Étude de cas étrangers de transports collectifs de banlieue

Madrid

30 septembre 2006ContactDanièle Navarre

Dans la plupart des métropoles, l'étalement urbain et les délocalisations d'emplois vers la périphérie ont créé le besoin de nouvelles lignes de transports en commun entre secteurs plus ou moins éloignés du coeur de l'agglomération. Ces lignes sont différentes des liaisons radiales habituelles.

L'IAU île-de-France a voulu savoir comment ces évolutions étaient prises en compte dans d'autres régions que l'Île-de-France et analysé trois d'entre elles, Madrid, Londres et Berlin.

La région de Madrid, une fois et demi moins étendue que l'Île-de-France, couvre 8 000 km2 et compte 179 municipalités. Son territoire est structuré en cinq zones concentriques qui vont du centre de la ville et de la couronne urbaine agglomérée à forte densité à une couronne rurale faite de vastes espaces naturels.

Plus de 5,8 millions habitants vivent dans cette région, 2,8 millions y travaillent, dont 96 % dans la ville de Madrid et la couronne métropolitaine. Cela porte le nombre d'emplois par habitant à 0,48, un chiffre légèrement supérieur à celui de l'Île-de- France (0,46).

Croissance économique et immigration importante ont provoqué une forte expansion urbaine en périphérie et au-delà des limites de la ville de Madrid.

La région de Madrid dispose de puissants réseaux de transport, particulièrement développés à partir des années 1990 à la suite de la création de l'autorité organisatrice des transports (CRTM) dont les fonctions correspondent à celles du Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF).

Un effort particulier a été fait sur le réseau de métro, dont la longueur a été augmentée, chaque année, de 10 km (la construction d'un kilomètre de métro coûte environ deux fois moins cher à Madrid qu'en Île-de-France) : prolongement de lignes radiales, construction d'une rocade centrale (ligne 6) et d'une autre (METROSUR) en périphérie, développement de pôles intermodaux sur la rocade centrale.

En 2004, les habitants de la région de Madrid ont effectué quotidiennement 14,5 millions de déplacements, tous modes confondus (35 millions pour les Franciliens en 2001). 34 % de ces déplacements ont été faits par les transports en commun contre 19,4 % en Île-de-France.

Cependant, la couronne métropolitaine accueille de plus en plus d'emplois et d'habitants dans de nouvelles urbanisations, ce qui génère de nouveaux déplacements largement dépendants de la voiture, compte tenu d'un faible maillage des lignes radiales en périphérie.

Pour faire face à l'augmentation des besoins en déplacements, la région de Madrid prévoit d'augmenter la longueur du réseau de métro d'une cinquantaine de kilomètres. En complément de ces extensions, trois lignes de tramway sont envisagées, un grand projet de chemin de fer suburbain est prévu au centre de la ville pour relier les deux principales gares de Madrid. Enfin, six nouveaux terminus intermodaux seront construits sur le pourtour de l'hyper-centre de la capitale.

Ressources

Structure en couronne de la région de Madrid
Structure en couronne de la région de Madrid.
Répartition des déplacements mécanisés entre les modes collectifs et les modes individuels selon le type de liaison en 2004.
Répartition des déplacements mécanisés entre les modes collectifs et les modes individuels selon le type de liaison en 2004.
La part des modes individuels dans les modes mécanisés augmente régulièrement malgré la croissance continue du nombre d'usagers des transports collectifs.
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