Les paysages d'Île-de-France

Les Cahiers n° 117-118

30 octobre 1997Contact

L’Île-de-France possède un patrimoine architectural et paysager d’une très grande qualité. Cependant des menaces pèsent sur ses paysages : le poids de la population, l’étendue de l’urbanisation, l’importance des infrastructures. Aujourd’hui, il paraît important de faire la somme des expériences concrètes et des réflexions plus techniques sur le paysage, les paysages, en fonction d’un territoire donnée, celui de l’Île-de-France.

Comprendre

L’objectif affiché de cet inventaire est d’être utile et d’être utilisé. Comprendre est indispensable pour agir. Cette première partie entend non seulement décrire les paysages d’Île-de-France, mais expliquer la manière dont ils sont perçus, formés, transformés, et dégager les enjeux dont ils sont l’objet.
À l’origine du regard porté par une société sur ses paysages, de la demande de préservation, de réhabilitation ou de création de paysages, il y a toujours des paysages de référence, un idéal paysager. Ces représentations et leur influence actuelle et prévisible ont été ici analysées.
Le second facteur essentiel de compréhension des paysages d’aujourd’hui est leur histoire, naturelle et humaine. L’histoire naturelle explique les formes du relief, la place de l’eau, les grandes formations végétales. L’histoire humaine fait apparaître la logique de l’organisation du territoire par l’agriculture, les voies de communication, l’urbanisation. La composition des paysages est le résultat de ces histoires.
Enfin, il a semblé indispensable de présenter et analyser les principales politiques qui ont déjà agi en faveur du paysage, les acteurs qui les portent, les objectifs de ceux-ci et les moyens qu’ils se donnent pour les atteindre.

Agir

Dans de nombreux domaines, nos actes quotidiens ont des conséquences directes sur l’évolution du paysage, sur sa transformation lente ou rapide, sur notre manière de le percevoir. Agir pour le paysage se situe à un carrefour.
Trois triples problématiques se rencontrent en effet dans l’action : une problématique spatiale (urbaine, périurbaine, rurale) une problématique de l’acte (composer, revaloriser, préserver), une problématique de paysages (paysage reconnu, paysage en devenir, paysage oublié).
Cette deuxième partie vise surtout à aborder et à illustrer par l’exemple les principaux thèmes d’action sur les paysages franciliens. Neuf de ces thèmes sont ainsi abordés de la composition active à la préservation du plus urbain au plus rural, du reconnu à l’oublié. L’ensemble de ces thèmes représente ainsi une somme d’expériences susceptibles de servir de matériau aux réflexions menées à toutes échelles sur le paysages, de la rue à la ville nouvelle, de l’arbre isolé à la forêt...

Composer

Le paysage, présent dans le quotidien comme dans l’exceptionnel, fait intervenir une multiplicité d’acteurs qui jouent chacun leur rôle avec leurs compétences, leurs outils, leur pouvoir et leur conviction. Aujourd’hui encore, chacun de ces acteurs tend à jouer sa propose partition. Il est pourtant nécessaire que les uns composent avec les autres dans une véritable démarche globale de développement durable.
Le paysage est un patrimoine qu’il nous appartient de gérer, de développer, d’enrichir ou de préserver, de léguer aussi, sans que des actions irréfléchies aient progressivement détérioré sa beauté ou en aient fait basculer des pans entiers dans des situations irréversibles.

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Ressources

Les actions en faveur du paysage doivent aussi être des projets de création, c’est-à-dire des transformations voulues de l’espace enrichissant le patrimoine commun. © Lacombe (Matthias), IAU îdF
Les actions en faveur du paysage doivent aussi être des projets de création, c’est-à-dire des transformations voulues de l’espace enrichissant le patrimoine commun.
© Lacombe (Matthias), IAU îdF
Inscrire une ligne dans le paysage est d’abord un travail de raccordement des échelles, entre le projet d’infrastructure et les différentes échelles du paysage. © Pattacini (Jean-Claude), IAU îdF, Urba images
Inscrire une ligne dans le paysage est d’abord un travail de raccordement des échelles, entre le projet d’infrastructure et les différentes échelles du paysage.
© Pattacini (Jean-Claude), IAU îdF, Urba images
Composer la ville nécessite de traiter sa forme aux échelles de son site géographique, de son agglomération et de chacun de ses quartiers. © Loudier (Céline), IAU îdF
Composer la ville nécessite de traiter sa forme aux échelles de son site géographique, de son agglomération et de chacun de ses quartiers.
© Loudier (Céline), IAU îdF