Patrimoine, volume 2

Les Cahiers n° 130

30 mars 2001Contact

L’État a joué un rôle prépondérant dans la protection, la restauration et la gestion du patrimoine 

L’Île-de-France est riche d’un patrimoine tant naturel que culturel. Sur son territoire les témoins en sont nombreux ; qu’il s’agisse de monuments ou de sites, ils ont été très tôt identifiés et préservés car la prise de conscience de leur intérêt a été précoce, même si elle a dû souvent composer avec des dynamiques contraires. L’État a joué un rôle prépondérant, s’investissant depuis près d’un siècle et demi dans la protection, la restauration et la gestion d’un patrimoine, qui constitue le bien commun de la nation. Cependant, au cours des quarante dernières années, sous la pression conjuguée du législateur, des responsables locaux et de l’opinion, le concept et la manière de traiter le patrimoine ont beaucoup évolué. Désormais, le patrimoine est appréhendé sous ses multiples facettes dans une approche dynamique et territoriale. Le champ de sa reconnaissance s’est considérablement élargi, en partant des monuments historiques pour finalement intégrer les paysages ainsi que la protection de la faune et de la flore au nom de la biodiversité. Il est aussi moins question d’assurer sa conservation que sa gestion, sa mise en valeur et sa pérennité.

Le patrimoine est aujourd’hui un sujet de reconnaissance commune au niveau local, comme au plan régional, national et européen

Dans le même temps, le patrimoine est devenu un enjeu économique, social et culturel dont l’avenir ne dépend plus seulement des pouvoirs publics, des associations et de simples particuliers mais que tout décideur se doit d’intégrer dans sa stratégie de développement. Enfin et surtout, le patrimoine est aujourd’hui un sujet de reconnaissance commune au niveau local, comme au plan régional, national et européen. Il est à la fois un facteur et un signe d’identité. Ce phénomène revêt une particulière acuité en Île-de-France où nos concitoyens manifestent un grand désir de voir le patrimoine non seulement reconnu mais surtout respecté.

Ce deuxième volume s’inspire d’exemples concerts et tente à travers eux de saisir cette réalité mouvante et diverse faite d’édifices remarquables ou ordinaires, de quartiers vivants ou d’espaces naturels fragiles, de paysages imprégnés de culture, mais aussi de tous  eux qui, au quotidien, identifient, gèrent et font vivre la réalité de l’Île-de-France qui est aussi notre patrimoine de demain.

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Ressources

Pour la plupart des Parisiens, le caractère marquant de l’urbanisme du faubourg Saint-Antoine est la présence de vastes cours bordées de longues façades au percements réguliers et rapprochés. © Garrido (Marion), IAU îdF
Pour la plupart des Parisiens, le caractère marquant de l’urbanisme du faubourg Saint-Antoine est la présence de vastes cours bordées de longues façades au percements réguliers et rapprochés.
© IAU îdF
Les solutions que proposent les PNR pour la préservation du patrimoine sont multiples, souvent innovantes, toujours respectueuses de l’environnement et adaptables à d’autres territoires. © IAU îdF
Les solutions que proposent les PNR pour la préservation du patrimoine sont multiples, souvent innovantes, toujours respectueuses de l’environnement et adaptables à d’autres territoires.
PNR de la Vallée de Chevreuse© IAU îdF
La France bénéficie d’un patrimoine en parcs et jardins très riche mais fragile. Ce patrimoine revêt une grande valeur à plusieurs titres : esthétique, culturel, urbanistique, botanique et historique. Ci-dessus, le parc de La Courneuve © Biancale
La France bénéficie d’un patrimoine en parcs et jardins très riche mais fragile. Ce patrimoine revêt une grande valeur à plusieurs titres : esthétique, culturel, urbanistique, botanique et historique.
Le parc de La Courneuve © IAU îdF

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