La mixité fonctionnelle dans les quartiers en rénovation urbaine

Tome 1. Synthèse

30 octobre 2009ContactBrigitte Guigou, Carole Delaporte, Catherine Mangeney, Martin Hervouët

Pour le compte du comité d'évaluation et de suivi de l'Anru, l'IAU île-de-France a réalisé une étude en deux tomes sur sur la mixité fonctionnelle dans les opérations de rénovation urbaine.
Il s'agit de décrire la nature des interventions concernant le développement des activités économiques, artisanales, commerciales, des équipements et services publics menées dans le cadre des projets urbains, d’en identifier l’ampleur et les modalités de mise en œuvre et d’en interroger les objectifs. La méthode s’appuie sur une analyse comparative d’un échantillon de 90 conventions puis de 10 sites (4 en Île-de-France et 6 en régions). Ce premier tome présente les définitions, la problématique et la méthode de l’étude.

Une mixité fonctionnelle au service du projet urbain

Il en ressort que la mixité fonctionnelle n’est pas un axe central des projets de rénovation urbaine. Les données financières le montrent : les opérations menées au nom de la mixité fonctionnelle représentent entre 10,5 % et 12 % du montant total des projets.
Mais cette moyenne ne tient pas compte de « l’effet levier » du PNRU (programme national de rénovation urbaine), c’est-à-dire des investissements réalisés par les collectivités locales en lien avec le projet sans être subventionnés par l'Anru. Or cet effet est important dans certains sites.
La mixité fonctionnelle est d’abord conçue comme étant au service du projet urbain, les équipements, services et commerces contribuant a créer ou renforcer des centralités, polarités..., selon des formes diverses. On note une meilleure prise en compte de la façon dont l’organisation spatiale peut contribuer à cette mixité fonctionnelle. Si le développement d’activités économiques est peu présent dans les conventions, la question commerciale est perçue, en revanche, comme un enjeu central par l’ensemble des porteurs de projet. Mais les difficultés sont récurrentes sur les questions de portage, de commercialisation et de gestion des commerces. Globalement, les investissements relatifs aux équipements sont ambitieux, même si la programmation reste assez routinière et peu prospective.

Ressources

89 % des communes signataires d’une convention font partie d’un EPCI. Ci-dessus, Bagneux qui fait partie de la communauté d’agglomération Sud de Seine, créée en 2005. © Guigou (Brigitte), IAU îdF
89 % des communes signataires d’une convention font partie d’un EPCI.
Bagneux (92), CA Sud de Seine © Guigou (Brigitte), IAU îdF
Nombre de conventions ayant des actions programmées dans les différents types d'équipements/activités© IAU îdF
Nombre de conventions ayant des actions programmées dans les différents types d'équipements/activités
© IAU îdF
10 sites de projets de rénovation urbaine étudiés Source : IAU îdF© IAU îdF
10 sites de projets de rénovation urbaine étudiés
© IAU îdF

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