Cet article composera le n° 173 des « Cahiers de l'IAU » sur les défis alimentaires dont la parution est prévue au 4e trimestre 2016.

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Milano 2015, fidèle reflet de notre consommation alimentaire

19 février 2016ContactLaure de Biasi & Corinne Ropital

« Nourrir la planète, énergie pour la vie », un défi bien ambitieux pour les pays participants. Quelles sont les pistes proposées pour mieux nourrir la planète et mieux manger demain ? Gastronomes, militants ou simples badauds, que viennent chercher les visiteurs ? Quel est le sens de ces grandes expositions universelles ? Partageons interrogations et impressions le temps d'un parcours à travers l’exposition.

© Laure de Biasi/IAU îdF

Plus de 50 pavillons nationaux, 9 clusters, 5 espaces thématiques sur 1 million de m². Une journée ne suffit pas pour tout découvrir, mais donne un aperçu de l’exposition universelle. Nous vous invitons à suivre nos pérégrinations pédestres et mentales. Après un parcours le long du decumanus et du cardo, ces deux axes principaux qui structurent le lieu, à l’image des villes romaines antiques, nous ferons une halte culinaire pour partager nos impressions, nos doutes et nos espoirs.

Un itinéraire tout en contraste

Parées de bonnes chaussures, nous empruntons dès le petit matin les longues passerelles menant à l’exposition. Une foule compacte, enjouée, se presse aux entrées. Des milliers de personnes franchissent ainsi le pas de l’exposition chaque jour. Autour de nous, un objectif : atteindre au plus vite les pavillons les plus visités pour éviter les files d’attente qui s’allongent inexorablement et ajouter sur son passeport - acquis pour cinq euros - les timbres très prisés de l’Italie ou du Japon.

Nous voilà entrées : à gauche, une cohorte de géants imaginés par Dante Ferretti semblent tout droit sortis d’un tableau d’Arcimboldo et face à nous, le pavillon de l’ONU. Passage incontournable en tête d’exposition, il se distingue par sa beauté et sa qualité. De manière pédagogique et illustrée, nous est présentée l’évolution des techniques, des procédés, de plus en plus industrialisés, qui ont permis de nourrir une population toujours croissante, mais qui sont aussi aujourd’hui considérés comme source de déséquilibres. 

Nous nous sentons toutes petites face au mur d’écrans sur lesquels défilent, comme dans les grandes salles boursières, les cours des matières premières, accompagnés de messages chocs : « la spéculation est la cause du déséquilibre entre l’offre et la demande ». Pas de sensiblerie, le pavillon donne une idée du chemin qu’il reste à faire avant d’atteindre l’objectif « Défi Faim Zéro » de la FAO1.

Plus que jamais conscientes des enjeux alimentaires mondiaux et impatientes de voir quelles solutions les pays peuvent proposer, nous voici prêtes à affronter le decumanus et ses 1,5 km. L’immensité devient réalité. À perte de vue, les pavillons se succèdent de part et d’autre de l’allée centrale. La rigueur du cordeau contraste avec l’hétérogénéité architecturale. Entre notre liste des pavillons incontournables présélectionnés, l’attirance visuelle pour certains bâtiments et… la longueur des files d’attente, un certain pragmatisme s’impose : avancer et nous arrêter autant que faire se peut. À gauche, le Brésil et son grand filet-canopée attire l’œil, mais la foule a raison de cette première envie. Notre première escale sera la Belgique où un spéculoos nous est gentiment offert à l’entrée. Les nouvelles technologies ont la part belle : aquaponie, hydroponie, ainsi que les insectes, solution pour nourrir la planète ? À l’étage, ce sont (ouf !) des chocolats et des diamants (quel rapport ?) qui sont proposés.

Nous mettons ensuite le cap vers la Corée du Sud et de grandes interrogations : quoi manger ? Comment ? Pour combien de temps encore ? Elle fait l’éloge du kimchi et de la fermentation, met en exergue les procédés de conservation. C’est intéressant et pédagogique. Mêlant tradition et high-tech, ce pavillon nous interpelle d’entrée par des images chocs confrontant obésité et malnutrition.

Un petit détour par la Cascina Triulza s’impose à nous. Ancienne ferme reconvertie en pavillon de la société civile, elle se dresse comme l’un des rares vestiges d’une époque révolue. Mais qui se souvient qu’avant d’être un délaissé ferroviaire et routier, il y a quelques décennies, ce terrain accueillait des champs qui nourrissaient Milan ? Demain, le site devrait être transformé en un quartier de logements et de bureaux, entre voies ferrées et autoroutes. En attendant, les enfants essaient de traire une fausse vache dont il sort du vrai ou du faux lait… Nous n’avons pas la réponse.

Nous retournons sur le decumanus pour découvrir les « clusters », espaces mutualisés (entre pays qui n’ont pas les moyens de s’offrir un pavillon) autour d’un produit : riz, cacao, café, céréales et légumineuses, fruits et légumes… À priori une bonne idée pour parler des matières premières, des flux mondiaux, de nutrition et malnutrition, de durabilité, mais, derrière quelques panneaux bien conçus, les espaces se résument à quelques produits artisanaux, trois affiches… ici, point de queue, on traverse et on passe son chemin.

Nos pas nous guident ensuite en Malaisie dans un pavillon agréable mais qui nous laisse songeuses quant au traitement du thème : forêt de pluie, défilés de mode sur grands écrans, savoir-faire autour de la gomme d’hévéa et la nature en pilules pour nourrir et soigner.

Cela ne nous coupe pas l’appétit pour autant et nos estomacs se rappellent à nous. Une exposition consacrée à l’alimentation, qui plus est en Italie, laissait présager mets et délices. Et pourtant, dans l’allée centrale, les charrettes géantes de fruits et légumes, de salaisons, de poissons sont en plastique. Elles nous rappellent notre enfance quand on jouait à la marchande de quatre saisons. Les points de restauration ne manquent pas, mais dans le pays des antipasti, des risottos et du gorgonzola nous résistons à l’appel de McDo’, Nutella et autres stands de restauration rapide. Ce sera donc jambon, parmesan et melon dans une assiette en plastique. Les produits sont bons, mais le charme est quelque peu rompu. Pour oublier ces déboires, nous nous dirigeons vers le pavillon des vins italiens. Ici, on fait appel à tous les sens, la vue, l’odorat, le goût. 35 000 bouteilles sont proposées à la dégustation. Notre choix se porte sur Florence et sa région… Chianti, Rosso di Montepulciano, Brunello di Montalcino nous requinquent.

Le pavillon italien est, quant à lui, résolument inaccessible au regard du temps d’attente. Non loin de là, l’Union européenne, acteur déterminant des politiques agricoles, nous tend les bras. Petite récréation, plutôt destinée aux enfants sous la forme d’un dessin animé présentant les aventures d’Alex l’agriculteur et Sylvia l’ingénieure de l’eau. Réunis pour sauver leur village d’une inondation, ils reprendront ensemble la boulangerie, se marieront et auront beaucoup d’enfants.

Revenons sur l’axe principal. Le pavillon français nous accueille par un French garden, potager et fruitier. Il met en avant ses productions, ses savoir-faire scientifiques et technologiques, son patrimoine gastronomique. Films et animations nous parlent de santé, d’agroécologie. Le pavillon est beau, tout en bois, conçu pour pouvoir être démonté et réutilisé après l’exposition. Le thème est bien traité. Des conférences sont proposées, pour celui qui se donne la peine de chercher le programme et de rejoindre le lieu des conférences en ville à 45 mn de là. On peut toutefois assister à des mini-conférences de 10 mn dans le pavillon au milieu des visiteurs qui discutent, circulent et prennent des photos.

Visite de l'exposition en photos (survolez les cercles rouges)

Nous quittons de nouveau l’allée centrale pour aller explorer le supermarché du futur et ses promesses de nouveaux produits et technologies de demain. En fait, une seule réelle innovation est déclinée à chaque rayon : des panneaux numériques donnant des informations sur les produits (provenance, composition nutritionnelle, allergènes, empreinte carbone). L’innovation est virtuelle, mais les produits sont à vendre, pour de vrai. À la sortie, une petite ferme verticale fait pousser des salades sous une lumière rose.

Le jour décline déjà et nous accélérons le pas. Au loin, le méga logo lumineux du pavillon américain aux couleurs patriotiques est too much pour nous attirer à cette heure tardive. Les pavillons vont bientôt fermer. Plus que deux destinations et il nous faudra partir. Pour finir en contraste, nous nous dirigeons vers le Qatar qui nous accueille par une série de plats traditionnels et contemporains avant de nous entraîner dans une gigantesque spirale numérique faisant la part belle aux buildings high-tech et à la modernité de l’urbanisation. Nous sortons du pavillon avec quelques interrogations quant au thème. Puis, nous nous rendons en Russie. Le pavillon passe en revue productions, plats et éléments chimiques avant de mettre en perspective l’évolution des modes de produire et de penser sur le thème de la sécurité alimentaire.

Tout au bout de la grande allée centrale, Slow Food ferme le cortège. Last but not least. Enfin, on peut voir, toucher, lire, manger, se rencontrer, discuter du fond avec les représentants permanents de Slow Food. Ici, on s’interroge sur les limites du système alimentaire, on échange sur des solutions alternatives, on élabore des pistes de réponse, on donne des explications sans artifice et accessibles à tous. Il nous faut rebrousser chemin sur cette note d’espoir et d’envie.

La nuit a envahi le site. Les pavillons ferment un à un laissant place aux spectacles et aux lumières. Nous remontons le decumanus dans cette ambiance festive, où chants et danses du monde entier se mêlent, entraînées par la foule pressée de voir à l’arbre de vie… grand son et lumière au quotidien. La population s’est rajeunie. Sur les bancs, les délégations professionnelles et touristes étrangers laissent place aux Milanais sortis du travail, aux jeunes qui se retrouvent pour passer la soirée. Ils mangent un sandwich, boivent une bière. Tiens, d’ailleurs nous n’avons pas mangé notre repas du soir… décidément.

Et demain ?

Que retenons-nous de cette journée ? Des impressions contrastées, des interrogations, des déceptions, des envies se mêlent. Nous confrontons nos réflexions avec les personnes croisées en chemin, dans le métro, à l’hôtel, de retour à Paris. Après avoir pris un peu de recul, écouté, confronté nos points de vue, voici ce que nous retirons de ce séjour.

Avant tout, nous sommes heureuses d'avoir pu nous imprégner de cette exposition culturelle internationale. Venues, nous rendre compte par nous-mêmes de ce qu’est une exposition universelle, de ce que représentent 144 pays réunis en un même lieu, pour parler d’un même thème. Heureuses de voir la diversité des personnes, des raisons de venir, des ressentis aussi forcément. Nous avons, tout d’abord, été surprises par l’affluence. Une foule enjouée où se côtoient délégations officielles et familles avant de laisser place aux jeunes et aux sorties du soir. La majorité des visiteurs semblent satisfaits. Ils sont venus pour se balader, trouver un peu de rêve et d’exotisme, profiter de l’ambiance, faire la fête. Ensuite, l’immensité du site et l’organisation sont à noter. Plus d’une centaine de pavillons, des heures de queue et malgré tout une certaine fluidité, un sentiment de sécurité et de maîtrise de l’organisation.

Après ces aspects pratiques, vient le cœur du sujet. Ne devait-on pas y trouver des solutions pour « Nourrir la planète, énergie pour la vie » ? C’est là que les ressentis divergent le plus certainement. À la suite de leur visite, la majorité des personnes ne changeront rien à leurs comportements. Les visiteurs déjà sensibilisés à l’alimentation durable continueront dans leur voie. Les autres n’y ont pas vraiment été incités. Les premiers sont, comme nous, déçus du peu de solutions proposées. Les seconds ne sont pas vraiment venus pour cela. Si le thème de l’expo est bien trouvé, le résultat est donc mitigé. Quelques belles surprises, des pavillons qui intriguent, instruisent, invitent à réfléchir sur nos comportements alimentaires et aux moyens de nourrir durablement la planète. Mais la majorité est bien décevante ou plutôt réaliste. L’exposition ne fait au final que refléter nos modes de consommation, en proie au consumérisme, au marketing et aux lobbies agroalimentaires. Triste miroir aux alouettes qui pousse à nous interroger sur la réelle prise de conscience des pays et des visiteurs face au défi de nourrir 10 milliards de personnes demain en se souciant de notre santé et de celle de la planète. Un étrange reflet donc, aux teintes de soleil vert1.

De fait, le recours à une exposition universelle pour traiter de ce genre de sujet pose question. La majorité des pays essaient avant tout de se montrer sans toutefois réussir à briller. Ici, point de tour Eiffel ou d’aquarium lisboète. Si quelques pavillons ont été conçus pour être démontés et remontés, la plupart cachent, derrière quelques grands noms d’architectes, du carton-pâte et des écrans géants un manque de réflexion sur la thématique et la durabilité du site. D’aucuns dénonceraient la gabegie, l’ironie entre d’une part, l’importance du sujet souligné en tête et fin d’expo par le défi faim zéro de l’ONU et les envies d’avancer de Slow Food et, d’autre part, le coût économique, social, environnemental d’une telle manifestation sponsorisée par Coca Cola et Ferrero ; TechnoGym aussi pour rappeler qu’après avoir englouti toutes ces calories, le sport c’est bon pour la santé ! Le sujet est certainement trop complexe pour que ce genre de manifestation change réellement les choses. Les vraies solutions sont ailleurs.

Cela interroge sur le sens et l’intérêt de ces grandes expositions universelles. Peut-être ne faut-il pas vouloir leur faire porter une trop grande ambition pour changer le monde. Peut-être que l’affluence et la satisfaction globale des visiteurs montrent qu’à l’heure du numérique, les gens ressentent encore le besoin de voir et de toucher du doigt ce qui se fait ailleurs, de se rassembler, d’échanger, de partager. Peut-être est-ce cela le but d’une exposition universelle ? Être simplement un lieu de rencontres, d’échanges, d’énergie. Finalement, l’exposition et le thème se rejoignent sur l’essentiel : l’art de vivre ensemble et de partager quelque chose, une ode à l’humanité, à la vie.

Micro-trottoir

Les trois quarts d’heure de métro pour relier le centre de Milan à l’exposition et les interminables passerelles menant au site présentent un intérêt : ils se prêtent parfaitement à l’exercice du micro-trottoir. Après une longue journée de déambulation à travers les pavillons, les visiteurs jouent le jeu. Les Italiens, Canadiens, Roumains, Belges, Français, Chiliens, Émiratis rencontrés répondent volontiers à nos questions sur les grands enjeux de l’alimentation de demain, sur les réponses apportées par l’exposition, d’une manière générale sur les points forts et faibles de cette manifestation, sur les changements quant à leurs pratiques alimentaires ou autres suites à l’expo. Tous venaient à titre personnel ou dans le cadre de leurs études. Il ne s’agit pas d’un panel exhaustif mais d’impressions récoltées sur trois jours de visites auprès de visiteurs de 20 à 70 ans.

Le temps est compté, ils n’ont pas pu tout visiter

Nos interlocuteurs ont visité les pavillons de l’Allemagne, de la Malaisie, Belgique, France, Azerbaïdjan, Italie, Pays-Bas, Colombie, Israël, Chili, Chine, Uruguay, Argentine, Russie, Autriche, Italie, Équateur, Népal, Koweït, Royaume-Uni, Slovaquie, Qatar, USA, Suisse, les clusters où l’on rencontre le plus de pays d’Asie et d’Afrique, le Future Food District. Le pavillon de l’ONU, premier à l’entrée est peu cité, celui de Slow Food encore moins. On visite le pavillon de son pays, ceux de son continent. Beaucoup d’entre eux ont passé la journée sur place (deux tiers des personnes interrogées), mais cela ne suffit pas pour tout voir.

L’occasion de passer un bon moment

L’exposition ressort comme une grande foire festive, « à faire une fois dans sa vie ». Le son et lumière quotidien plaît. Les visiteurs sont majoritairement contents d’être venus. C’est une belle vitrine des pays du monde. En une journée, ils peuvent voyager, voir la diversité du monde et même y goûter un peu. Les « gestes architecturaux » sont soulignés ainsi que la sûreté et l’organisation, malgré les interminables files d’attente. Cerise qui manque sur le gâteau : un bâtiment symbole qui aurait marqué Milan pour les générations futures.

Cinq enjeux majeurs pour l’alimentation de demain

En termes d’enjeux alimentaires « nourrir tout le monde » ressort largement en tête pour les personnes rencontrées. Arrivent ensuite «  garantir la santé de tous » (enjeu exprimé surtout par les trentenaires), « se préoccuper de la ressource en eau », « réduire les pesticides et les antibiotiques » (surtout pour les 50-70 ans) et maintenir l’agriculture paysanne.

La thématique « alimentation », des avis très mitigés

Un grand nombre ne sont pas venus pour le thème mais pour se divertir : « Parce qu’il y avait un thème ? ».

Personne ne cite un pavillon exemplaire par rapport à la thématique. Certains la trouvent toutefois bien traitée. Pour eux, l’exposition a le mérite de démocratiser le sujet de l’alimentation, de le montrer sous l’angle des innovations. Elle sensibilise, fait prendre conscience. Un étudiant voudrait s’impliquer dans l’action humanitaire quand une autre personne se demande comment agir au-delà des seuls discours. Une troisième voudrait cultiver des légumes, cuisiner chez soi… Pour d’autres, la thématique est plus ou moins bien traitée selon les pavillons.

À contrario, certaines personnes affichent clairement leur déception. Certains sujets ne ressortent pas suffisamment : déchets, gaspillage, énergies renouvelables, malnutrition, solutions solidaires. Le thème est « un prétexte ». Ou encoure « J’aurais aimé trouver un pavillon universel montrant les projets mis en commun entre les différentes nations ». Le manque de dégustation, la restauration coûteuse ou de mauvaise qualité sont également soulignés. Les activités ludiques, les démonstrations et ateliers manquent. Pour ceux qui souhaitent approfondir la question, l’exposition est perçue comme une « grande foire commerciale », « faite à des fins purement économiques […] où l’on aurait pu vendre des voitures, cela n’aurait rien changé ». Débats et témoignages manquent cruellement. La présence de certaines multinationales pose question. Certains auraient souhaité des explications sur la construction du site et sa déconstruction. D’autres expriment leur mécontentement quant au gaspillage financier d’un tel évènement.   

L’exposition changera-t-elle leurs comportements ?

La majorité des personnes interrogées ne comptent pas changer leurs pratiques de vie, ni alimentaires, ni en général. Les visiteurs déjà sensibilisés à l’alimentation durable continueront toutefois dans leur voie : s’approvisionner en circuit court, continuer à trier ses déchets, limiter le gaspillage et moins polluer. La sensibilisation à de nouvelles pratiques prend du temps.

Laure de Biasi est ingénieure en agronomie, chargée d’études espaces ouverts, agriculture et alimentation à l’IAU îdF.
Corinne Ropital est géographe économiste, chargée d’études fret et logistique à l’IAU îdF.

1. Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

2. Référence au film (Soylent Green) sorti en 1973, inspiré du roman Make Room! Make Room!  d’Harry Harrison.

 

 

« Urban Food Policy Act » signé le 15 octobre : une note d’espoir

Plus de 100 villes des cinq continents ont signé le « Urban Food Policy Pact » lors d’un sommet des maires organisé à Milan pour garantir une nourriture saine pour tous, promouvoir les systèmes alimentaires durables, sensibiliser le public et réduire les gaspillages. Sept villes françaises sont signataires : Bordeaux, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes et Paris.