Parcours et expériences d'études des Franciliens selon leur origine

Une exploitation de l'enquête « trajectoires et origines »

06 août 2013ContactCorinne de Berny Riche

Parmi les immigrés vivant en Île-de-France, un peu moins de la moitié ont été scolarisés au moins en partie en France. La majorité d’entre eux ont été accueillis dans les écoles, collèges et lycées.

Le niveau d’études des immigrés et descendants d’immigrés résidant en Île-de-France est plus élevé que dans le reste de la France métropolitaine

La population majoritaire obtient des diplômes de niveau plus élevé que les descendants d’immigrés, qui eux-mêmes font mieux que les immigrés scolarisés en France. Une partie importante de ces inégalités sont imputables à d’autres caractéristiques sociodémographiques. Néanmoins, le niveau d’études des immigrés et descendants d’immigrés résidant en Île-de-France est plus élevé que dans les autres régions, tout comme celui de la population majoritaire. Quelle que soit leur origine, les familles franciliennes sont fortement investies dans l’aide aux devoirs. Mais les immigrés et descendants d’immigrés semblent plus « captifs » de l’offre publique sectorisée.

Une expérience plus souvent teintée d’amertume, en particulier en matière d’orientation

L’expérience des discriminations concerne au premier chef les processus d’orientation. La perception d’une forte concentration des élèves d’origine immigrée dans les établissements fréquentés pourrait contribuer à renforcer ce sentiment. Cette perception est plus marquée en Île-de-France que dans les autres régions. Les appréciations portées sur l’établissement fréquenté sont un peu moins positives chez les jeunes descendants d’immigrés, en particulier en termes de sécurité, de réputation et d’égalité de traitement. Aussi ambitieux que les autres élèves, ils apparaissent un peu moins confiants dans leur capacité à réussir.

Ressources

Le niveau de français à l’arrivée des immigrés croît avec leur niveau d’études : 9% seulement de ceux entrés dans l’enseignement primaire maîtrisaient parfaitement la langue, contre 32% de ceux entrés dans l’enseignement secondaire et 54%
Le niveau de français à l’arrivée des immigrés croît avec leur niveau d’études : 9 % seulement de ceux entrés dans l’enseignement primaire maîtrisaient parfaitement la langue, contre 32 % de ceux entrés dans l’enseignement secondaire et 54 % de ceux entrés dans l’enseignement supérieur.
Noisy le Grand (93) © Abron (Claude) IAU îdF
Les enfants de parents ouvriers ou employés sont les plus nombreux à évoquer de fortes concentrations d’élèves d’origine immigrée dans les établissements scolaires qu’ils ont fréquentés. Champigny-sur-Marne (94) © Pattacini (Jean-Claude)
Les enfants de parents ouvriers ou employés sont les plus nombreux à évoquer de fortes concentrations d’élèves d’origine immigrée dans les établissements scolaires qu’ils ont fréquentés.
Champigny-sur-Marne (94) © Pattacini (Jean-Claude) IAU îdF, Urba images
Près des deux tiers des enfants d’immigrés scolarisés en lycée professionnel estiment que leur orientation a été contrainte par des résultats scolaires insuffisants, soit parce qu’ils n’ont pas été orientés selon leur souhait, soit parce q
Près des deux tiers des enfants d’immigrés scolarisés en lycée professionnel estiment que leur orientation a été contrainte par des résultats scolaires insuffisants, soit parce qu’ils n’ont pas été orientés selon leur souhait, soit parce qu’ils n’ont pas demandé l’orientation qu’ils souhaitaient.
Juvisy (91) © Degremont (Cécile) IAU îdF