, l'institut publie deux notes : l'une retrace l'histoire de ces projets, l'autre interpelle sur l'évolution à venir des actifs en Île-de-France, à mettre en face des emplois escomptés par la mise en œuvre du projet du « Grand Paris ».
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France

La ville se transforme en permanence plus ou moins facilement, selon les dynamiques de marchés et les évolutions socio-démographiques (vieillissement, taille des ménages).
Dans une nouvelle étude, l'IAU île-de-France montre comment l'urbanisme doit intégrer en amont les évolutions prévisibles pour les rendre plus fluides et produire de la ville « durable ». Ce document a pour objet de s'interroger sur la manière dont les acteurs de la ville anticipent son avenir.
Trois dimensions ont été prises en compte :
- les trames urbaines (voirie, taille et organisation des parcelles), éléments forts de la transformation de la ville ;
- la dimension architecturale permettant de concevoir des bâtiments susceptibles d'évoluer, qui s'adaptent aux usages et facilitent les extensions futures ;
- les aspects juridiques.
Au 31 décembre 2006, l'Île-de-France comptait 5 272 800 emplois salariés dans le privé et le public (Insee), soit près du quart de l'effectif national (22,3 %) qui était de 23 608 700 emplois.
Ce chiffre est extrait de la « Géographie de l'emploi 2006 », publiée par l'Insee ÎdF en partenariat avec l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur), la direction régionale de l'Équipement ÎdF (Dreif) et l'IAU îdF.
Si la majorité (environ 90 %) des pesticides est utilisée par le secteur agricole, que sait-on des 10 % restant ?
L'IAU îdF analyse les conséquences des pesticides sur la santé et leur utilisation en zones non agricoles. Leur volume est, certes, bien moindre que pour l'agriculture mais leur usage est très différent. Les pesticides sont souvent épandus sur des surfaces imperméables (routes et trottoirs) et ruissellent rapidement.
Toutefois, leur usage en zones non agricoles n'est pas une fatalité : des bonnes pratiques ont déjà été mises en place par certaines collectivités et gestionnaires d'infrastructures de transport.Le public est peu averti des risques de ces produits pour la santé et pour l'environnement. Pourtant, les jardiniers amateurs sont d'autant plus exposés qu'ils en consomment souvent trop et pour des usages inappropriés.
En Île-de-France, les services PAM, « Pour aider à la mobilité », sont des transports collectifs pour personnes à mobilité réduite ne pouvant utiliser les transports réguliers en raison d'un handicap physique, sensoriel ou d'une déficience intellectuelle.
Un usager des PAM se déplace en moyenne 43 à 81 fois par an, soit une mobilité quotidienne faible. Toutefois, les fréquences d'utilisation sont variées : la moitié des déplacements réalisés est engendrée par 7 à 11 % des usagers, en période de pointe, entre 7 h et 10 h et 15 h et 18 h, surtout pour des motifs professionnels et des raisons de santé.
Grâce au travail auprès des structures franciliennes qui domicilient les sans domicile fixe, un décompte et une analyse des conditions de logement de ces populations ont été réalisés par l'IAU îdF en 2009. Une première dans la région.
Les espaces agricoles, forestiers et naturels sont essentiels à l'équilibre de la métropole. Ils subissent néanmoins des pressions qui nuisent à leur bon fonctionnement. Pour préserver leur potentiel, un nouvel outil d'aide à la décision vient d'être élaboré : l'analyse fonctionnelle.
L'IAU île-de-France, force de proposition, est reconnu depuis cinquante ans pour la qualité de son expertise, pour ses analyses et diagnostics visant à éclairer les choix des décideurs, pour sa capacité de capitalisation et de diffusion de la connaissance. Partie prenante du débat lors de la révision du Sdrif dont il a été le maître d'œuvre, l'institut contribue au futur de la métropole, au moment où de nouveaux modes de communication bousculent une planification par essence inscrite dans le temps long.
Si les tendances se maintiennent, l'Île-de-France enregistrera en 2030 une augmentation de 318 000 actifs par rapport à 2006. La population d'actifs s'élèvera alors à 6,231 millions contre 5,913 millions, 24 ans avant.
Cette croissance, qui correspond à une augmentation annuelle de 13 250 actifs, est presque deux fois plus faible que celle de la période précédente (1982/2006) qui comptabilisait alors 22 750 actifs supplémentaires par an, en Île-de-France.
Si Paris bénéficie d'une desserte fine, la banlieue souffre du faible maillage de ses réseaux ferrés. De nombreux projets de lignes de rocade ont été conçus depuis 1976, mais aucun n'a vu le jour. Depuis 20 ans, deux notions continuent de s'opposer : la vitesse et la finesse de la desserte.
Le fonds photographique de l’IAU île-de-France permet de découvrir toute la richesse de la biodiversité francilienne.
1. Lézard vert dans la forêt de Rambouillet (78)
2. Daim dans la forêt de Rambouillet (78)
3. Ragondin près de la Seine ; la biodiversité est parfois mise en danger par la pollution
4. Hirondelle sortant de son nid (Nangis - 77)
5. Sceau de Salomon (Treuzy-Levelay - 77)
6. Coléoptère (rutpela maculata) posé sur une fleur
Qu'est-ce que la ville créative ?
Vivant, Elsa. Paris : PUF, 2009.- 92 p.
La force de la ville tiendrait à son dynamisme culturel et artistique, seul capable de conjurer les effets de désinvestissement dus au déclin industriel. Richard Florida, géographe et économiste, montre comment la créativité artistique peut participer à la valorisation des quartiers.
Survivre aux crises
Attali, Jacques. Paris : Fayard : 2009, 291 p.
Cet essai suggère des stratégies précises et concrètes pour survivre aux crises et en particulier à la crise actuelle. L'auteur en propose sept : respect de soi-même, intensité, empathie, résilience, créativité, ubiquité, pensée révolutionnaire. L'utilisation de ces principes face aux menaces est détaillée pour les individus, les entreprises, les nations, l'humanité.
Entreprises et territoires
Bonnet, Jacques ; Broggio, Céline ; Millet, Nicolas. Paris : Ellipse, 2010.- 238 p.
L'ouvrage retrace l'évolution du rapport entre entreprises et territoires : adaptations du mode de production, de la gouvernance des entreprises, de la gouvernance démocratique. Il rappelle les données microéconomiques sur le financement de la création des entreprises et de l'innovation. Enfin, il traite de l'efficacité économique et de l'efficience territoriale.
20/05/2010
Sur le thème : « Quelle place pour le parc social dans la mobilité résidentielle des ménages franciliens ? », deux tables rondes réuniront des acteurs et décideurs du logement social francilien :
- les réponses aux besoins de mobilité des locataires du parc social ;
- l'évolution de la dépense logement et des taux d'effort.
25/05/2010
L'ORS Île-de-France, en partenariat avec le réseau de recherche francilien « Santé environnement toxicologie, SenT » organise un séminaire destiné aux collectivités territoriales sur la prise en compte des impacts sanitaires.
26/05/2010
Paris-Hambourg : Métropoles en projets, laboratoires d'urbanité
L'IAU îdF propose un atelier d'échanges d'expériences entre l'Île-de-France et Hambourg.
Au programme : présentation de la stratégie spatiale à Hambourg et de l'IBA 2013, présentation des dynamiques métropolitaines en Île-de-France (l'exemple du territoire de Seine-Amont/plaine de Créteil), visite de projets qui cherchent à retisser la métropole de part et d'autre du Périphérique.
Le nombre de ménages franciliens sans voiture atteint son maximum dans Paris et quelques communes en franges. Au-delà, le maillage des transports collectifs s'amenuisant, le taux d'équipement en voiture s'accentue.
Un jeu de six cartes interactives (sans voiture, une voiture, au moins deux voitures, etc.) permet de mieux appréhender la propension géographique de la motorisation des ménages en 2006.

chargée d'études au département mobilité et transports.
D. N. : Non, ce n'était pas le cas il y a un siècle. Les premières réalisations datent de la fin du XIXe siècle avec le bouclage de la petite ceinture qui relie les portes de Paris et celui de la grande ceinture qui se développe en arc de cercle à une distance de 5 à 20 km des limites de la capitale. À cette époque, la zone agglomérée ne s'étend guère au delà des communes riveraines de Paris.
Au début du XXe siècle, le cœur de la capitale est cerné par les lignes de métro 2 et 6, tandis que 10 trains circulent par heure et par sens sur la petite ceinture et transportent 39 millions de voyageurs. Sur la grande ceinture, le trafic est nettement inférieur avec seulement 20 trains par jour.
Pendant l'entre-deux-guerres, les rocades de petite et de grande ceinture accusent une baisse continue de trafic ; les services voyageurs y sont supprimés, leur offre limitée ne permettant pas de résister à l'arrivée du métro et de l'autobus pour la première et à l'augmentation de l'usage de la voiture pour la seconde.
D. N. : En 1965, le schéma directeur de la région parisienne (Sdaurp) est élaboré pour organiser l'urbanisation accélérée de la région. Il prévoit le prolongement des lignes de métro en banlieue, la mise en place d'un réseau express régional (RER) traversant Paris pour desservir les villes nouvelles, la réalisation d'une rocade de proche banlieue maillant l'ensemble du réseau radial et trois liaisons tangentielles au nord-est, au sud et à l'ouest. Plusieurs études sont menées sur les liaisons de banlieue à banlieue en transport en commun, notamment sur celles qui figurent dans le Sdau de 1976.
Toutefois, ces projets ne seront pas engagés car les opérations radiales présentent une meilleure rentabilité économique.
L'évidence du besoin de liaison de banlieue à banlieue s'imposera à nouveau au début des années 1980, mais il faudra attendre la fin du siècle pour voir la mise en service des premières rocades.
Le Sdrif de 1994 relance le débat sur le sujet. Deux projets différents sont proposés : le « Ring » ou « interpôles » proposé par la Dreif et « Orbitale » proposé par l'IAURIF. Le premier est une rocade à grand gabarit de moyenne couronne qui relie des pôles tels que Marne-la-Vallée, Créteil, Bobigny, Vélizy-Villacoublay. Le deuxième, qui a pour objectif une desserte fine et la reconquête de la première couronne, fait consensus.
Malgré son inscription au Sdrif, ce projet n'est pas engagé, la majorité des crédits étant affectés aux opérations de décharge du RER A.
D. N. : En effet, Arc Express est le projet phare des opérations de transport en commun du projet de Sdrif adopté par le conseil régional en 2008. Par le maillage de l'ensemble des lignes de métro et de chemin de fer, il assure une bonne desserte des zones denses et des sites de grands projets urbains de l'agglomération centrale. Il n'est pas sans rappeler la rocade Orbitale.
De son côté, le « Grand huit » élaboré par le secrétariat d'État chargé du développement de la Région-capitale, propose une liaison rapide entre des pôles plus ou moins distants, dont certains extérieurs à la zone dense.
Comme il y a vingt ans, deux projets s'affrontent, l'un porté par la Région, l'autre par l'État.
28/04/2010

Une exposition sur « la biodiversité, un atout vital pour l'Europe » a été réalisée par l'IAU île-de-France, membre de la Fédération internationale pour l'habitat, l'urbanisme et l'aménagement des territoires (FIHUAT) en partenariat avec Natureparif.
François Dugeny, directeur général de l'IAU île-de-France en a fait la présentation lors de son inauguration au Conseil de l'Europe à Strasbourg, en présence de Jean-Marie Heydt, président de la Conférence des OING du Conseil de l'Europe.
Étienne Berthon, chargé d'études à l'IAU îdF, consacre un article au concept d'Airport city : « L'aéroport n'est plus un simple lieu de passage, il devient une destination en soi, aux multiples fonctions : commerces, hôtels, centre de congrès, bureaux, zones d'activités... ».
À la veille de l'ouverture des états généraux sur la violence scolaire, le quotidien évoque le site owni.fr qui répertorie les lycées équipés de caméras. Le journaliste donne la parole à Tanguy Le Goff, chargé d'études à l'IAU îdF et auteur de « L'usage et l'impact de la vidéosurveillance dans les lycées franciliens ».
Dans le cadre de son dossier dédié à la planification de Lyon, la revue restitue la table ronde qu'elle a organisée sur la place et l'avenir de la planification stratégique en France. Vincent Fouchier, directeur général adjoint de l'IAU îdF, témoigne sur la réalisation du projet de schéma directeur d'Île-de-France (Sdrif).
La revue consacre un hors-série sur la 30e rencontre de la Fnau (Fédération nationale des agences d'urbanisme) qui s'est tenue à Nancy les 3 et 4 décembre dernier. La session 2010 se tiendra cette année à Rennes du 19 au 21 octobre prochain sur le thème « Ville désirée, ville durable : un projet à partager »
Le quotidien fait un point sur les grands projets de transport en Île-de-France (Arc Express, Grand huit du Grand Paris). Le journaliste cite la position de l'IAU îdF qui relativise les retombées sociales et économiques annoncées autour du Grand huit : « le développement de nouveaux pôles peut s'accompagner de pertes d'emplois ailleurs dans la région ».
Michaël Hajdenberg, journaliste à Médiapart, publie un article sur la baisse du sentiment d'insécurité. Il appuie ses propos sur les résultats des enquêtes bisannuelles de victimation que réalise l'IAU îdF depuis 2000 sur l'Île-de-France.
Le magazine propose un dossier intitulé « Le Grand Paris part en vrille » présentant la controverse actuelle entre les deux grands projets de transport pour l'Île-de-France : Arc Express et Grand huit. Une carte de l'IAU îdF sur les deux tracés illustre l'article.
La lettre d'information du Ministère des affaires étrangères revient sur le 5e forum urbain mondial qui se tenait à Rio du 22 au 26 mars. L'IAU îdF y avait signé la Campagne urbaine mondiale, lancée par ONU-HABITAT, dont l'objectif affiché est de renforcer la prise en compte des enjeux liés à la fracture urbaine.
La conférence des OING rassemble 366 ONG internationales. Son site internet évoque la journée européenne de la biodiversité qui s'est tenue le 28 avril à Strasbourg. François Dugeny, directeur général de l'IAU îdF, a inauguré l'exposition « La biodiversité, un atout vital pour l'Europe ».
L'étude de l'IAU îdF sur le péage urbain de Stockholm est mentionnée dans un article publié dans Zoom-Cité, journal web des étudiants en urbanisme de l'université de Montréal.
