Insécurité en territoires périurbains

Comparaison de cinq sites franciliens

29 octobre 2012ContactTanguy Le Goff, Virginie Malochet

Saisir l’espace périurbain sous l’angle de l’insécurité

À la demande du conseil régional d’Île-de-France, en réponse aux préoccupations des élus locaux, l’IAU îdF a mené une étude de type exploratoire sur le thème de l’insécurité en territoires périurbains. Face à l’image d’une insécurité croissante qui déborderait la ville pour gagner les campagnes, la question centrale est de savoir ce qui se joue réellement en la matière dans l’espace périurbain francilien. Au-delà, cette étude vise, à partir de l’entrée « insécurité », à apporter une contribution à la réflexion sur les territoires périurbains. Cet angle d’analyse est une manière d’en interroger les spécificités, les processus de différenciation interne, les dynamiques de transformation et de continuité sur le plan de l’action publique notamment.

Objectifs

L’étude sociologique qui a été conduite s’est donnée comme triple objectif :

  • de baliser la problématique de l’insécurité périurbaine et de la contextualiser en regard des données de cadrage existantes sur les communes périurbaines d’Île-de-France ;
  • d’identifier les principaux problèmes rencontrés, d’apprécier leur poids relatif, leurs caractéristiques et leurs évolutions ;
  • d’analyser les réponses apportées, les politiques et les actions mises en œuvre, les postures et les modes d’intervention des acteurs en jeu.

Méthodologie

Pour délimiter l’espace périurbain francilien, cette étude se conforme au zonage établi par l’Insee. Sur le plan méthodologique, elle comprend deux volets :

  • un volet quantitatif, qui s’appuie non pas sur les chiffres de la délinquance enregistrée par les services de police et de gendarmerie (difficilement accessibles et exploitables), mais sur une source alternative : les enquêtes « victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France » réalisée par l’IAU îdF ;
  • un volet qualitatif, qui repose sur une enquête de terrain sur la base d’entretiens menés auprès d’acteurs locaux concernés par les questions de sécurité publique et de prévention de la délinquance (élus, gendarmes, policiers municipaux, médiateurs, etc.), sur 5 sites illustrant l’hétérogénéité du périurbain francilien (un site moyen, un site jeune, un site aisé, un site sensible, un site aux franges).

Ressources

Quel que soit le territoire – urbain, périurbain ou rural, le maire incarne la figure de « l’élu de proximité », avec toute la charge positive qui est désormais associée à cette notion
Quel que soit le territoire urbain, périurbain ou rural, le maire incarne la figure de « l’élu de proximité », avec toute la charge positive qui est désormais associée à cette notion
Auvers-sur-Oise © Claire Galopin, IAU îdF
Ce qui semble le plus peser sur les élus, ce n’est pas tant la gravité des méfaits commis, mais la récurrence de ces petits désordres, de ces problèmes « usants au quotidien », qui suscitent l’exaspération des riverains
Ce qui semble le plus peser sur les élus, ce n’est pas tant la gravité des méfaits commis, mais la récurrence de ces petits désordres, de ces problèmes « usants au quotidien », qui suscitent l’exaspération des riverains
Draveil (91) © Mathilde Fonteneau IAU îdF
Le choix de la vidéosurveillance, les maires le font d’autant plus aisément qu’ils sont convaincus qu’il s’agit d’un outil recueillant l’assentiment de la majorité de leurs administrés.
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