Enquête « victimation & sentiment d’insécurité en Île-de-France » 2009

Les premiers résultats

29 juin 2009ContactHélène Heurtel

Les enquêtes « victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France » complètent les statistiques officielles de la délinquance

Depuis 2001, la Région Île-de-France finance une enquête tous les deux ans visant à mesurer le sentiment d’insécurité et les atteintes dont les Franciliens sont victimes. Cette enquête complète les statistiques officielles de la délinquance enregistrée par les services de police et de gendarmerie nationale.

Instruments reconnus et utilisés depuis longtemps à l’étranger, aussi bien à des échelles nationales (États-Unis, Angleterre, Pays-Bas...) que locales, les enquêtes de « victimation » sont encore peu développées en France. Elles sont pourtant indispensables à la connaissance des phénomènes d’insécurité.

10 500 ménages franciliens interrogés à chaque enquête

Pionnière en la matière, l’enquête « victimation & sentiment d’insécurité en Île-de-France » est la seule en France réalisée à l’échelle d’un territoire régional. Elle est antérieure à l’enquête nationale Cadre de vie et sécurité (CVS) conduite par l’Observatoire national de la délinquance depuis 2007. Et surtout, elle s’appuie sur un échantillon de la population francilienne plus important : 10 500 ménages franciliens interrogés à chaque enquête (soit 4 000 de plus que le cumul des deux enquêtes de l’Observatoire national de la délinquance). Cet échantillon permet ainsi de disposer de résultats précis, grâce à des marges d’erreurs faibles, aussi bien sur l’ensemble de la région qu’à des échelles territoriales plus fines (départements, ZUS, etc.).

L’enquête de 2009 constitue une aide précieuse pour la conduite des politiques régionales de sécurité

Par son ancienneté, par sa constance (questionnaire et mode de recueil inchangé), par la taille et la représentativité de son échantillon, cette enquête fait référence. Elle constitue une aide précieuse pour la conduite des politiques régionales de sécurité en apportant des éclairages inédits sur les victimes d’agressions ou de vols, sur les peurs, sur l’insécurité dans les transports en commun, dans les quartiers...

Et c’est pourquoi il importe de la reconduire périodiquement afin de prendre en compte les évolutions de l’insécurité en Île-de-France.

Ressources

Dans les transports en commun, la vidéosurveillance est jugée rassurante par près de deux Franciliens sur trois.
Dans les transports en commun, la vidéosurveillance est jugée rassurante par près de deux Franciliens sur trois.
© Doutre (Caroline), IAU îdF, BASOH
L’enquête montre que le désintérêt des Franciliens pour les questions de sécurité s’est encore accentué au profit d’une insécurité « sociale ».
L’enquête montre que le désintérêt des Franciliens pour les questions de sécurité s’est encore accentué au profit d’une insécurité « sociale ».
© Galerie de ruminatrix, www.flickr.com
Les résultats mettent aussi en évidence la relation entre la qualité du cadre de vie, sans nuisance, et le sentiment de sécurité.
Les résultats mettent aussi en évidence la relation entre la qualité du cadre de vie, sans nuisance, et le sentiment de sécurité.
© Guigou (Brigitte), IAU îdF
La proportion de ménages victimes de cambriolage a baissé de manière significative à Paris, qui était le département le plus touché dans l’enquête de 2001.
La proportion de ménages victimes de cambriolage a baissé de manière significative à Paris, qui était le département le plus touché dans l’enquête de 2001.
© IAU îdF
Paris et les Hauts-de-Seine sont encore les départements où les taux observés de vols de voitures sont les plus faibles d’Île-de-France.
Paris et les Hauts-de-Seine sont encore les départements où les taux observés de vols de voitures sont les plus faibles d’Île-de-France.
© IAU îdF
L’évolution dans le temps met en évidence une baisse significative de la proportion de ménages victimes de vols de 2 roues par rapport à l’enquête de 2001 en grande couronne.
L’évolution dans le temps met en évidence une baisse significative de la proportion de ménages victimes de vols de 2 roues par rapport à l’enquête de 2001 en grande couronne.
© IAU îdF