Bassins de vie et déplacements

31 août 2008ContactJérôme Bertrand

En Île-de-France, les bassins de vie s’observent davantage en grande couronne et particulièrement aux franges de la région moins sensibles à l’attractivité de l’agglomération centrale. Ils sont difficiles à délimiter dans la zone dense où les flux s’entrecroisent et les espaces de vie se recouvrent.

Au-delà de l’agglomération centrale, l’organisation urbaine de grande couronne est au contraire, plus régulière, plus étale, élargissant les aires d’attraction. La structuration de l’espace rural est alors visible, s’organisant autour de noyaux urbains historiques tels que Meaux, Coulommiers, Provins, Montereau, Melun, Fontainebleau, Nemours, Étampes, Dourdan, Rambouillet, Houdan et Mantes.

Dans ces zones, l’espace temps s’agrandit du fait de l’usage de l’automobile. Structurés à différentes échelles, les déplacements des Franciliens nécessitent une amélioration de l’offre de transport collectif au sein de ces bassins de vie. Cet objectif, inscrit dans le projet de SDRIF,  suppose une meilleure organisation des réseaux pour développer des transports aux échelles des villes et de leur bassin de vie. Une responsabilité que le STIF (Syndicat des transports d’Île-de-France) a la possibilité de déléguer en partie à des autorités de proximité.

Pour répondre au souhait d’obtenir une vision synthétique des bassins de déplacements sur l’espace régional, une esquisse de ses contours a été élaborée malgré la diversité des approches observées, l’ancienneté de certaines données et le caractère conventionnel de la méthodologie utilisée.
Deux principes généraux ont été respectés :

  • l’affranchissement des limites administratives supra-communales ;
  • la possibilité d’actualiser régulièrement les zonages en utilisant l’échelon communal comme unité territoriale de base.

D’autre part, cette tentative de délimitation de bassins de vie repose sur l’analyse de la destination principale des 4 motifs de déplacements structurant la vie quotidienne des franciliens. Cette ébauche s’appuie sur les données concernant les déplacements liés à l’emploi (INSEE, RGP 1999), aux études dans un établissement du second degré (INSEE, RGP 1999), engendrés par un achat dans un hypermarché (INSEE, Inventaire
communal 1998, question A51) ou pour des raisons non professionnelles (INSEE, Inventaire communal 1998, question E21).

Ce travail exploratoire a permis d’établir le zonage en bassins de vie illustrée ci-contre qui comporte 95 zones couvrant en moyenne 13 communes :

  • 74 zones dont la commune centre (intitulée également pôle) est située en grande couronne et polarise en moyenne 15 communes (11 communes dans le Val d’Oise et 20 communes en Seine-et-Marne) ;
  • 21 zones en petite couronne, composée en moyenne de 7 communes.

À noter que les 95 pôles sont pratiquement tous desservis par une gare du réseau ferré régional de voyageurs ou une station de métro, à l’exception de 13 communes-centres (notamment Brie-Comte-Robert, La Ferté-Gaucher, Milly-la-Forêt ou Magny-en-Vexin) qui se trouvent à l’écart de l’actuel réseau, soit près de 125 000 habitants.

Ressources

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À partir des données fournies par le STIF, il est possible d’esquisser une géographie des principales destinations des lignes des réseaux bus de grande couronne.
Source : Stif
Ce découpage met en évidence les différents pôles d’emploi de l’espace régional mais également l’organisation hiérarchique des territoires, selon l’intensité de la polarisation des déplacements et la dépendance ou la multidépendance des
Ce découpage met en évidence les différents pôles d’emploi de l’espace régional mais également l’organisation hiérarchique des territoires, selon l’intensité de la polarisation des déplacements et la dépendance ou la multidépendance des communes.
Source : Insee, RGP 1999
Le zonage en bassins de vie comporte 95 zones couvrant en moyenne 13 communes. Les flux retenus pour l’identification des polarités doivent être internes à la région, ne pas avoir comme origine ou destination Paris et ne pas être intra-communaux (o
Le zonage en bassins de vie comporte 95 zones couvrant en moyenne 13 communes. Les flux retenus pour l’identification des polarités doivent être internes à la région, ne pas avoir comme origine ou destination Paris et ne pas être intra-communaux (origine et destination identiques).