De la voie rapide à l'avenue urbaine : la possibilité d'une « autre » ville ?

Note rapide Territoires, n° 606

08 octobre 2012ContactPaul Lecroart

Que faire, dans la métropole post-Kyoto, de voies rapides urbaines aménagées durant les Trente Glorieuses sans égard pour les villes traversées ? La question fait débat à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans des villes aussi différentes que New York, Lyon, Montréal, Birmingham, Toronto, Angers, Reims ou Strasbourg. Elle s'impose aujourd'hui comme un sujet majeur de l'urbanisme contemporain.

Le réseau routier rapide joue un rôle important dans la mobilité des biens et des personnes, mais il génère des nuisances socialement pénalisantes et cloisonne les territoires ; il tend aussi à encourager des modes de vie automobiles qui entretiennent, à leur tour, l'étalement urbain et la congestion.

La démonstration par l'exemple

Comme le montrent les expériences de villes étrangères comme New York, Séoul, Portland ou San Francisco étudiées par l'IAU îdF, la transformation de certaines de ces voies en avenues ouvre des perspectives pour repenser l'urbanisme, l'espace public et la mobilité.

Ressources

En 2001, après 20 ans de débats, l’autoroute West Side à Manhattan a été remplacée par une large avenue où cohabitent piétons, cyclistes et automobilistes, malgré un trafic de près de 100 000 véhicules par jour.
En 2001, après 20 ans de débats, l’autoroute West Side à Manhattan a été remplacée par une large avenue où cohabitent piétons, cyclistes et automobilistes, malgré un trafic de près de 100 000 véhicules par jour.
© Paul Lecroart, IAU îdF
La rivière Cheonggyecheon était recouverte d’un boulevard à 2 x 5 voies et d’une autoroute en viaduc, aussi circulée que le périphérique parisien. Sa suppression a changé Séoul : moins de voitures, une rivière restaurée, un centre-ville qui
La rivière Cheonggyecheon était recouverte d’un boulevard à 2 x 5 voies et d’une autoroute en viaduc, aussi circulée que le périphérique parisien. Sa suppression a changé Séoul : moins de voitures, une rivière restaurée, un centre-ville qui renaît.
© Paul Lecroart, IAU îdF
New York, Saint-Louis, Montréal, Vancouver, San Francisco, la Nouvelle-Orléans... : les villes nord-américaines s’interrogent sur l’intérêt de conserver des voies rapides qui créent des coupures urbaines. Toronto, Gardiner Expressway.
New York, Saint-Louis, Montréal, Vancouver, San Francisco, la Nouvelle-Orléans... : les villes nord-américaines s’interrogent sur l’intérêt de conserver des voies rapides qui créent des coupures urbaines. Toronto, Gardiner Expressway.
© Paul Lecroart, IAU îdF

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