Les conditions de logement en Île-de-France en 2013

Note rapide Habitat, n° 681

27 avril 2015ContactJessica Labrador, Insee Île-de-France

L’Insee publie les premiers résultats de son Enquête nationale logement 2013. Elle présente un état des lieux du parc de logements francilien et sa spécificité au vu des évolutions à l’œuvre dans le reste du territoire français. La croissance des résidences principales, leur surface, les conditions d’occupation selon les critères de décence du logement fixés par la loi SRU, sont les premiers éléments mis en relief.
En 2013, le parc francilien de logements compte 5,1 millions de résidences principales. Parmi ces logements, six sur dix sont situés au cœur de l’agglomération parisienne, c’est-à-dire à Paris ou en petite couronne. Entre 1996 et 2013, le nombre de résidences principales a augmenté en moyenne de 35 500 par an, soit +13,3 % sur la période. La croissance a été plus dynamique en grande couronne, notamment dans le Val-d’Oise, en Seine-et-Marne et dans les Yvelines.

Ressources

Une croissance des résidences principales plus faible en Île-de-France qu’en province
Une croissance des résidences principales plus faible en Île-de-France qu’en province
Source : Enquête nationale logement (ENL), Insee, 1996, 2006, 2013
Davantage de locataires à Paris et en petite couronne
Davantage de locataires à Paris et en petite couronne
Source : Enquête nationale logement (ENL), Insee, 2013.
Le surpeuplement des logements est plus fréquent à Paris et en Seine-Saint-Denis que dans le reste de la région francilienne
Le surpeuplement des logements est plus fréquent à Paris et en Seine-Saint-Denis que dans le reste de la région francilienne
Source : Enquête nationale logement, Insee, 2013.

Voir aussi

Définitions

Degré de peuplement d’une résidence principale : il est établi en comparant le nombre de pièces et la surface du logement à une norme d’occupation, définie en fonction de la composition du ménage (nombre de personnes, âge et situation familiale de ses membres).
Le nombre de pièces nécessaire au ménage est décompté de la manière suivante :
- une pièce de séjour pour le ménage ;
- une pièce pour chaque couple ;
- une pièce pour les célibataires de 19 ans et plus ;
- et, pour les célibataires de moins de 19 ans : une pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou s’ils ont moins de 7 ans ; sinon, une pièce par enfant.
La superficie nécessaire au ménage est de :
- 25 m2 pour une personne seule vivant dans un logement d’une pièce ;
- 18 m2 par personne pour les autres ménages.
Un logement est donc surpeuplé si le nombre de pièces est égal à la norme et les membres du ménage disposent de moins de 18 m2 par personne, ou s’il manque au moins une pièce par rapport à la norme, ou s’il s’agit d’un studio d’une surface de moins de 25 m2.
À Paris, le grand nombre de studios de petite surface a un fort impact sur l’évaluation du nombre de logements surpeuplés car tous les studios de moins de 25 m2 sont par définition surpeuplés.

Secteur social : les locataires du secteur social sont ici les ménages locataires d’un logement vide ayant indiqué que leur loyer relevait de la législation HLM (le loyer est modéré et le ménage a fait une demande pour obtenir le logement). La très grande majorité de ces ménages ont un bailleur de type organisme HLM ou assimilé. Les autres ont indiqué que leur bailleur était une société d’économie mixte, une administration, une collectivité, un organisme de sécurité sociale, ou encore une association au titre de l’action logement.