La mobilité résidentielle des ménages franciliens entre 1984 et 2006

29 juin 2009ContactJean-Jacques Guillouet, Philippe Pauquet

Tout au long de leur existence, de nombreux ménages sont amenés à changer de logement pour des motifs divers et variés. Cela constitue le parcours résidentiel.

Le choix du logement reflète deux grandes catégories de ménages

Selon l’enquête Logement de 2006, 1 538 000 ménages avaient changé de logement récemment alors que 2 559 000 étaient toujours dans le même logement depuis au moins huit ans.
Les changements de logement font partie intégrante de la vie des ménages car ils permettent d’adapter leur lieu de vie à leurs besoins, leurs moyens ou leurs désirs.
Parmi l’ensemble des besoins des ménages, la demande d’espace est majeure. Schématiquement, deux grandes catégories peuvent être distinguées : 

  • celle correspondant aux besoins d’espace les moins importants issus essentiellement des personnes seules (couple qui se sépare, décès d’un conjoint ou encore enfant qui quitte le domicile parental appelé aussi décohabitant) ;
  • celle correspondant aux besoins les plus importants issus essentiellement des ménages avec enfants.

Le niveau des ressources est également un facteur déterminant dans le choix du logement. Deux grandes catégories peuvent là aussi être distinguées :

  • celle correspondant aux ressources des personnes seules, souvent faibles ;
  • celle des familles et couples qui ont les ressources les plus importantes car disposant souvent d’un deuxième revenu, d’une épargne, ou encore d’un capital issu d’un bien acheté précédemment ou hérité.

L’offre de logements comme indicateur de la mobilité des ménages

Les évolutions de la conjoncture économique, des politiques publiques, de l’offre de logements ou de la démographie peuvent favoriser ou contrarier et même interférer dans la mobilité des ménages.
Dans l'enquête de 1984, le nombre d’emménagements récents en Île-de-France représentait une part sensiblement plus importante de ménages (34,6 %, soit 3 points de plus), alors que les installations anciennes étaient nettement inférieures (45,4 %, soit sept points de moins).

Les évolutions de la mobilité résidentielle des ménages franciliens entre 1984 et 2006

Dans cette étude, la mobilité résidentielle francilienne est observée à partir des enquêtes Logement de l’Insee de 1984, 1988, 1992, 1996, 2002 et 2006. Ces dernières fournissent des informations permettant de quantifier le nombre de ménages ayant déménagé plus ou moins récemment, mais également de qualifier leur profil.
Outre le dénombrement et le profil des ménages, l’analyse porte sur l’évolution de la mobilité résidentielle au cours des vingt dernières années (1984-2006), afin de comprendre les mécanismes à l’origine de la baisse observée entre 1984 et 2006 et les conséquences de cette réduction sur l’équilibre entre l’offre de logements et les besoins des ménages.

Ressources

Les 330 000 ménages propriétaires installés depuis 4 à moins de 8 ans propriétaires ont moins de cinquante ans (68 %). © PREVOST Frédéric, IAU îdF
Les 330 000 ménages propriétaires installés depuis 4 à moins de 8 ans propriétaires ont moins de cinquante ans (68 %).
© PREVOST Frédéric, IAU îdF
Les 503 000 ménages propriétaires installés depuis moins de 4 ans sont répartis entre la périphérie (54 %) et le centre de l’agglomération. ©GUILLOUET Jean-Jacques, IAU îdF
Les 503 000 ménages propriétaires installés depuis moins de 4 ans sont répartis entre la périphérie (54 %) et le centre de l’agglomération.
© GUILLOUET Jean-Jacques, IAU îdF
Les 587 000 ménages locataires HLM installés depuis 8 ans ou plus (53 % des ménages de ce secteur) ont dans la grande majorité des cas des ressources modestes et leur loyer en ponctionne une part non négligeable. Ci-dessus, réhabilitation et réside
Les 587 000 ménages locataires HLM installés depuis 8 ans ou plus ont dans la grande majorité des cas des ressources modestes et leur loyer en ponctionne une part non négligeable.
© METTETAL (Lucile), IAU îdF