Victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France

Tome 1 : disparités selon les catégories de populations (enquête 2015)

22 mars 2017ContactHélène Heurtel

La huitième enquête « victimation & sentiment d'insécurité en Île-de-France » a eu lieu début 2015 auprès d'environ 10 500 Franciliens âgés de 15 ans et plus, représentatifs de la population régionale par département. Reconduite tous les deux ans depuis 2001, elle a pour vocation d'alimenter la connaissance sur les conditions de vie des Franciliens. Elle apporte ainsi, aux acteurs concernés, des éclairages précieux sur les caractéristiques propres à certains territoires (région, départements, parc social...) ou populations (hommes, femmes, jeunes...).

Les enseignements qui en ressortent permettent en effet de cibler les besoins et les attentes des Franciliens. Et il s'avère particulièrement utile de tenir compte de facteurs tels que le sexe et l'âge. Rien que pour les principaux indicateurs de suivi de l'insécurité, l'enquête de 2015 met en avant des écarts saisissants. C'est le cas du sentiment de sécurité, deux fois moins répandu chez les femmes (30,3 % des Franciliennes interrogées se sentent en sécurité contre 60,7 % des hommes), ou encore des atteintes personnelles, plus fréquentes chez elles (21,5 % ont été personnellement victimes de vols ou d'agressions au cours des trois années précédentes contre 16,9 % des hommes). Les jeunes ne sont pas en reste. Les Franciliens âgés de 15 à 29 ans sont en effet surexposés aux atteintes personnelles (27,9 % contre 16,4 % des 30 ans et plus).
Des disparités entre territoires ressortent aussi et interpellent. Elles feront l'objet d'un second volet de l'étude et présentées prochainement dans le tome 2.

Ressources

Au total, 10 512 Franciliens âgés d’au moins 15 ans ont été interrogés au titre de l’enquête de 2015. D’un point de vue territorial, l’échantillon couvre 716 communes sur les 1 280 que compte la région ainsi que les 20 arrondissements parisiens.
Si, tous lieux confondus, les Franciliens ne sont pas plus enclins à avoir peur en 2015 que deux ans plus tôt, le détail met néanmoins en évidence des évolutions différentes selon les types d’espaces.
En matière d’atteintes personnelles, les femmes restent plus victimes : 21,5 % déclarent avoir subi au moins un vol ou une agression en 2012, 2013 ou 2014 contre 16,9 % des hommes.

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