Préparation des schémas des formations sanitaires et sociales

Diagnostic quantitatif partagé

31 octobre 2006ContactCorinne de Berny Riche, Laure Thévenot, Estelle Kesseler, Nathalie Roy (CARIF Ile-de-France - OREF Idf),

La formation aux métiers sanitaires et sociaux est-elle suffisante  et adaptée à l’Ile-de France ?

La concentration de personnes défavorisées, la forte natalité et le vieillissement de la population vont augmenter notablement les besoins en personnel sanitaire et social au cours des prochaines années. C’est  un enjeu social d’envergure auquel devra répondre la Région Ile de France.

Depuis 2004, l’élaboration des schémas régionaux de formation revient à la Région qui est aussi chargée de la programmation de l’offre régionale professionnelle, de l’organisation et du financement des centres de formation.

Pour répondre à cette charge nouvelle, l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme et l’Observatoire Régional Emploi-Formation (OREF) ont mené, à la demande de la Région, un travail de recherche pour aboutir à un  « Diagnostic partagé ».

Une offre médicale et paramédicale importante  en  zone dense

Les emplois sanitaires et sociaux se situent dans les communes les plus peuplées d’Ile-de-France. Paris est le principal lieu de travail pour une majorité des professions paramédicales et sociales. C’est notamment le cas des assistants de service social, cadres de santé, infirmiers spécialisés, infirmiers en soins généraux, spécialistes de l’appareillage médical indépendants et salariés, techniciens médicaux qui sont plus du tiers à travailler à Paris.

Certaines professions sont plus présentes dans les départements de grande couronne tels les conseillers familiaux, éducateurs, spécialistes de la rééducation libéraux ou salariés, ambulanciers, préparateurs en pharmacie, infirmiers libéraux et assistantes maternelles-gardes d’enfant-auxiliaires de vie : entre 37% et près de la moitié des professionnels exercent en grande couronne.

Une situation plus hétérogène en première couronne.

La Seine Saint-Denis représente un poids de professionnels généralement plus faible que les départements des Hauts-de-Seine et du Val de Marne (excepté pour les ambulanciers et les conseillers familiaux).

Le rapport révèle qu’une grande partie des professions paramédicales ainsi que les assistantes sociales sont bien implantées en Ile-de-France et ont des densités de professionnels pour 100 000 habitants supérieures à celles connues sur le reste du territoire français.

Sept professions ont une densité plus faible en Ile-de-France : les infirmiers libéraux, les ambulanciers et toutes les professions sociales hormis les assistantes sociales.

Autre élément préoccupant : la forte mobilité géographique des diplômés qui accroît pour  l'Ile-de-France, les difficultés de recrutement de certains professionnels.

Il ressort enfin de ce diagnostic quantitatif que si l’offre régionale de formation est suffisante pour les niveaux supérieurs de qualification, elle reste faible pour les autres niveaux. Or les professions sanitaires et sociales représentent un important potentiel de l'emploi pour l'économie régionale (aujourd'hui, 6 % de l'emploi francilien).

Ressources

Certaines professions sont inégalement réparties. C'est le cas des ambulanciers dont l'Île-de-France comptait 4 200 salariés en 1999.
Certaines professions sont inégalement réparties. C'est le cas des ambulanciers dont l'Île-de-France comptait 4 200 salariés en 1999.
Les écoles de formation d'éducateurs de jeunes enfants en 2005.
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Écoles de formation des auxiliaires de vie
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