Autopartage et covoiturage à Londres, Berlin et Madrid

Quelle offre et quel rôle des pouvoirs publics ?

28 juillet 2010ContactFrédérique Prédali, Sophie Laurent

L’autopartage et le covoiturage comme alternatives à l’usage de la voiture en conducteur solo

L’autopartage est un service de mise à disposition d’un véhicule sur réservation et pour une courte durée. Le propriétaire de la flotte de véhicules est un opérateur dont le statut peut être public, privé ou associatif.
Le covoiturage est une pratique dérivée de l’auto-stop traditionnel : un conducteur offre à des personnes de partager son véhicule (privé) pour un trajet donné, de manière pré-arrangée. Des opérateurs d’autopartage sont présents depuis la fin des années 1980 à Berlin et à Londres, et depuis fin 2009 à Madrid. Dans les trois métropoles, la tarification des services est fixée librement par chaque opérateur.

Des pouvoirs publics plus ou moins impliqués selon les métropoles

Londres se présente comme la métropole où les pouvoirs publics sont les plus impliqués. Une association nationale « Carplus » fédère les opérateurs d’autopartage britanniques et accompagne les autorités publiques pour la promotion de ces services, notamment en délivrant un label national selon une grille de critères. À Berlin, les autorités ne manifestent pas à ce jour de volontarisme politique à l’égard de cette pratique, considérée comme privée. Le marché est totalement ouvert et sans aucune subvention ou aide publique, à l’exception de l’attribution de places de stationnement sur la voirie (sans redevance). À Madrid, la situation est nouvelle. Le CRTM –Consorcio Regional de Transportes de Madrid– participe aux réflexions sur la mobilité durable et aux actions de promotion des politiques de management de la mobilité via la fondation Mobilité créée à cet effet par la Ville.

Des aménagements spécifiques nécessaires

Pour des questions de réglementation, les opérateurs sont souvent contraints de placer les stations hors de la voirie, dans des parkings privés ou publics. Seul le Grand Londres n’a pas de problème réglementaire. Pour gagner en visibilité, l’objectif des opérateurs est de pouvoir profiter d’emplacements sur voirie. À Londres, les places sont attribuées par arrondissement (Borough) sur appel d’offres, à Berlin, les arrondissements (Bezirke) parviennent à en attribuer aux opérateurs par des adaptations locales de la réglementation et de la signalétique.

Cette étude propose un panorama de l’offre et des pratiques de l’autopartage et du covoiturage dans ces trois métropoles, sur la base des éléments de connaissance disponibles, et tente d’en tirer des enseignements ou de mettre en avant des thèmes de réflexion particuliers à approfondir.

Ressources

Le terme utilisé pour désigner les sociétés d’autopartage en Grande-Bretagne est « Car Clubs », et le terme « Carsharing » est utilisé pour parler du covoiturage.Source : www.guardian.co.uk
Le terme utilisé pour désigner les sociétés d’autopartage en Grande-Bretagne est « Car Clubs », et le terme « Carsharing » est utilisé pour parler du covoiturage.
Source : www.guardian.co.uk
En Allemagne et en Espagne, le terme de Carsharing est utilisé pour désigner l’autopartage, tandis que le covoiturage se désigne par le terme carpooling.Station d’autopartage à Berlin – Helmholtz Platz © Laurent (Sophie), IAU îdF
En Allemagne et en Espagne, le terme de « Carsharing » est utilisé pour désigner l’autopartage, tandis que le covoiturage se désigne par le terme « carpooling ».
Station d’autopartage à Berlin – Helmholtz Platz © Laurent (Sophie), IAU îdF
La ville de Madrid via sa fondation Movilidad intègre le plan MOVELE en 2009 qui prévoit le test de véhicules électriques à Séville et Barcelone.Source : Plaquette de présentation du projet MOVELE, IDAE, juillet 2008
La ville de Madrid via sa fondation Movilidad intègre le plan MOVELE en 2009 qui prévoit le test de véhicules électriques à Séville et Barcelone.
Source : Plaquette de présentation du projet MOVELE, IDAE, juillet 2008