La population doctorale en Île-de-France

sous l’angle de l’emploi et de l’insertion professionnelle

10 mai 2010ContactOdile Soulard, Julien Rouvrais

Après huit années d’études, les jeunes docteurs sont confrontés à une insertion professionnelle difficile, en particulier dans l’univers entrepreneurial, et sont parfois attirés par l’étranger. Dans ce contexte, structurer et intensifier la relation entre docteurs et entreprises est impératif et la mise en réseau des acteurs essentiels.

La population doctorale d’Île-de-France est confrontée à plusieurs défis

Cette étude menée par l’IAU île-de-France sur l’insertion professionnelle des doctorants et post-doctorants permet d’identifier les défis régionaux majeurs posés par la situation des 28 000 doctorants franciliens, notamment grâce à la consultation directe des étudiants, des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) et des pôles de compétitivité régionaux. À l’issue des entretiens, il ressort que l’échelle à laquelle se forment les réseaux répondant au besoin d’insertion des doctorants est encore très localisée : l’unité de base des structures spontanées est généralement l’école doctorale.

Le caractère universel du chercheur nécessite des réseaux à une macro-échelle

La Région Île-de-France, compte-tenu de son rayonnement international, aurait toute légitimité dans l’encadrement de ce réseau et le tissage d’une trame européenne plus dense. Le pôle de compétitivité a également un rôle clé à jouer dans la structuration d’un réseau étendu de docteurs, car il s’agit de la seule entité réunissant à la fois les trois acteurs nécessaires à l’évolution des débouchés d’après-thèse : les entreprises, les universités et les laboratoires de recherche. La gouvernance des pôles de compétitivité d’Île-de-France a tout intérêt à anticiper ces questions de main d’œuvre hautement qualifiée, qui sont déterminantes dans une économie de la connaissance basée sur l’innovation.

Des initiatives pour répondre à la question doctorale

Enfin, il peut être judicieux d’observer et de s’inspirer de l’expertise acquise au fil des ans par des associations qui se sont emparées de la question doctorale. L’association Bernard Gregory (ABG) en est le meilleur exemple à ce jour, mais de nombreuses initiatives plus localisées (Redoc, Cafés de l’après thèse...) ont également fait preuve d’imagination dans la résolution des problèmes concrets des doctorants, et dont les idées doivent, à ce titre, être exploitées. Le partenariat avec les acteurs économiques comme le Medef, initié par l’ABG, pourrait être porté légitimement par les pôles de compétitivité en association avec les partenaires initiaux.

Ressources

Le doctorat sanctionne 8 années d’études et de recherche. © Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH
Le doctorat sanctionne 8 années d’études et de recherche.
© Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH
La France fait office de "brain gainer" avec moins de 2 % des scientifiques français qui partent en Amérique du Nord. © Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH
La France fait office de "brain gainer" avec moins de 2 % des scientifiques français qui partent en Amérique du Nord.
© Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH
Les entreprises se servent de leur recrutement pour créer des réseaux de connaissances et de commerce. © Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH
Les entreprises se servent de leur recrutement pour créer des réseaux de connaissances et de commerce.
© Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH

Études apparentées

Voir aussi

Organismes producteurs de données

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Centres de mobilité en ÎDF

Association Bernard Grégory (de la thèse à l’emploi)

Île-de-France technologie (cf. CIFRE)

Centre de sociologie des organisations

Insee Île-de-France

OFIPE Observatoire des Formations et des insertions professionnelles, évaluations

CÉREQ Centre d’études et de recherche sur les qualifications