Enquête victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France

Lancement de la 9e édition

02 janvier 2017

L'Enquête victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France est pilotée par la Mission Prévention Sécurité (MPS), un service de l’IAU île-de-France qui a pour rôle d’apporter une expertise fiable en matière de prévention et de tranquillité publique. Les études menées par la MPS servent à mieux connaître les phénomènes d’insécurité sur le territoire régional et à adapter, ainsi, les politiques publiques qui portent sur les questions de sécurité. En 2017, c’est l’institut Kantar Sofres qui a été retenu aux termes d’un appel d’offre ouvert pour porter cette 9e édition.

Lettre type d'information pour les enquêtées.

L’enquête : un outil financé par la Région

L’enquête de victimation est financée depuis 2001 par la Région Île-de-France. Elle s’avère être un outil essentiel de connaissance des conditions de vie des Franciliens, y compris en matière de sécurité. Elle vient compléter les sources de données déjà disponibles sur la délinquance, telles que la statistique officielle qui ne s’intéresse qu’aux actes de délinquance enregistrés par la police nationale et la gendarmerie nationale. Ces bases n’apportent qu’une vision limitée des phénomènes touchant les habitants, ne serait-ce que de par leur mode de recueil, les problèmes abordés, etc. En interrogeant l’ensemble de la population, l’enquête « victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France » fournit un éclairage précieux sur l’insécurité vécue et/ou ressentie par les Franciliens. Renouvelée tous les deux ans, elle sert aussi de baromètre grâce au suivi dans le temps d’un certain nombre d’indicateurs relatifs aux atteintes subies et au sentiment d’insécurité des habitants. Aujourd’hui, nous sommes en train de réaliser la neuvième enquête.

En quoi consiste-t-elle ?

Elle consiste à interroger un échantillon de Franciliens, âgés de 15 ans et plus vivant en ménage, représentatif de la population francilienne. En interrogeant près de 10 500 personnes à chaque fois, l’enquête permet d’obtenir des résultats précis, même à l’échelle des départements. Le questionnaire comporte plusieurs parties portant sur les caractéristiques des personnes interrogées :

  • ses caractéristiques socio-démographiques (âge, genre, …) ;
  • les caractéristiques de l’habitat, du quartier ;
  • son opinion sur son cadre de vie, sa vision de la société…

Concernant les questions sur l’insécurité, elles sont abordées au travers de 2 types d’indicateurs :

  • le sentiment d’insécurité (qui distingue la préoccupation « sécuritaire » – préoccupation sociale – des peurs personnelles d’être agressé ou volé en différents lieux) ;
  • les victimations subies au cours des trois années précédant celle de l’enquête : elles sont au nombre de 9 (4 concernent directement l’enquêté – les vols sans violence, les agressions tout venant, les agressions sexuelles et les agressions par des proches – et 5 visent plus généralement son ménage – les vols de voitures, les vols à la roulotte, les dégradations ou destructions de véhicules, les vols de 2 roues et les cambriolages). En cas de multivictimation, seule la dernière est détaillée dans l’enquête (les circonstances et conséquences de cet événement, les recours éventuellement mobilisés, la manière dont la victime a vécu les faits), les autres sont seulement comptabilisées.

Quelle est son utilité ?

  • D’estimer la proportion de Franciliens qui se sentent en insécurité et qui sont victimes d’actes de délinquance, même lorsque les faits n’ont pas été signalés aux autorités (absence de dépôt de plainte).
  • De caractériser les victimes et les différentes natures de faits grâce au témoignage des victimes : moment, lieu, gravité, conséquences, recours mobilisés…
  • De caractériser les personnes qui se sentent en insécurité.

Pour conclure…

Par son ancienneté, par sa constance (questionnaire et mode de recueil presque inchangés depuis la première enquête), par la taille et la représentativité de son échantillon, cette enquête fait référence. Elle constitue une aide précieuse pour la conduite des politiques régionales de sécurité en apportant des éclairages inédits sur les victimes d’agressions ou de vols, sur les peurs, sur l’insécurité dans les transports en commun, dans les quartiers. C’est pourquoi il importe de la reconduire périodiquement afin de prendre en compte les évolutions de l’insécurité en Île-de-France. À titre d’exemple, deux politiques régionales découlent directement des résultats de l’enquête de victimation :

  • la mise en place des bornes d’appel sur les quais de gares ;
  • la création de bureau d’accueil des victimes dans les commissariats et les gendarmeries.

Études et publications