Un doctorant accompagné par L'Institut Paris Region reçoit le prix de l'école doctorale "Villes Territoires Transports"

Interviews croisées de Nicolas Raimbault et Lydia Mykolenko   Sommaire

03 octobre 2016

Nicolas Raimbault, actuellement chercheur post doctorant, a reçu le prix de l’école doctorale "Villes Territoires Transports" de l’université Paris Est en 2015 pour sa thèse « Gouverner le développement logistique de la métropole : périurbanisation, planification et compétition métropolitaine. Le cas du Bassin parisien et éclairages étrangers ». Réalisée sous la direction d’Antoine Fremont, Directeur de recherche (IFSTTAR-AME/SPLOTT), cette thèse a été cofinancée par L'Institut Paris Region dans le cadre d’une allocation CIFRE.

Lydia Mykolenko, géographe au département Mobilité et Transports à L'Institut Paris Region, a encadré le travail de Nicolas Raimbault lorsqu'il était doctorant en CIFRE à L'Institut Paris Region, entre 2010 et 2013.

BG : Que vous a  apporté, en tant que doctorant, le partenariat avec L'Institut Paris Region dans le cadre de votre thèse CIFRE ?

N.R. : Près de deux ans après avoir soutenu ma thèse, je pense que le partenariat avec L'Institut Paris Region s’est révélé décisif à plusieurs titres. Tout d’abord, mon travail à L'Institut Paris Region m’a permis de rentrer très vite en contact avec mon objet de recherche, le monde du transport et de la logistique en Île-de-France. En effet, le fait d’être entouré de spécialistes de ce champ, mon encadrante, Lydia Mykolenko, ainsi que Corinne Ropital et Robert Allio, m’a donné un aperçu complémentaire de la logistique, peut-être plus concret, que celui que j’ai eu à travers mes encadrants académiques et mon laboratoire. Je pense en particulier aux visites de site que nous avons effectuées ensemble. Par ailleurs, les missions qui m’ont été confiés à L'Institut Paris Region ont été autant d’occasions d’observation participante, notamment au sujet des politiques régionales et interrégionales sur le fret et la logistique, qui ont directement nourri le cœur de mon travail. De plus, au-delà de la question du transport, je retiens aussi que L'Institut Paris Region m’a offert une fenêtre particulièrement efficace sur mon principal terrain de recherche, l’Île-de-France.

J’ai ainsi pu bénéficier des nombreux outils à disposition pour affiner ma connaissance de la région parisienne et effectuer une veille de son actualité. Enfin, mes encadrants et collègues de L'Institut Paris Region ont aussi été des lecteurs particulièrement précieux de mes travaux. En particulier l’écriture de "notes rapides" a été l’occasion de tester et de clarifier mes principaux résultats et idées.

Pour résumer, je dirais plus généralement que L'Institut Paris Region constitue un environnement de choix pour mener un travail de thèse sur l’Île-de-France, par les possibilités d’échanges avec des spécialistes qu’il offre, par les nombreux outils à disposition et grâce à son atmosphère propice à l’approfondissement des études.

 

BG : Quelles ont été les activités de Nicolas Raimbault à L'Institut Paris Region ? Quel a été, pour le département Mobilité, les apports de ce travail de thèse?

L.M : Nicolas a étudié le  rôle des grandes plates-formes logistiques d'entrée dans la métropole francilienne et le rôle d'aménageur des collectivités territoriales par rapport à ces grandes plates-formes. Sa recherche s’est intéressée aux impacts territoriaux de ces plates-formes pour la métropole et aux ressorts des logiques d'acceptabilité ou de rejet de ces équipements par les habitants. Dans le cadre des travaux pour la Conférence permanente de Présidents des régions du Bassin parisien, il a aussi réalisé, parmi bien d’autres activités, une analyse des plates-formes logistiques existantes et en projet afin d’identifier celles qui pourraient mailler, et ainsi valoriser, le projet de « maillon ouest » à l’échelle du bassin parisien.

Entre 2010 et 2013, les trois principaux axes d’investigation du département Mobilité de L'Institut Paris Region portaient sur :

  • la faisabilité d’un schéma régional de la logistique ;
  • la révision du PDU de l'Ile de France dans sa dimension marchandises, ce qui pose la question de l’articulation des entrepôts de logistique urbaine avec les plates-formes régionales ;
  • et enfin l'étude du « maillon ouest » pour les flux de marchandises à l’échelle du Bassin parisien.

La convergence avec la problématique de la thèse était donc optimale : L'Institut Paris Region a fourni le « terrain », le champ d’application et l’encadrement. En retour, la recherche de Nicolas nous a offert un point de vue théorique et comparatif sur les questions d'aménagement dans le domaine logistique. Elle a aussi débouché sur la publication, sous le timbre L'Institut Paris Region, d’un ensemble de notes rapides sur la logistique en Ile-de-France.

Propos recueillis par Brigitte Guigou, chargée de mission formation et partenariat recherche