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Un immeuble de Pierre du Besset et Dominique Lyon

Les intentions architecturales

Le concours, lancé par Le Monde, a mobilisé une douzaine de candidats. Il s’agissait de construire des bureaux paysagers et un centre de documentation sur une surface de 7 000 m² dans une architecture de prestige, capable de répondre aux contraintes urbanistiques du quartier.

Les travaux commencés en juin 1988 se sont achevés en janvier 1990.

Voir aussi :

Le site des architectes DBL

Un serpent de tôle automobile, monumental point d’interrogation

Abandonné par "Le Monde", faute d'espace, le "serpent" qui  rappelait par son matériau  la destination première de l’édifice a repris vie pendant quelques années avant d'être à nouveau démonté pour faire place à la salle de lecture de la médiathèque de l'IAU-îdF.

Sa tête a été conservée pour l'accueil général...

IAU îdF> Notre immeuble

15, rue Falguière.... Notre immeuble, patrimoine architectural du XXe siècle

« Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour s'aviser qu'à peine achevé, le nouveau bâtiment du Monde, rue Falguière, a déjà pris bonne place parmi les oeuvres architecturales - une poignée - qui marquent le Paris de la fin du siècle ».

Olivier Boissière
Journaliste-écrivain spécialiste d’architecture,
Le Monde 5 mai 1990

Dans les années 1970, le quartier cosmopolite des artistes et des intellectuels a été profondément marqué par la transformation de la vieille gare en un grand pôle tertiaire métropolitain.En lieu et place d’un ancien garage, la tranquille rue Falguière a vu s’ériger un nouvel immeuble aux courbes galbées comme l’arc de l’Héraklès du Musée Bourdelle voisin.De grandes horizontales de verre et d’acier se sont inscrites dans la continuité de la rue, présentant leur visage résolument moderne : un grand paquebot s’est amarré tranquillement au milieu des impasses discrètes, des ateliers d’artistes et des jardins secrets.

En 1996, rapidement à l’étroit dans ses murs depuis 1990, Le Monde cède la place à l’IAURIF. Le bâtiment est mis aux nouvelles normes, nécessitant de diviser les plateaux et d’ériger des parois de verre pare-feu autour de l’atrium.

Dès lors, la vie y reprend rapidement son rythme, le hall retrouve son « serpent », des expositions animent ses murs, les cloisons des étages se couvrent de cartes.

L’installation de ce nouvel occupant se fait sans heurt ni problème. La conception technique des doubles planchers permet en effet toutes les souplesses : sous les dalles amovibles circule l’air sous pression et se distribuent électricité, téléphone, courant stabilisé et réseau informatique, accessibles en tout point !




Fin 2007, la nouvelle salle de lecture de la médiathèque, conçue par Architectes associés, est installée dans le hall pour s'ouvrir au public.


Les services généraux sont installés à l’entresol. Le premier étage est occupé par la Comptabilité, le Studio graphique, Internet, l'Institut régional de développement du Sport (IRDS) et les services de la médiathèque, avec leurs norias, gorgées de documents qui s’enroulent sur une profondeur de sept mètres dans les caissons de métal suspendus au plafond du hall d’accueil.
Les autres départements occupent les étages :

  • au cinquième, se trouvent les Transports, l'Environnement, la mission Sûreté et sécurité ;
  • au quatrième, le Personnel et les Finances, l'Aménagement du territoire et l'Économie ;
  • au troisième, la Direction générale, la Presse, la  rédaction des publications, l'International, l'Urbanisme et l'aménagement des territoires ;
  • au second, le Logement, la Démographie, les Finances locales, la Politique de la ville, les Systèmes d'information géographique et les Services informatiques.

Des salles de réunion au nom de grands urbanistes (Haussmann, Delouvrier, Prost, Ledoux et de Jean-Pierre Lecoin, ancien directeur des études de l'IAU Ile-de-France accueillent des intervenants et des groupes de tous horizons.


 


Journées du patrimoine


Chaque année, depuis dix ans, l’immeuble est ouvert au public dans le cadre des journées européennes du patrimoine.


“Light is a powerful substance. We have a primal connection to it. But, for something so powerful, situations for its felt presence are fragile. I like to work with it so that you feel it physically, so you feel the presence of light inhabiting a space. I want to employ sunlight, moonlight and starlight to empower a work of art.” —James Turrell

"La nuit, le hall de la rue Falguière s’emplissait de lumière bleue...

...Le jour, la lumière est reflétée par la texture de microbilles de verre des murs jaunes et par les éclats vitrés du sol.

Seul trois objets métallisés semblent flotter dans cet espace : un comptoir en serpentin, un escalator et six parallélépipèdes accrochés en ligne sous le plafond. Ils contenaient la documentation du « Monde »", aujourd'hui celle de l'IAU-îdF.


Ouvrant sur le patio de verre… la cafétéria, précieux point d’échange et de rencontre hérité du journal se trahit par des transparences insolites....

La mort du dernier centaure

De 1994 à 2001, se tenait, face à l’escalator, l’épreuve d’artiste du Centaure mourant, bronze d’Antoine Bourdelle.

L’œuvre prêtée par la fille de l’artiste, Mme Duffet-Bourdelle, responsable du musée éponyme voisin, a aujourd’hui regagné l’atelier de l’artiste reconstitué dans l’enceinte du musée.

Le Musée Bourdelle