Trois siècles de cartographie en Île-de-France - Volume 2

Les Cahiers n° 120

01 mars 1998Contact

Dans son souci de toujours mieux comprendre les réalités de l’Île-de-France, l’IAU îdF (Iaurif à l'époque) a réalisé un important travail d’étude de la cartographie régionale sur trois siècles qui fait l’objet de deux volume des Cahiers.

Une photographie marquant un instant « T »

Dans ce numéro 120 des Cahiers (volume 2), on passe à l’approche thématique. Il s’agit soit d’entrevoir l’histoire d’un espace précis (une forêt, un parc) ou de grandes réalisations (la formation du réseau de chemin de fer) dans la continuité de leur évolution, soit d’éclairer un aspect particulier de cette histoire.
Quant à l’aménagement des villes ou à celui des grands espaces naturels tels que la forêt de Saint-Germain, ce Cahiers nous permettra de mieux comprendre comment le dessein de l’aménageur se traduit dans le dessin cartographique.
Les territoires, les aléas de l’histoire, les aménagements apparaissent, souvent, plus clairement que sur une photographie, à celui qui sait lire ou qui veut lire, le cartographe choisit ce qui sera figuré.

Les cartes permettent de (ré)concilier l’archéologue et l’urbaniste, l’historien et le visionnaire de la cité de demain

Il appartient aux responsables en connaissance de cause, de respecter de grands équilibres que l’histoire a maintenus : à eux de préserver, au moment où de nouveaux équipements s’imposent, les strates de notre mémoire enfouies dans le sol et  dans les aménagements antérieurs. Les cartes permettent, ainsi de (ré)concilier l’archéologue et l’urbaniste, l’historien et le visionnaire de la cité de demain.
L’aménagement est, en principe, appréhendé à travers ses grandes réalisations dont certaines d’ailleurs, deux ou trois siècles après leur mise en chantier sont encore en cours de gestation ou de réalisation. On parle ainsi d’aménagement des villes nouvelles, des cœurs de cités anciennes, de réalisation des grandes infrastructures routières, fluviales, ferroviaires.
Ce Cahiers nous offre une autre approche : à travers le temps et les marques qu’ont laissées les hommes dans l’espace mais surtout, car le matériau est plus facile à analyser, sur le papier, c’est-à-dire à travers les différents documents de référence.

Les cartes, plans et cadastres anciens sont riches d’enseignement à la fois par ce qu’ils disent, par ce qu’ils taisent, mais aussi par ce qu’ils suggèrent

Nous courons au long de ces pages après ce qu’il conviendrait d’appeler les sciences auxiliaires de l’aménagement c’est-à-dire toute science qui éclaire d’un jour nouveau, voire original, l’histoire sociale. Les cartes, plans et cadastres anciens sont riches d’enseignement à la fois par ce qu’ils disent, par ce qu’ils taisent, mais aussi par ce qu’ils suggèrent. Leur étude sur trois siècles apporte beaucoup à la compréhension de notre espace régional. Bien sûr, pour apprécier comment nos anciens l’appréhendaient, mais encore plus pour comprendre les logiques qui ont été à la base de leurs projets d’aménagement.
En effet, il n’est pas neutre de donner priorité aux territoires de chasse, aux routes, voire à la représentation des cultures. Ces préoccupations mises en avant se retrouvent de différentes manières dans le développement de l’aménagement et peuvent nous aider à mieux l’apprécier à sa juste valeur peut être même à nous éviter de commettre certaines erreurs.

Au-delà de leur diversité, tous les articles qui composent ce numéro 120 se complètent. Le fil directeur se situe dans la grande sagesse des siècles qui nous rappellent que quelle que soit la grandeur du projet humain l’aménageur ne part pas d’une feuille blanche, mais d’un cahier aux pages denses et serrées, véritable cahier des charges, aux premières lignes posées par la nature avant d’être écrites par les générations qui nous ont précédés.

Cette étude est reliée aux catégories suivantes :
Aménagement et territoires | Aménagement | Paysage | Information géographique et 3D | Planification


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