Les industriels restent attachés à l'Île-de-France

Note rapide Économie, n° 704

17 novembre 2015ContactThierry Petit

Une série d’entretiens menés auprès d’industriels franciliens fait apparaître un fort attachement à l’Île-de-France. Les facteurs d’ancrage dominent grâce à une forte technicité, de l’innovation, une intégration toujours plus poussée des services et une forte réactivité. Des enjeux pèsent cependant sur ces établissements : la disponibilité de la main-d’œuvre, un environnement urbain favorable et des locaux adaptés et abordables.
L’industrie francilienne, malgré une baisse continue de ses effectifs depuis quarante ans (-25 % depuis 2000, source Insee/Estel), représente encore le principal pôle national en termes d’emplois. Près de 50 000 établissements employaient 456 000 personnes en 2013, c’est-à-dire 8 % de l’emploi régional. À côté des sièges et des centres de R&D, qui constituent la majorité des emplois industriels franciliens, subsistent de nombreux établissements de production. Si les très grands établissements marquent les esprits avec des surfaces parfois conséquentes (170 ha pour le site de PSA à Poissy), les très nombreux petits et très petits établissements de moins de 50 salariés composent l’essentiel du tissu industriel francilien (94 %) et emploient près de 50 % des salariés.

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