Les étudiants étrangers

Dans l'enseignement supérieur en Île-de-France

28 février 2017Corinne de Berny Riche

En 2014, la France est le quatrième pays d’accueil des étudiants en mobilité diplômante dans le monde et le premier des pays non anglophones, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie . C’est vers l’Île-de-France que beaucoup se dirigent : plus de 100 000 étudiants étrangers sont inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur francilien, représentant 35 % des étudiants de nationalité étrangère recensés dans le pays. Cependant, le poids de la région a baissé depuis 10 ans.

Ce public est composite : 20 à 30 % sont des jeunes entrés en France plusieurs années avant de poursuivre des études supérieures, 20 à 30 % sont venus accomplir en France la totalité de leurs études supérieures, et 46 % sont en mobilité de durée plus courte, le plus souvent hors programme spécifique. Leurs origines géographiques restent stables, avec une part importante d’étudiants originaires d’Afrique (40 %). Les pays européens fournissent le second plus gros contingent, devant l’Asie et l’Amérique.

La majorité des étudiants de nationalité étrangère sont durablement installés dans la région, en faisant le choix d’études longues. Leur part s’accroît d’ailleurs très sensiblement avec le niveau d’études : s’ils ne représentent que 8% des étudiants de premier cycle, leur part passe à 18% dans le deuxième cycle et 39% en doctorat. En outre, plus de la moitié (57 %) pensent trouver leur premier emploi en Île-de-France.

Les étudiants de nationalité étrangère utilisent plus fréquemment que les français les services proposés par les CROUS et les établissements en matière de restauration, de bibliothèques, de services de santé ou culturels. En revanche, ils se sentent moins intégrés au groupe de leur formation ou à la vie de leur établissement. Trouver un logement indépendant est aussi plus difficile, notamment en raison des cautionnements ou garanties exigées sur le marché locatif privé. Par comparaison aux étudiants français, ils optent plus souvent pour la colocation. Beaucoup exercent une activité rémunérée en parallèle à leurs études, souvent jugée indispensable pour équilibrer leur budget.

Classée ville préférée des étudiants depuis 2014 dans le classement international des meilleures villes étudiantes, Paris concentre 55 % des étudiants de nationalité étrangère inscrits en Île-de-France. En revanche, ils ne sont que 42 % à y résider.

 

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