Les villes face à l’insécurité

Actes de la table ronde, 25 novembre 2010

02 mai 2011Contact

Le 25 novembre 2010, à l'occasion de la sortie du numéro 155 des Cahiers « Les villes face à l’insécurité », l’IAU îdF a réuni différents acteurs : institution policière, chercheurs, représentants des collectivités, des bailleurs et des transporteurs pour poursuivre la controverse sur les enjeux de la sécurité dans les espaces publics.

Table ronde n° 1
Urbanisme et sécurité : les tendances actuelles

Depuis la loi d’orientation et de programmation relative à la sécurité, la réalisation d’études préalables de sécurité publique dans les projets urbains a fortement été incitée. Le plan national de la prévention de la délinquance et d’aide aux victimes, approuvé en octobre 2009 prévoit également l’extension du champ d’application des études de sécurité. Un projet de décret, présenté fin septembre 2010 devant le Comité des finances locales, vise à étendre l’obligation de procéder aux études publiques de sécurité en amont d’un certain nombre de projets avec des spécificités franciliennes, concernant notamment les gares. Cette évolution réglementaire peut interroger sur les travaux à la base des différents professionnels concernés, sur la méthode mise en œuvre dans l’élaboration des études de sécurité publique.
Quel équilibre pouvons-nous trouver dans leurs contenus entre la prévention situationnelle et une approche urbaine centrée sur la qualité des espaces ?

Table ronde n° 2
États et collectivités territoriales : quelle coproduction de sécurité ?

Ce second volet est consacré aux questions de coproduction de sécurité. Depuis la loi de 1995, on a eu le sentiment qu’une gouvernance locale de sécurité s’était effectivement affirmée. Pour répondre aux demandes locales de sécurité, les collectivités territoriales ont choisi d’intervenir tant en investissement qu’en fonctionnement. Des évolutions sont intervenues. La première, sur laquelle nous avons déjà proposé un certain nombre de travaux, concerne la place de la police municipale. Nous nous trouvons face à un transfert insidieux d’un certain nombre de compétences vers des agents qui restent des fonctionnaires de la fonction publique territoriale. La seconde concerne l’évolution des dispositifs de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes. On constate aujourd’hui que l’essentiel des budgets consacrés à ces opérations participent essentiellement au financement de la vidéosurveillance. Par ailleurs, une enquête récente du Conseil national des villes fait apparaître un fort ressenti de la part des collectivités territoriales quant à la remise en cause des pratiques partenariales au profit d’une attitude beaucoup plus dirigiste de la part de l’État.

Ressources

« … la qualité de l’espace, […] peut dépendre de la façon dont l’espace est aménagé mais aussi de la façon dont il est géré... » © Naudin Adam (Muriel), IAU îdF
« … la qualité de l’espace, […] peut dépendre de la façon dont l’espace est aménagé mais aussi de la façon dont il est géré... »
© Naudin Adam (Muriel), IAU îdF
« … un problème de sécurité n’est pas toujours – et même très rarement – uniquement un problème qui relève du champ de la sécurité, de la répression. » © Lacombe (Matthias), IAU îdF
« … un problème de sécurité n’est pas toujours – et même très rarement – uniquement un problème qui relève du champ de la sécurité, de la répression. »
© Lacombe (Matthias), IAU îdF
« La réduction des forces de police fait que l’État ne se sent plus dans la capacité de s’asseoir à une table de négociation et de signer un contrat avec qui que ce soit, car il ne peut tenir aucune parole par rapport à des engagements possible
« La réduction des forces de police fait que l’État ne se sent plus dans la capacité de s’asseoir à une table de négociation et de signer un contrat avec qui que ce soit, car il ne peut tenir aucune parole par rapport à des engagements possibles. »
© Pattacini (Jean-Claude), IAU îdF

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