Dossier précarité énergétique

15 février 2018Contact

D'après la dernière Enquête nationale logement, en 2013, 727 200 ménages franciliens (soit 1 735 900 personnes) déclaraient avoir « souffert du froid au cours de l’hiver précédent pendant au moins 24 heures » en raison d’un équipement insuffisant, d’une limitation du chauffage en raison de son coût ou de la mauvaise isolation du logement.

La précarité énergétique touche de nombreux Franciliens qui peuvent être plus ou moins exposés selon le type d’habitat, le mode de chauffage, l’époque de construction et le niveau de leurs revenus. Nous avons ici sélectionné nos principales productions sur le sujet.

La précarité énergétique, c'est quoi ?

C’est dans les années 1970, au Royaume-Uni, qu’apparaît la notion de fuel poverty, portée par des associations souhaitant alerter les pouvoirs publics sur les conséquences sanitaires de la précarité énergétique et sur le lien entre la mauvaise qualité du logement et les risques de mortalité. En 1991, l’ouvrage de référence Fuel Poverty, de Brenda Boardman, établit un indicateur de précarité énergétique : est concerné un ménage qui devrait consacrer plus de 10 % de son revenu disponible aux dépenses d’énergie pour se chauffer, s’éclairer, équiper son logement selon les standards de confort minimaux.

En France, l’année 2007 marque l’émergence de la « précarité énergétique » dans la littérature scientifique et principalement dans les travaux d’Isolde Devalière qui la définit comme « l’imbrication d’une situation sociale et économique fragile, d’un logement insalubre (ou de mauvaise qualité thermique) et d’un accès à l’énergie problématique, dans un contexte de crise du logement » . En 2010, la précarité énergétique est définie de manière officielle par la loi du 12 juillet, dit Grenelle 2.

Cartographie interactive

Énergif ROSE est une application de visualisation cartographique et de mise à disposition des données du Réseau d'Observation Statistique de l'Énergie et des émissions de gaz à effet de serre en Île-de-France (ROSE).
Cet outil rassemble des données de référence sur l’énergie mises à disposition par le ROSE qui permettent de comprendre et de suivre annuellement les spécificités territoriales au sein de la région Île-de-France, en particulier, pour ce qui concerne les consommations énergétiques par secteur d’activités économiques ; la production locale d’énergie (énergies renouvelables et de récupération, extraction d’énergies fossiles) ; les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'inventaire AIRPARIF.