Schéma de cohérence territoriale (Scot et inter-Scot)

05 novembre 2010Contact

Inter-Scot : nouvelles échelles, nouvelles démarches

Le 5 novembre 2010 se tenait la 1re journée nationale d’échanges des inter-Scot organisée par l’IAU îdF et la Fédération nationale des Scot. Cet événement qui a réuni responsables d'agences d'urbanisme, élus et techniciens des Scot de grandes agglomérations françaises, mais aussi agents de services de l'État et de collectivités locales a été pour chacun l'occasion de partager son expérience et de réfléchir aux perspectives offertes par ces démarches.

L’inter-Scot : un outil de réflexion, d’animation, de projet

La matinée, consacrée à des présentations techniques, a donné des exemples concrets d’avancées permises dans les Scot par le travail en mode « inter ». André Chassin, directeur du Scot de l’agglomération lyonnaise, et Sébastien Rolland, de l’agence d’urbanisme de Lyon, ont bien montré comment les cartes réalisées à l’échelle de l’inter-Scot lyonnais avaient mis en évidence les interdépendances entre territoires puis contribué au partage des grandes orientations. Le recollement des cartes des différents Scot avait néanmoins dévoilé que l’exercice de mise en cohérence n'était pas abouti.
Les cartes présentées par Clarisse Schreiner de l’agence d’urbanisme et d’aménagement de Toulouse, et Jacques Engrand, directeur du Scot de la grande agglomération toulousaine, illustraient également la puissance du support cartographique « pour penser et se représenter ensemble » mais traduisaient implicitement la spécificité de l’inter-Scot toulousain : une démarche plus intégrée, portée par un Groupement d’intérêt public.
David Chabot de l’agence de déplacement et d’aménagement des Alpes Maritimes a montré que la dimension inter-Scot avait permis de traiter avec plus d’ambition un espace stratégique de la Côte d’Azur situé à l’interface de deux Scot. Plusieurs responsables de Scot ont vu dans ce travail une porte d’entrée judicieuse pour initier une démarche inter-Scot.
Pour Catherine Adnet du Scot de Sélestat et sa région et Géraldine Mastelli de l’agence d’urbanisme de Strasbourg, l’élaboration d’indicateurs chiffrés visant à suivre la mise en œuvre des Scot « permet les comparaisons entre Scot et une prise de conscience des effets cumulés sur le territoire de l’inter-Scot », ce qui a la vertu de mettre rapidement les territoires face à leur responsabilité. Laurence Maldonado, référente technique Île-de-France de la Fédération nationale des scot, pointant la spécificité des Scot franciliens au regard de la situation nationale, concluait sur l’intérêt potentiel de telles démarches en Île-de-France.

Au-delà des thèmes techniques, le foisonnement des questions a montré le profond intérêt, mâtiné d’étonnement, pour les pratiques des autres inter-Scot, les différences de budget consacré illustrant assez bien la diversité des approches.

Dans quelle mesure l’inter-Scot participe-t-il à la construction métropolitaine ?

La table ronde de l’après-midi, majoritairement composée d’élus et animée par le géographe Martin Vanier, était largement consacrée à la dimension politique des démarches inter-Scot.
Caractérisé par l’absence de cadre réglementaire, l’inter-Scot, « espace de liberté » novateur, est un objet apprécié des élus qui permet clairement « d’optimiser les réflexions au niveau métropolitain ». Rendu nécessaire par l’inadaptation du paysage institutionnel, la nature des inter-Scot, pour autant, pose question : s’agit-il « d’une institution masquée » ? Aussi, les débats sur le besoin de leadership, sur la « traçabilité démocratique » de ce type d’instance ou sur le rôle de ces démarches dans l’émergence de grands territoires métropolitains ne sont pas clos.

Outil de réflexion, d'animation et de projet, les démarches inter-Scot sont apparues comme des lieux de dialogue singuliers entre les différents acteurs de l'aménagement. Les présentations techniques et les débats ont montré que la configuration inter-Scot introduisait des changements de fond dans les pratiques de la construction territoriale et de l'aménagement. Les réponses sur leur dimension politique ou sur leur rôle dans la construction de territoires métropolitains sont en train d’être imaginées.

Les intervenants

François Dugeny
Directeur général de l’IAU île-de-France
M. Heinrich
M. Heinrich
A. Amedro
A. Amedro
V. Constanty
V. Constanty
C. Lejeune
C. Lejeune
David Chabot
Chargé d'études
Sébastien Rolland
Coordonnateur de la démarche, agence d’urbanisme
André Chassin
Directeur du Sepal
Jacques Engrand
Directeur du Scot de la grande agglomération toulousaine
Clarisse Schreiner
Directrice d’études, agence d’urbanisme et d’aménagement de Toulouse
 
Catherine Adnet
Directrice du Scot de Sélestat et sa région
Géraldine Mastelli
Agence d’urbanisme de Strasbourg
L. Maldonado
L. Maldonado
S. Debeaumont
S. Debeaumont
P. Gagnaire et F. Labroille
P. Gagnaire et F. Labroille
S. Morin, JP. Flaconneche, M. Vanier, L. Coudavault, P. Miquel, JM. Mesquida
S. Morin, JP. Flaconneche, M. Vanier, L. Coudavault, P. Miquel, JM. Mesquida
 

Ressources

Programme

5 novembre 2010

Diaporamas

L’inter-Scot de l’aire métropolitaine lyonnaise
S. Rolland, A. Chassin

L'inter-Scot de l’aire urbaine de Toulouse
J. Engrand, C. Schreiner

L'inter-Scot des Alpes-Maritimes
C. Cesari-Geiger, D. Chabot

L'inter-Scot du Bas-Rhin
C. Adnet, G. Mastelli

Voir aussi

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Publication réalisée par le réseau national « Terres en villes » dans lequel l'IAU îdF participe activement.