Quelle place pour le parc social dans la mobilité résidentielle des ménages franciliens ?

Les actes du colloque de l'Observatoire du logement social en Île-de-France (OLS)

13 septembre 2010ContactJean-Jacques Guillouet, Philippe Pauquet

Troisième rendez-vous en dix ans d’existence de l’OLS, le colloque 2010 s’est appuyé sur ses récents travaux. Deux tables rondes ont permis aux acteurs du logement francilien de débattre d’une part, sur le positionnement du parc social dans le parcours résidentiel des ménages et d’autre part, de s’intéresser aux composantes de la dépense logement, notamment les charges locatives, qui pèsent de plus en plus sur les revenus des ménages.

Première table ronde : les réponses aux besoins de mobilité des locataires du parc social

En vingt ans, le parc social a perdu en partie sa fonction d’étape dans le parcours résidentiel des ménages. Il est devenu plus fréquemment un parc d’installation durable où la majorité des locataires se dit satisfaite de ses conditions de logement et de son quartier. Malgré tout, le désir de mobilité y reste élevé. Peut-on y répondre à travers une offre plus diversifiée ? Quelle est la réalité du coût de ces offres alternatives ? Les taux d’effort sont-ils supportables ? Dans le même temps, pour que le parc social puisse continuer à être une étape dans le parcours résidentiel, il faut pouvoir y entrer : qui y accède ? Et qui n’y accède pas ?

Deuxième table ronde : l’évolution de la dépense logement et des taux d’effort

La part des charges dans la dépense logement ne cesse d'augmenter, sans que les aides compensent cet effet sur le taux d’effort des ménages. Mais les taux d’effort ne sont pas homogènes pour tous les parcs, ni pour toutes les catégories de revenu. Pour les ménages aux ressources les plus faibles la notion de taux d’effort est-elle d’ailleurs pertinente ? Ne faut-il pas lui substituer celle de « reste à vivre » ? Quant aux charges locatives, de nombreuses questions se posent. Que recouvrent-elles ? Comment les mesure-t-on ? Quelles sont les principales tendances d’évolution ? Sont-elles plus élevées dans le parc social que dans le parc locatif privé ? Quels seront les effets du « Grenelle de l’environnement » sur les charges ?

Ressources

Poids des secteurs d’occupation dans le par cet contribution de chacun de ces secteurs dans la mobilitéSource : Insee, ENL 2006
Poids des secteurs d’occupation dans le parc et contribution de chacun de ces secteurs dans la mobilité
Source : Insee, ENL 2006
Exemple de répartition des postes de charges en 2006 (résidences équipées d’un chauffage, d’une production d’eau chaude sanitaire collective et d’un ascenseur)Source : étude sur les charges locatives en 2006
Exemple de répartition des postes de charges en 2006 (résidences équipées d’un chauffage, d’une production d’eau chaude sanitaire collective et d’un ascenseur)
Source : étude sur les charges locatives en 2006
Le taux d’effort brut dans le parc locatif privé : 24%. Les plus élevés sont acquittés au nord et à l’est de l’agglomération centrale (Seine-Saint-Denis, partie nord de la boucle des Hauts-de-Seine).Source : Filocom 2007, base loyer OLAP – T
Le taux d’effort brut dans le parc locatif privé : 24%. Les plus élevés sont acquittés au nord et à l’est de l’agglomération centrale (Seine-Saint-Denis, partie nord de la boucle des Hauts-de-Seine).
Source : Filocom 2007, base loyer OLAP – Traitements IAU-îdF, OLAP, AORIF et DREIF. Périmètre de l’agglomération de Paris

Études apparentées

Voir aussi