L'industrie automobile francilienne

04 octobre 2018ContactThierry Petit

La filière automobile francilienne emploie environ 69 500 personnes en 2018 dans 1 600 établissements :

  • 47 500 emplois directs dans le cœur de la filière : 37 100 côté constructeurs et 10 400 pour les équipementiers (Faurecia, Valeo, Continental, Robert Bosh, Delphi…).
  • 14 000 sont issus des fournisseurs industriels : fournisseurs de rang 1 (verriers, pneumatiques, matériaux plasturgie) et fournisseurs de rang 2 (mécaniques ou électroniques).
  • 8 000 salariés de bureaux d'études technologiques et SSII qui participent à la conception des véhicules et à leur industrialisation complètent ce panorama de la filière automobile francilienne.

La recherche désormais majoritaire dans les effectifs

L’Île-de-France accueille les centres de décision et de recherche des deux constructeurs français, Renault et PSA, ainsi que des équipementiers français Faurecia et Valeo.

Les effectifs liés à la recherche (chercheurs et autres personnels) représentent 50 % des effectifs du cœur de la filière, les sièges 30 % et la production 20 %. Cette dernière, bien qu'occupant une faible part, se démarque par la production de modèles à la pointe comme la Renault Zoé qui n’est construite qu’en Île-de-France, à Flins, pour le marché européen avec un récent doublement des capacités de production.

Une déconcentration géographique qui se poursuit

On observe la poursuite de la déconcentration des implantations des acteurs de l’automobile, notamment celle des constructeurs avec la fin des activités de R&D historiquement implantées en boucle de Seine : transfert du site de Renault de Rueil-Malmaison vers les autres sites R&D franciliens de Renault. Idem pour PSA avec le site de La Garenne-Colombes qui devrait rejoindre le site tertiaire de Poissy d'ici fin 2018.
Parallèlement, le siège de PSA a quitté Paris à l'automne 2017 pour se relocaliser à Rueil Malmaison.

Le véhicule de demain s'invente en Île-de-France

Les grands acteurs du secteur automobile se mobilisent pour inventer le véhicule du futur au sein de leurs propres organisations mais de plus en plus en partenariat avec les nouveaux acteurs du numérique et de la mobilité. À ce titre, ils bénéficient de l'écosystème mondialement reconnu qui se développe en Île-de-France dans le domaine de l'intelligence artificielle. Cette excellence francilienne a attiré les grands noms mondiaux de l'IA : Facebook, Google, IBM, Samsung, Fujitsu, et tout récemment Criteo.
Cette forte implication des constructeurs et des équipementiers dans le véhicule du futur (électrification des véhicules, numérisation, connectivité, véhicule autonome) commence à se traduire sur le territoire par des implantations en cœur d'agglomération : Renault Digital à Boulogne-Billancourt avec 110 salariés, Parrot Faurecia Automotive dans le 10e arrondissement de Paris avec 300 salariés ou encore, le projet de Valeo AI dans Paris avec une centaine d'ingénieurs. Ces implantations permettent à la fois de bénéficier de la richesse de l'écosystème d'acteurs mais surtout d'attirer ou conserver des talents très demandés et ayant de fortes exigences concernant leur environnement de travail.

Toujours sur le terrain du véhicule du futur, les collectivités territoriales franciliennes multiplient les expérimentations. L'Île-de-France se place ainsi comme hub du véhicule autonome, avec notamment deux territoires dotés de pistes d'essais : l'une à Linas-Montlhéry (UTAC-CERAM), l'autre à Versailles-Satory (IFSTTAR-VEDECOM) sur le cluster des mobilités innovantes. 

Les données de cadrage présentées ici sont le résultat d'une collaboration avec la Chambre de commerce des Yvelines et le Crocis. L'IAU publiera d'ici la fin de l'année 2018 une étude complète sur l'industrie automobile en Île-de-France.


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