Victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France

Les premiers résultats de la quatrième enquête (2007)

30 juin 2007ContactMarianne Anache, Hélène Heurtel

La lutte contre la délinquance n’est plus la priorité des Franciliens. L’insécurité sociale prend le pas sur l’insécurité civile (emploi, chômage).  

L’enquête 2007 touche  920 communes franciliennes. La taille de l’échantillon augmente de près de moitié dans l’enquête 2007.  

La part de la population exposée aux atteintes personnelles ou envers les biens du ménage a peu bougé dans son ensemble. Mais les atteintes personnelles font plus de victimes qu’avant. Le détail par catégorie de victimation montre que la hausse est essentiellement due à une augmentation de la proportion de victimes de vols sans violence et celles d’agressions tout venant.  

Le taux de victimes d’agressions sexuelles dans la population francilienne reste assez proche d’une enquête à l’autre. Les violences verbales et les comportements menaçants font en revanche plus de victimes qu’avant.  

L’enquête 2007 confirme une hausse importante du nombre de victimes de vols de portables. Cependant, les vols d’argent et de bijoux gardent, depuis l’enquête 2001, la première place.  

Le risque d’être victime d’un vol de voiture ne cesse de baisser en Île-de-France, en raison de la généralisation des équipements de protection.  

Les espaces publics restent le lieu où se produisent le plus d’agressions tout venant dans l’enquête 2007. Et les transports en commun demeurent l’endroit où est enregistré le plus de vols sans violence.  

Les victimations ne sont pas forcément portées à la connaissance de la police ou de la gendarmerie pour diverses raisons. La propension des victimes à signaler l’atteinte subie varie fortement selon la nature du fait. Les cambriolages, les vols de voitures ainsi que les destructions de voitures sont les faits les plus fréquemment rapportés aux autorités. L’image de la police et de la gendarmerie ne s’améliore pas beaucoup d’après les Franciliens. Les victimes se disent satisfaites de l’accueil reçu en se rendant auprès des autorités, beaucoup moins du déroulement de l’affaire ensuite.  

Enfin, Paris est le département francilien où le taux de victimes d’agressions tout venant et de vols sans violence dans la population est le plus élevé. Les habitants des trois départements de petite couronne ne sont pas tous égaux devant les risques de victimation. Ceux de Seine-Saint-Denis restent globalement les plus exposés, ceux des Hauts-de-Seine, les moins exposés. Les départements de grande couronne continuent d’être les moins exposés aux atteintes personnelles, malgré la hausse des vols sans violence et des agressions tout venant dans les Yvelines.  

Ressources

Les enquêtes victimation sont renouvelées par le conseil régional d'Île-de-France tous les deux ans pour pouvoir suivre l'évolution de l'insécurité (réelle ou perçue) qui touche les Franciliens.
© IAU îdF
Moment de la réalisation de la victimation (fait le plus récent), enquête 2007
Moment de la réalisation de la victimation (fait le plus récent), enquête 2007
Sources : IAU îdF, enquêtes "victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France" 2007. © IAU îdF
16 % des Français placent les problèmes de violence et de criminalité en tête des actions prioritaires pour le gouvernement en janvier et 14 % en février 2007. Le taux de préoccupation « sécurité » des Franciliens sur cette même période (enqu
La peur dans les transports en commun s'est un peu atténuée depuis la dernière enquête (2005).
Sources : IAU îdF, enquêtes "victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France" 2001, 2003, 2005 & 2007. © IAU îdF