Comment le parc social peut-il répondre aux besoins en logement des Franciliens ?

Les actes du colloque de l'Observatoire du logement social en Île-de-France (OLS)

21 juillet 2013Contact

En Île-de-France, la crise du logement est avérée : le faible niveau de construction observé depuis une quinzaine d’années au regard de la croissance démographique concerne toute la chaîne du logement, freinant la mobilité et entravant le parcours résidentiel de nombreux ménages. Au vu des perspectives démographiques connues et des objectifs de construction fixés, quels logements produire pour quels ménages ? Comment le logement social peut-il répondre aux besoins en logement des ménages franciliens ? Les débats se sont appuyés sur les travaux récents de l'OLS qui ont concerné deux catégories de ménages particulièrement touchées par le déficit d’offre : les ménages défavorisés et les ménages locataires à revenus moyens.

Première table ronde : Quel accès au logement pour les ménages défavorisés ?

L’accès au logement des ménages défavorisés se heurte à l’insuffisance d’une offre adaptée à leurs faibles ressources. La crise économique, en accentuant leurs difficultés financières, renforce le besoin d’accompagnement vers et dans le logement. Comment produire des logements correspondant à leurs capacités financières ? Comment (re)mobiliser le parc social existant, où la mobilité se réduit d’année en année ? L’intermédiation locative et le dispositif de bail glissant constituent-ils des solutions pertinentes ?

Deuxième table ronde : Quelles réponses aux besoins en logement des ménages locataires à revenus moyens ?

Près de 10 % des ménages franciliens sont des locataires à revenus moyens. Ces ménages sont à la fois écartés du parc social classique en raison de revenus trop élevés et ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour accéder au parc locatif privé ou à la propriété. Comment capter leur demande, qui figure rarement dans les fichiers de demandeurs ? Pourrait-on y répondre avec une offre sociale intermédiaire et adaptée aux territoires ? Le développement de l’accession sociale à la propriété peut-il également relancer le parcours résidentiel de ces ménages ?

Ressources

L’obligation de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre l’objectif de 70 000 logements construits par an en Île-de-France est désormais inscrite dans la loi. Vitry-sur-Seine (94) © PATTACINI (Jean-Claude)  IAU îdF, URBA IMAGES
L’obligation de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre l’objectif de 70 000 logements construits par an en Île-de-France est désormais inscrite dans la loi.
Vitry-sur-Seine (94) © Pattacini (Jean-Claude) IAU îdF, Urba images
Durant l’année 2012, près de 13 000 ménages ont été reconnus prioritaires et urgents au titre du "Dalo". Leur nombre est en croissance de 6 000 nouveaux cas chaque année depuis 2008. Paris © Pattacini (Jean-Claude)  IAU îdF, Urba images
Durant l’année 2012, près de 13 000 ménages ont été reconnus prioritaires et urgents au titre du "Dalo". Leur nombre est en croissance de 6 000 nouveaux cas chaque année depuis 2008.
Paris © Pattacini (Jean-Claude) IAU îdF, Urba images
Au-delà d’un taux d’effort brut (hors charges) de 18%, les ménages locataires à revenus moyens préfèrent acheter là où ils peuvent, c’est-à-dire dans des territoires plus éloignés ou moins valorisés. Pontault Combault (77) © Pattacini (J
Au-delà d’un taux d’effort brut (hors charges) de 18%, les ménages locataires à revenus moyens préfèrent acheter là où ils peuvent, c’est-à-dire dans des territoires plus éloignés ou moins valorisés.
Pontault Combault (77) © Pattacini (Jean-Claude) IAU îdF, Urba images

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