360 000 m2 /an de surfaces commerciales autorisées en Île-de-France depuis 10 ans

20 octobre 2015

Attachée de presse

Sandrine Kocki

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308 000 m2 nouveaux en 2014

L’IAU publie aujourd’hui une étude sur les modalités de développement du commerce en Île-de-France. Malgré le contexte de crise et le développement de l’e-commerce, le parc de commerces francilien a connu une forte progression : 360 000 m² de surfaces de vente ont été autorisés en moyenne par an depuis 10 ans. C’est trois fois la taille d’un très grand centre commercial d’Île-de-France.  La dynamique de renouvellement commercial s’est à peine ralentie en 2013 et 2014, en 2015 un infléchissement semble s’installer.

Les surfaces commerciales ont été multipliées par 2,5 en 30 ans

En 2012, le bâti occupé par le commerce (hors surfaces de stationnement et de circulation) couvrait 1 695 hectares. S’il occupe une place mineure dans l’espace régional, en 30 ans, les surfaces ont été multipliées par 2,5.
Comment se développe le commerce en Île-de-France ? Est-il compatible avec des objectifs de développement durable : économe en foncier, mieux accessible en transport en commun ?
Pour le savoir, l’IAU a analysé les caractéristiques de 167 demandes d’autorisations d’ouvertures de commerce,  étudiant tout particulièrement leur surface, leur localisation, l’occupation antérieure des lieux et la desserte en transports en commun.

Ce que l’on peut en retenir :

  • 4,6 : c’est le coefficient applicable à la surface de vente pour estimer la taille du terrain
    Un commerce francilien de 10 000 m2 a besoin de 4,6 ha de terrain. L’emprise au sol du bâtiment représente 48% du terrain alors que les parkings, très majoritairement en surface et développés sur un seul niveau, couvrent en moyenne 28%. Ce coefficient est de 2,6 à Paris et en petite couronne contre 5,71 en grande couronne.
  • Une croissance faite aux ¾ de recyclage urbain
    Contrairement aux idées reçues, la croissance du parc de commerce se fait au ¾ par réutilisation d’espaces déjà urbanisés. 60% étaient du commerce de détail, 10% des activités économiques (industries, entrepôts), et 26% des espaces non urbanisés.
  •  Plus de la moitié des opérations en zone commerciale ou d’activités
    L’urbanisme monofonctionnel est toujours d’actualité : plus de la majorité des opérations est localisée dans des zones commerciales ou d’activités. Les opérations de centre-ville, plus complexes et plus longues à concevoir et à réaliser, sont peu nombreuses.
  • Une desserte en transports en commun pas toujours bien prise en compte
    La desserte en transport public est mieux prise en compte mais des opérations de grande taille ne bénéficient pas toujours d’une accessibilité satisfaisante. 1 opération sur 10 n’est pas desservie en transports en commun.  


L’intégralité des résultats de l’étude ici