Pôles d’échanges multimodaux sur voies rapides

Étude d’opportunité sur le territoire francilien

31 mai 2018ContactMireille Bouleau

L’automobile reste un mode de déplacement majeur pour les Franciliens avec plus de 15,5 millions de déplacements quotidiens, soit près de 38 % des déplacements. Par ailleurs, la voiture reste un mode de déplacement majoritairement individuel, avec seulement 1,06 occupant à bord en moyenne pour les déplacements domicile-travail.

L’Île-de-France dispose d’un réseau de voies rapides exceptionnel par la finesse de son maillage. Optimiser l’usage du réseau magistral en augmentant le nombre de passagers par véhicule est un enjeu majeur, en développant par exemple les bus express et le covoiturage. En zone périurbaine et rurale, ce réseau routier permet de desservir des zones éloignées de toutes lignes ferrées et d’assurer des liaisons complémentaires. En zone dense et en frange d’agglomération, le réseau routier structurant, globalement saturé notamment aux heures de pointe, connaîtra vraisemblablement une demande croissante.

Un plan régional devrait prochainement voir le jour dans le cadre du Grand Paris des bus. Plusieurs lignes express existantes vont ainsi être renforcées et six nouvelles lignes doivent être crées. Par ailleurs, plusieurs voies dédiées sont progressivement mises en place, notamment aux heures de pointe sur les tronçons les plus congestionnés. Parallèlement, la Région encourage le covoiturage, en participant notamment au financement d’aires dédiées et en subventionnant les plateformes privées de mise en relation. 

La « gare autoroutière » ou « pôle multimodal sur voie rapide » de Briis-sous-Forges dans l’Essonne, unique en France et même en Europe, ou celle plus classique de Longvilliers dans les Yvelines ou même la station multimodale de Pézarches en Seine-et-Marne (qui n’est pas sur voie rapide), sont des équipements particulièrement innovants en milieu périurbain ou rural autres que des gares ferroviaires. Ils permettent d’éviter les détours en centre-ville et d’offrir aux usagers des stationnements sécurisés et divers services. Ces pôles pourraient également être un arrêt pour les liaisons interurbaines par autocar. 

La présente étude, lancée à l’initiative du conseil départemental de l’Essonne, vise à déterminer les sites franciliens où un pôle multimodal de ce type pourrait être opportun : 18 sites précisément localisés auxquels s’ajoutent 4 « zones » au sein desquelles plusieurs sites potentiels pourraient être pertinents : sur la RN20, l’A6, l’A5 et entre l’A104 et la RN3. Certains sites présentent une opportunité à court terme, car ils sont d’ores et déjà traversés par une ligne de bus express. D’autres visent des intérêts à plus long terme, car leur pertinence se trouve conditionnée par la mise place de lignes de bus express actuellement inexistantes. C’est le cas des sites du Coudray-Montceaux, Tigéry, Vaudoy et Survilliers, de la zone située sur l’A6 entre St-Germain-sur-Ecole et Arbonne-la-Forêt, sur l’A5 entre Les Ecrennes et Crisenoy, et enfin, sur la RN20 entre Tournan et Vaudoy.

Cette étude est reliée aux catégories suivantes : Déplacements , Mobilité et transports