Aménagement et sécurité

Enjeux et éléments de méthode, à l'usage des acteurs de l'aménagement

31 octobre 2004ContactCéline Loudier-Malgouyres

Quelles solutions urbaines peut-on apporter à l’insécurité ?

Comment aider les acteurs de l’aménagement à prendre en compte la sécurité de la ville, au-delà d’une vision qui conduirait à une juxtaposition d’espaces sécurisés ?

Comment combiner «urbanité» et sécurité ?

L’objectif de ce rapport est d’inciter les acteurs de l'aménagement à considérer la sécurité des personnes et des biens comme un élément essentiel de leur travail. Elle s’adresse avant tout à la maîtrise d’ouvrage urbaine et aux élus politiques qui portent les projets d’aménagement urbain.

Une approche centrée sur la conception urbaine

La synthèse d'expériences nord-américaines et françaises permet ici de proposer une première formalisation : l’aspect spatial et urbain, les dysfonctionnements de la ville, les ambiances, les climats de tension ou d’inconfort sont traités au même titre que les délits, les troubles et le sentiment d’insécurité.

Chacun sait que la prévention de l’insécurité concerne des secteurs de la société aussi divers que la police, la justice, le domaine social, l’éducation ou l’emploi. Elle relève aussi des urbanistes.

C'est pourquoi, dans un premier temps, l’auteur propose d’instaurer un dialogue entre les acteurs de l’aménagement et ceux qui ont en charge la sécurité en organisant des partenariats et en constituant une culture commune.

Un guide méthodologique

Le deuxième objectif sera de guider le maître d’ouvrage à travers un ensemble de questionnement lui permettant d’évaluer et d’orienter son projet d’aménagement vers des notions pouvant renforcer la sécurité, la tranquillité et le sentiment de sécurité.

Il n’y a pas de principes a priori, mais un ensemble de contextes bien précis qui orienteront les décisions à prendre. Les expériences réalisées montrent bien que ce n’est pas la forme en soi des espaces qui est déterminante, mais leur capacité à favoriser des mécanismes de prévention qui reposent sur la gestion et les usages des espaces, leur lisibilité et leur capacité à accompagner les actions de prévention et de lutte contre l’insécurité. Ce document est donc général et doit être adapté aux besoins d’un projet ou d’une « politique ». Il peut être décliné par type d’acteur (maître d’œuvre, gestionnaire d’espace) et par type d’espace (espace public, résidentiel…).

C’est, donc, un outil de sensibilisation et d’apport méthodologique, qui s’appuie sur l’analyse d’expériences françaises et de pratiques étrangères comme autant d’éléments de compréhension des problèmes et d’aide à la décision.

Ressources

L’ouverture directe et le contact visuel créé permettent d’assurer une surveillance réciproque entre les habitants et les usagers qui fréquentent le cœur d’îlot.
L’ouverture directe et le contact visuel créé permettent d’assurer une surveillance réciproque entre les habitants et les usagers qui fréquentent le cœur d’îlot.
© LOUDIER (Céline), IAU îdF
La résidentialisation des bas d'immeubles permet l’appropriation positive des espaces résidentiels.
La résidentialisation des bas d'immeubles permet l’appropriation positive des espaces résidentiels.
© LOUDIER (Céline), IAU îdF
Les stationnements abusifs, les regroupements dans les halls, les dégradations volontaires, ainsi que les jets d’ordure par les fenêtres, ont été fortement réduits.
Les stationnements abusifs, les regroupements dans les halls, les dégradations volontaires, ainsi que les jets d’ordure par les fenêtres, ont été fortement réduits.
© LOUDIER (Céline), IAU îdF