Réhabilitation des entrées de villes

Contribution méthodologique à une réhabilitation des « points noirs » du paysage périurbain à partir de trois cas d'entrées de ville en Ile-de-France

30 décembre 2001ContactPierre-Marie Tricaud, Jean-Louis Pagès, Serge Martin, Annette Machline, Amélie Plouvier

La prégnance du périurbain en Île-de-France et des phénomènes de dégradation globale inhérents à ce type de territoire a été exprimée plus clairement que jamais au printemps 1999 par les acteurs socio-économiques qui furent consultés à l’occasion de l’élaboration de la contribution régionale au Schéma de services collectifs des espaces naturels et ruraux.

La présente étude fournit une méthode généralisable pour l’analyse des « entrées de villes » et pour l’élaboration de principes en vue de leur aménagement. Elle s’appuie sur l’analyse comparée de trois situations caractéristiques, deux entrées de l’agglomération parisienne :

  • La RN 10 de Coignières à Trappes
  • La RN 20 d’Arpajon à Longjumeau

Et celle d’une ville moyenne d’Île-de-France :

  • A140 à l’entrée sud de Meaux

Les principes qui président à cette démarche comparative et aux principes d’aménagement sont :

  • une approche à différentes échelles d’espace (le territoire, l’itinéraire, la séquence) ;
  • une approche à différentes échelles de temps (le court, le moyen, le long terme) ainsi que la « gestion de l’incertitude » ;
  • des aménagements « sur mesure » conçus en fonction des usages reconnus ;
  • l’élaboration d’un « tronc commun » d’actions à réaliser à court ou moyen terme quelles que soient les options de long terme ;
  • une stratégie de gestion et d’amélioration continues.

L’analyse et les recommandations à différentes échelles d’espace répertorient un très large éventail de préoccupations et d’actions, par exemple :

  • à l’échelle du territoire, la prise en compte du grand paysage, le rôle de la voie dans l’agglomération…
  • à l’échelle de l’itinéraire, le fractionnement de l’itinéraire en séquences à vocation dominante (zones commerciales, centres urbains…) et l’identification de points singuliers (articulations, repères) ;
  • à l’échelle des séquences, le traitement de l’espace public, la maîtrise de la publicité et du mobilier urbain, le partage de l’emprise de la voie, la mise en valeur des différents types de patrimoine…

Aux différents acteurs de l’aménagement du territoire, notamment aux collectivités, aux services de l’État et aux maîtres d’ouvrage du secteur privé, désireux d’inverser le cours des évolutions jugées indésirables des espaces périurbains, cette étude met à disposition les éléments méthodologiques nécessaires afin d’engager une dynamique volontariste de réhabilitation.

La répartition des recommandations selon les différentes échelles de temps permet d’ordonner les actions selon leurs priorités et de mettre en évidence les rapports entre décisions à court terme et options à long terme.

Ressources

Traitement d’une déviation locale : la N20 à Linas
Traitement d’une déviation locale : la N20 à Linas
© IAU îdF
L’utilisation de l’axe existant, avec une entrée de déviation compacte et transformable en giratoire dénivelé, permet de limiter la coupure de l’espace ouvert.
L’utilisation de l’axe existant, avec une entrée de déviation compacte et transformable en giratoire dénivelé, permet de limiter la coupure de l’espace ouvert.
© IAU îdF
Traitement d’une séquence commerciale d’un côté, agricole de l’autre (D113, ancienne N13, à Orgeval, projet du CAUE 78)
Traitement d’une séquence commerciale d’un côté, agricole de l’autre (D113, ancienne N13, à Orgeval, projet du CAUE 78)
© IAU îdF