Le système alimentaire francilien décrypté

30 janvier 2017Carole Delaporte, Delphine Brajon

Pôle majeur de consommation et plate-forme logistique de premier plan, l’Île-de-France vit éloignée de son agriculture et de son industrie agroalimentaire. Pour autant, sous la pression des consommateurs et des collectivités, les lignes bougent.

Bien que l’Île-de-France soit une grande région agricole, l’organisation de son système alimentaire est avant tout celle d’une grande métropole qui doit nourrir ses 12 millions d’habitants et ses 46 millions de visiteurs annuels. De la fourche à la fourchette producteurs, transformateurs, marché de gros, commerces de proximité, grandes surfaces alimentaires, restaurants, cantines, représenteraient environ 90 000 établissements et 470 000 emplois. Les maillons situés en aval (restauration, traiteurs, commerces de détail) sont très présents. Les maillons amont, couvrant la production agricole et la transformation des produits alimentaires (par les agriculteurs, les petites entreprises ou les géants de l’agroalimentaire) sont moins pourvoyeurs d’emplois. Enfin, les grossistes bénéficient de la présence du Min de Rungis (12 000 emplois), plus grand marché de gros alimentaire au monde. […]


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N° 173 des Cahiers de l'IAU en version imprimée