Le nouveau découpage morphologique

Note aux utilisateurs

31 mars 2007ContactJérôme Bertrand, Régis Dugue

Des attentes nouvelles

Plusieurs découpages sont utilisés en fonction des besoins d’études. Chaque découpage se doit de répondre à un objectif précis et d’être complémentaire d'autres, sans se substituer à eux. Les plus fréquents sont :

  • les découpages administratifs (communes, intercommunalités, cantons et départements) ;
  • les découpages de planification (les entités dégagées par le SDRIF, les SCOT et le Plan vert régional) ;
  • les découpages des espaces économiques (l’agglomération économique et les zones d’emplois) ;
  • les découpages territoriaux (les « 112 secteurs » supra communaux) ;
  • le découpage morphologique.

Or, le découpage morphologique utilisé ne correspond plus à la réalité du paysage urbain et institutionnel de la région. Les utilisateurs de ce découpage, aussi bien à l’IAU île-de-France que chez ses partenaires (y compris le Conseil régional), ont exprimé le souhait d’obtenir un découpage morphologique actualisé.

L'IAU île-de-France a donc mobilisé des personnes ressources dans ses différents départements et domaines de compétence pour établir de nouveaux critères et aboutir à un découpage morphologique plus cohérent avec les évolutions récentes de l’occupation des sols et des espaces urbains.

Des indices plus discriminants : 7 secteurs de découpage

Contrairement au principe de continuité communale du découpage de 1994, le nouveau découpage opte pour un principe de discontinuité géographique qui révéle les communes urbaines majeures au sein d'un même secteur morphologique.

Il est fondé sur des indices plus discriminants que ceux proposés par l'INSEE (taux d'espaces urbanisés et la densité humaine) mais réintégre dans une catégorie plus appropriée les communes en limite de seuil statistique.

Ces critères sont :

  • d’une part, la proportion d’espaces urbanisés qui introduit la notion de potentialité d’urbanisation extensive
  • d’autre part, la densité humaine sur les espaces construits qui s’appuie sur la notion d’intensité des fonctions urbaines (résidentielles ou économiques), traduisant généralement un tissu urbain caractéristique.

La combinaison de ces deux variables a permis d’établir les caractéristiques morphologiques de sept  secteurs du découpage : le centre de l'agglomération de Paris, les communes denses de l'agglomération de Paris, les autres communes majoritairement urbanisées de l’agglomération de Paris, les autres communes, les autres agglomérations, les autres communes des agglomérations secondaires et l'espace rural.

Cette note vise à présenter la méthodologie, les étapes de réflexion, le contexte du renouvellement ainsi que la logique et les critères de ce nouveau découpage morphologique régional pour en faciliter l'utilisation.

Ressources

Tissu urbain de référence, la ville de Crosne (91560). Exemple de communes de l’agglomération centrale moyennement urbanisées et moyennement denses, répondant aux conditions suivantes : taux d’espaces urbanisés supérieur ou égal à 65 %, densi
Tissu urbain de référence, la ville de Crosne (91560). Exemple de communes de l’agglomération centrale moyennement urbanisées et moyennement denses, répondant aux conditions suivantes : taux d’espaces urbanisés supérieur ou égal à 65 %, densité humaine sur les espaces urbains supérieure ou égale à 30 individus à l’hectare.
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Le découpage territorial en 112 secteurs permet de tenir compte « des regroupements intercommunaux existants, en projet ou anciens et, à défaut, de l’homogénéité fonctionnelle et morphologique des secteurs. Le choix de ce découpage doit permettr
Le découpage territorial en 112 secteurs permet de tenir compte « des regroupements intercommunaux existants, en projet ou anciens et, à défaut, de l’homogénéité fonctionnelle et morphologique des secteurs. Le choix de ce découpage doit permettre de travailler sur des périmètres de mise en œuvre des opérations d’aménagement. »
© IAU îdF
Le découpage de 1999, limité à 7 secteurs morphologiques, permet de simplifier la lecture du territoire régional et facilite l’expression de données synthétiques à l’échelon régional. Les usages préférentiels de ce découpage pourront être
Le découpage de 1999, limité à 7 secteurs morphologiques, permet de simplifier la lecture du territoire régional et facilite l’expression de données synthétiques à l’échelon régional. Les usages préférentiels de ce découpage pourront être des analyses statistiques exprimant de grandes tendances (les dynamiques de desserrement ou de polarisation, les localisations des activités et des habitants, les pratiques de déplacements) mais également des analyses territoriales plus fines.
© IAU îdF

Voir aussi

Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)