
Dès 2000, à la demande de la Région, l’IAU île-de-France s’est investi dans le champ de la sécurité.
Aujourd’hui, il publie le numéro 155 de ses Cahiers, qui dresse un état des lieux des actions et réflexions dans ce domaine, au moment où la sécurité est devenue partie intégrante de la qualité de vie et de l’attractivité des territoires.
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France
Un nouveau numéro des Cahiers de l'IAU îdF
Le thème de la sécurité est un enjeu majeur de la problématique métropolitaine. Il constitue un critère de qualité du cadre de vie et d’attractivité en garantissant l’installation de nouveaux habitants et entreprises sur un territoire.
Sans entrer dans la dimension politique du débat, ce numéro des Cahiers entend donner plusieurs pistes de réflexion. Il s’attache à différencier le caractère objectif et subjectif de l’insécurité, c’est-à-dire le décalage de perception entre insécurité « connue » et insécurité « vécue ». Il entend également comprendre la nature des actions menées par les différentes institutions : en quoi la sécurité ne relève-t-elle plus que des seuls services de l’État, mais désormais d’une coproduction avec les collectivités locales et le secteur privé ?
Ce numéro 155 expose les points de vue d’analystes et acteurs, et tente d’examiner la portée des outils mobilisés et la mise en œuvre d’actions innovantes pour concevoir la ville de demain.
Comment le Bassin parisien est-il appréhendé dans les documents de planification des huit régions de ce territoire ? Pour répondre à cette question qui s’inscrit dans l’élaboration d’un cadre de référence stratégique, l’IAU îdF a analysé trois types de documents : les schémas régionaux d’aménagement, les schémas régionaux de développement économique et les contrats de projets État-Région. Très vite, le Bassin parisien a semblé peu présent en tant que tel, alors que l’interrégionalité et le principe de coopération sont davantage évoqués, ce qui permet d’envisager quelques pistes à court ou moyen terme.
L’aménagement de campus scientifiques est un enjeu majeur pour les métropoles cherchant à attirer et fixer sur leur territoire les activités de recherche et développement innovantes. L’étude Science Cities analyse et compare les opérations les plus novatrices, en commençant par Helsinki et Zurich.
Helsinki est le premier volet d’une série de monographies regroupées sous le titre générique de Science Cities. L’enjeu est de mieux comprendre comment les campus s’insèrent physiquement dans leur quartier et économiquement dans l’écosystème industriel de leur métropole. Cette expérience apportera des éléments de réflexion aux acteurs des territoires franciliens qui sont aujourd’hui largement mobilisés sur ces enjeux.
Ce deuxième volet de la série de monographies sur les campus scientifiques explore la métropole zurichoise, marquée par un projet de développement universitaire et immobilier sur la colline Hönggerberg. À l’heure où l’Île-de-France cherche à développer son réseau de clusters, ce projet ambitieux représente un véritable laboratoire d’idées pour les acteurs des territoires franciliens.
Encore très marginal en Île-de-France, autopartage et covoiturage sont pourtant des moyens de diminuer le trafic routier et les pollutions induites. Qu’en est-il dans d’autres métropoles européennes ? À Londres, les pouvoirs publics sont très impliqués et accompagnés d’une association qui fédère les opérateurs d’autopartage. À Berlin, les autorités ne manifestent toujours pas de volontarisme politique à l’égard de cette pratique considérée comme privée. Enfin, Madrid se distingue par la récente implication de l’autorité organisatrice des transports, qui participe aux réflexions sur la mobilité durable. Autant d’enseignements qui visent à alimenter les réflexions des décideurs franciliens.
L’Île-de-France est un territoire riche et varié en matière de paysages. Ainsi, l’IAU îdF propose un atlas et une base de données composés d’un découpage la région en unités paysagères. Il s’agit d’unités élémentaires au regard de leur géomorphologie, des éléments naturels ou construits qu’elles portent, des activités qui s’y déroulent et des relations qui s’y instaurent. Au-delà du découpage, l’identité des territoires est également recherchée.
Le fonds photographique de l'IAU îdF permet de découvrir la vie universitaire en Île-de-France et dans le Bassin parisien.
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1. Piste d'athlétisme (Nanterre - 92)
2. Résidence universitaire privée (Saint-Mandé - 94)
3. Études de médecine (Paris - 75)
4. Révisions à l'université de technologie (Compiègne - 60)
5. Fin d'examen (Paris - 75)
6. Les résultats des examens (Saint-Denis - 93)
Travail, la révolution nécessaire
Méda, Dominique
Après avoir évoqué la question de la place du travail en France et en Europe, l’auteur s'interroge sur les politiques que l'on pourrait mettre en œuvre pour le repenser et rompre avec les raisonnements qui mettent l'augmentation de la rentabilité et des cadences au centre des préoccupations. Il s’agit là d’une réflexion sur la conception de la richesse et du progrès dans la société française d’aujourd’hui.
L’âge de l'empathie. Leçons de nature pour une société plus solidaire
Waal, Frans de
Partant des notions d'empathie et de sens de l'équité, cet essai s'interroge sur la nature humaine et la manière dont certains politiques utilisent la biologie pour justifier leurs idées : « la nature est compétitive, il est bon de vivre dans une société qui imite la nature », avancent notamment de nombreux conservateurs américains.
Wild club
Pavillon de l’Arsenal
Les architectes du Wild Club (concours d’idées autour d’un site ou projet architectural) revisitent, transforment, caricaturent ou détournent sur internet des lieux symboliques de la métropole parisienne. Leurs projections proposent des tours place de l'Opéra Bastille, installent des intrus sur l'avenue de France, imaginent un autre avenir pour l'Île Seguin ou projettent un périphérique envahi par une végétation luxuriante.
18.09.2010
L’IAU îdF sera ouvert au public le samedi 18 septembre de 10 h à 17 h dans le cadre des Journées du patrimoine. L’occasion pour nos visiteurs de consulter notre cartographie interactive, prendre connaissance de nos publications et découvrir une exposition dédiée aux grands bâtisseurs qui ont marqués la région : Henri IV, le préfet Rambuteau, le baron Haussmann, Paul Delouvrier...
21.09.2010
L’IAU îdF participera à la 3e édition du salon Previrisq dédié à la prévention et la gestion des inondations. Il présentera son outil de cartographie interactive Visiau Risques et mettra à la disposition des visiteurs une sélection de ses publications dédiées aux risques au format PDF. N’oubliez pas votre clef USB !
21.09.2010
L’IAU îdF sera présent à la 10e conférence des villes, évènement annuel organisé par l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF). Cette année, la rencontre sera consacrée à la cohésion sociale et urbaine.
Il s'agit de l’effectif scolarisé du premier (1 250 000) et du second (1 000 000) degré des établissements publics et privés d’Île-de-France. Ce chiffre représente près de 20 % de l’effectif national, qui est de 11 975 000 élèves (rentrée 2008-2009, dernières données disponibles).
Acteurs publics, privés et monde associatif se réunissent du 21 au 23 septembre au salon Previrisq dédié à la prévention des inondations et l’aménagement durable des villes (voir rubrique Agenda). Cette carte interactive, au cœur de la problématique, superpose les principaux projets d’aménagement autour du fleuve aux périmètres des plus hautes eaux connues (PHEC). De quoi alimenter le débat ! Elle figure parmi celles qui seront présentées lors du salon.

chargé de recherche du CNRS au Laboratoire techniques, territoires et sociétés (Latts) de l’université Paris-Est et maître de conférences à l’École des Ponts.

géographe, professeur à l’université Paris I (Panthéon-Sorbonne).
Le 28 juin dernier, l’IAU îdF organisait une table ronde à l’occasion de la sortie du Cahiers n° 153 : « Le Bassin parisien, une méga-région ? ». À travers cette question, il s’agissait d’évoquer l’intégration du Bassin parisien dans la mégalopole nord-européenne qui s’étend du Grand Londres à Milan. Les interviews de Ludovic Halbert et Francis Beaucire, réalisées séparément et regroupées ici, nous apportent quelques éclairages complémentaires.
Ludovic Halbert : Nous assistons à une double réorganisation spatiale de nos sociétés. D’une part, le développement des aires urbaines, villes en extension qui occupent une place importante sur le territoire. D’autre part, à une échelle plus grande, les mégalopoles qui sont de grands ensembles urbains multipolaires, dont la plus connue en Europe est la dorsale européenne de Londres à Milan. Entre ces deux niveaux, on observe une nouvelle forme urbaine intermédiaire que l’on peut qualifier de méga-région urbaine. Elle est constituée de plusieurs villes de taille moyenne qui s’organisent en une région urbaine.
L. H. : Une méga-région est, d’un point de vue morphologique, un ensemble de dix à trente aires urbaines qui fonctionnent en système.
Grandes et petites villes sont intégrées par un ensemble de relations quotidiennes : migrations alternantes, organisation économique, etc. Ces relations associent plusieurs territoires, lesquels finissent par constituer un système urbain.
L. H. : Une des forces du Bassin parisien est le rôle de locomotive joué par l’agglomération parisienne en étant la plus intégrée aux flux européens et mondiaux.
Cependant, cette force est également une faiblesse car il y a toujours le risque d’un effet d’ombre. Le rayonnement de l’agglomération parisienne serait si grand qu’il pourrait écraser le développement de sa périphérie. L’enjeu est de mettre en place des complémentarités dans ce vaste territoire.
Francis Beaucire : Les différents modes de transport induisent des vitesses de déplacement différentes.
Si l’on considère le mode ferroviaire, deux logiques s’affrontent : le TGV qui établit sa vitesse sur des moyennes commerciales hautes et les TER qui se déplacent plus lentement. De ce fait, les villes de province (Lyon, Nantes...) sont à la même « distance » de Paris que certaines agglomérations du Bassin parisien (Le Havre, Beauvais...). On peut dire que le TGV produit une distorsion de l’espace-temps, mettant en concurrence des grandes villes éloignées du Bassin parisien avec des plus proches.
F. B. : Grâce au TGV et face aux TER, des gens en dépassent d’autres à très grande vitesse : on parle d’effet tunnel. Mais la vitesse se paye et introduit une discrimination sociale car les TGV s’adressent principalement à des actifs aisés.
F. B. : Le canal Seine-Nord ne semble pas répondre à l’ambition de relier le Havre, une des portes d’entrée du Bassin parisien, à l’aire économique qui s’étend de l’Europe rhénane à l’Italie du Nord. Aujourd’hui, avec le développement du transport de marchandises par containers, il semble plus pertinent d’augmenter les capacités des lignes ferroviaires plutôt que d’investir dans un nouveau canal.
La vidéosurveillance : choix de société ou leurre ? À la recherche de réponses, les journalistes de l’émission « Le Grand 8 » diffusée sur la RSR interviewent Tanguy Le Goff, chargé d’études à l’IAU îdF.
Le conseil régional annonce son engagement de cofinancer de nouveaux itinéraires cyclables en Île-de-France et rappelle son partenariat avec l’IAU îdF pour la publication d’une nouvelle carte des pistes cyclables en septembre 2010.
Le Grand Roissy est le 2e pole hôtelier de la région derrière Paris d’après un article publié sur le site internet éponyme. L’auteur, Éric Veillon, illustre son propos par une carte de l’IAU îdF sur l’hôtellerie de tourisme en Île-de-France.
Le portail d’information du Grand Roissy se fait l’écho de l’anniversaire de notre institut qui fêtait ses 50 ans le 2 août. Occasion de rappeler les nombreux travaux menés par l’IAU îdF sur la région aéroportuaire de CDG.
Vincent Gollain, directeur à l’Agence régionale de développement (ARD), consacre, sur son blog professionnel, un article à la publication du dernier numéro des Cahiers de l’IAU îdF : « Le Maroc s’ouvre au XXe siècle ».
Dans un article dédié à la sécurité, le journal Le Monde revient sur l’enquête réalisée tous les deux ans par l’IAU îdF « victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France ». D’après l’étude, ce n’est plus la délinquance qui est jugée prioritaire par les franciliens, mais le chômage et la pauvreté.
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La Gazette consacre une brève à la Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) car depuis plusieurs mois, l’IAU îdF n’est plus en mesure de suivre l’évolution des recettes de la part de TIPP dévolue à la région. En effet, les informations ont été retirées du site internet par le comité professionnel du pétrole.
À l’occasion d’une journée organisée par le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) Lorraine, Virginie Malochet, chargée d’études à l’IAU îdF, participe au débat sur le thème des évolutions du métier de policier municipal.
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Directgestion.com consacre un article aux effets de la crise sur le marché immobilier résidentiel, en s’appuyant sur l’étude réalisée par l’IAU îdF en juillet 2010, « Les effets de la crise ».
