Mobilité résidentielle des Franciliens : ralentissement entre 1984 et 2006

Note rapide Habitat, n° 463

30 janvier 2009ContactJean-Jacques Guillouet, Philippe Pauquet

En vingt ans, le parc social semble avoir perdu sa fonction d'étape dans le parcours résidentiel des Franciliens. La baisse de la mobilité résidentielle est principalement due au manque d'offre, locative ou en accession, en direction des ménages modestes.

Dans un contexte d'inadaptation de l'offre de logements, en quantité comme en termes d'accessibilité financière pour les ménages, il n'est pas étonnant que le parc social constitue un « refuge » pour les ménages modestes. Les vingt dernières années ont été favorables à l'accession. Les ménages modestes ont pu acheter grâce à des prix demeurant « raisonnables » accompagnés de prêts aidés à l'accession. Mais les prix ont augmenté beaucoup plus vite que les revenus et les prêts n'ont plus accompagné l'accession des ménages modestes. Toutefois, la conjoncture s'est retournée, comme en témoignent la baisse récente du volume des transactions et la stagnation, voire diminution des prix.

Enfin, la mobilité résidentielle est, en partie, le reflet des besoins et moyens des ménages, mais elle est également liée à l'offre de logements et à l'importance respective des secteurs de la propriété du locatif libre et du locatif social.

Ressources

La durée moyenne d'installation dans le parc social et passée de 8,3 ans, en 1984, à 13,1 ans en 2006. Fontenay-sous-bois (94) Réhabilitation HQE par Logirep d'une maison du 19e siècle en logements sociaux.
La durée moyenne d'installation dans le parc social et passée de 8,3 ans, en 1984, à 13,1 ans en 2006. Fontenay-sous-bois (94) Réhabilitation HQE par Logirep d'une maison du 19e siècle en logements sociaux.
© METTETAL (Lucile), IAU îdF
Parmi les emménagés récents du locatif privé de moins de 30 ans, la part des étudiants, en général à faible revenu, a progressé, passant de 8 % en 1984 à 21 % en 2006.
Parmi les emménagés récents du locatif privé de moins de 30 ans, la part des étudiants, en général à faible revenu, a progressé, passant de 8 % en 1984 à 21 % en 2006.
© DOUTRE (Caroline), IAU îdF
Toute réduction importante du locatif privé risquerait d'entraîner des répercussions négatives sur l'économie francilienne. Il accueille notamment 2,5 fois plus de ménages en provenance de province que ne le font les parcs de la propriété et du l
Toute réduction importante du locatif privé risquerait d'entraîner des répercussions négatives sur l'économie francilienne. Il accueille notamment 2,5 fois plus de ménages en provenance de province que ne le font les parcs de la propriété et du locatif social réunis.
© bonapartconsulting, Flickr