La consommation énergétique des transports franciliens

Note rapide sur les transports, n° 400

31 octobre 2005ContactLouis Servant

L'énergie consommée par les transports terrestres représente près de 23 % de la consommation énergétique régionale. II s'agit à 95 % de carburants fossiles, essentiellement du pétrole. Entre 1990 et 1999, la croissance de la consommation énergétique en carburants fossiles (+ 3 %) a été nettement inférieure à l'augmentation du trafic routier (+ 10 %), performance essentiellement imputable à la percée des véhicules diesel dans le parc automobile régional. Plus on s'éloigne de Paris, plus la dépendance automobile s'accroît, pesant lourd dans le budget des ménages à faible revenu. Les transports routiers dépendront pendant longtemps du pétrole, d'une part parce qu'il n'existe pas actuellement d'énergie alternative massive et satisfaisante, d'autre part à cause du lent renouvellement du parc de voitures particulières. Or, le prix du pétrole est voué à être durablement cher, à moyen terme.

Ressources

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La dépendance automobile pèse lourd dans le budget des ménages à faible revenu résidant en périphérie de l'agglomération parisienne et ne pouvant accéder, pour des raisons financières, à un logement plus proche de Paris à cause des prix de l'immobilier.
© PORTIER (Marie-Anne) IAU îdF
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Le tramway représente une efficacité énergétique dix fois supérieure à la voiture particulière.
Tramway T1, station Bobigny-Pablo Picasso. © DOUTRE (Caroline) IAU îdF ; BASOH